UNAF - Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental : La dépendance aux métaux stratégiques : quelles solutions pour l’économie ? - Demain la finance durable : comment accélérer la mutation vers plus de responsabilité sociale et environnementale ?

Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental : La dépendance aux métaux stratégiques : quelles solutions pour l’économie ? - Demain la finance durable : comment accélérer la mutation vers plus de responsabilité sociale et environnementale ?


31/01/2019

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L’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental, s’est tenue les 22 et 23 janvier derniers. A l’ordre du jour de la session étaient inscrites les questions suivantes :
• La dépendance aux métaux stratégiques : quelles solutions pour l’économie ?
• Demain la finance durable : comment accélérer la mutation vers plus de responsabilité sociale et environnementale ?

DECLARATIONS ECRITES DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel) La dépendance aux métaux stratégiques : quelles solutions pour l’économie ?

Les 17 préconisations du présent avis sont autant d’arguments ou d’opportunités pour une nécessaire transition vers des systèmes de production plus durables avec une moindre consommation de matières premières. La dépendance aux métaux stratégiques impose un regard systémique où l’économie et l’environnement doivent être réfléchis de façon globale et interactive.

Du point de vue des consommateurs que sont les familles, le présent avis retient l’intérêt du Groupe de l’UNAF notamment dans sa dimension relative à l’économie circulaire. Les deux volets que sont la sensibilisation des consommateurs à l’impact matières mais aussi la normalisation et le contrôle pour favoriser l’économie circulaire doivent être encouragés et intensifiés.

En septembre dernier, l’ADEME a passé au peigne fin le cycle de vie de 45 objets et équipements de notre quotidien comme l’ordinateur, la tablette mais aussi le réfrigérateur ou le congélateur, les habits ou les meubles. Ces données nouvelles nous permettent de connaître le bilan carbone mais aussi le poids total de matières premières utilisées pour la production de chaque objet. Au-delà des données assez édifiantes sur les matières premières extraites, la pédagogie opérée s’attarde sur nos façons d’être pour limiter et réduire cette consommation exponentielle de matières dont les métaux stratégiques. Cette sensibilisation doit être systématisée et l’affichage environnemental doit intégrer cette dimension de la quantité de matières introduite dans tout le cycle de vie d’un produit.

Le Groupe de l’UNAF soutient la préconisation sur la normalisation visant à augmenter la durée de garantie légale en la portant soit à 5 ans, soit à la durée de vie moyenne des produits. A l’appui d’une telle évolution, c’est une révolution qui est engagée en remettant à l’ordre du jour les questions de réparabilité et la mise à disposition de pièces de rechange.

Enfin, la préconisation appelant à une plus grande vigilance des pays européens et à un meilleur contrôle des flux entrants et sortants de déchets en prévoyant des sanctions en cas d’abus doit être mise en œuvre rapidement. Espérons que la décision récente de la Chine de ne plus recevoir nos déchets aura pour effet à court terme d’inciter les gouvernements à adopter des politiques nationales de recyclage plus ambitieuses, les industriels à investir dans la recherche et dans la technologie et les consommateurs à mieux maîtriser leur production de déchets.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

Demain la finance durable : comment accélérer la mutation vers plus de responsabilité sociale et environnementale ?

Devant les participants à la COP24 en décembre dernier, le comité permanent des finances de la convention-cadre confirme une hausse globale des flux financiers pour le climat, de 17 % sur la période 2015-2016 par rapport aux années 2013-2014. Mais saluant les 681 milliards de dollars comptabilisés en 2016 au titre des finances climat, Patricia Espinosa, la secrétaire exécutive de la convention-cadre, alerte sur les 742 milliards investis la même année dans les énergies fossiles. La diplomate en appelle à la responsabilité des acteurs financiers qui « ne doivent plus soutenir les projets fortement émetteurs de gaz à effet de serre ». Voilà résumé en quelques chiffres, l’état de la finance durable mondiale.

Le présent avis préfère voir le verre à moitié plein et insister sur la compréhension aujourd’hui largement répandue de la nécessaire mobilisation de la finance pour la transition vers une économie verte et décarbonée. Il reste toutefois encore à actionner plusieurs leviers pour réellement inverser la tendance et permettre une mobilisation massive des flux financiers et répondre ainsi aux urgences environnementales et sociales auxquelles nous sommes confrontés.

Parmi les 14 préconisations visant à l’accélération de la trajectoire d’augmentation des produits financiers labellisés ISR, le Groupe de l’UNAF retient particulièrement trois d’entre elles dans leur proximité avec l’action des familles dans cette mobilisation collective.

Ainsi les préconisations 8, 9 et 10 ouvrent des pistes aux familles pour donner du sens à leur épargne et placements financiers. La finance durable ne doit pas rester l’affaire des grands investisseurs institutionnels mais doit devenir celle de tous les citoyens. Pour ce faire, le Groupe de l’UNAF est favorable à ce que l’épargne populaire au travers de la réforme du Livret de développement durable et solidaire puisse exclusivement être versée à des fonds labellisés ISR. Une rémunération augmentée par le biais des aides publiques serait un plus pour les familles.
L’épargne des ménages, notamment l’assurance vie avec 1 704 milliards d’euros d’encours à fin 2018, est aussi un levier important. Le Groupe de l’UNAF partage la nécessité d’étudier une graduation des avantages fiscaux en fonction de la labellisation des différents produits d’épargne.

Enfin, le Groupe de l’UNAF est favorable à ce que les partenaires sociaux, qui gèrent les régimes obligatoires complémentaires et supplémentaires, puissent investir leurs fonds de réserve dans des fonds labellisés ISR (investissement socialement responsable).

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard unaf.fr

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