UNAF - L’UNAF rencontre le nouveau secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance, Adrien TAQUET

L’UNAF rencontre le nouveau secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance, Adrien TAQUET


14/02/2019

Illustration article

La Présidente de l’UNAF, Marie-Andrée BLANC, et Guillemette LENEVEU, Directrice Générale, ont rencontré le mercredi 6 février dernier, le nouveau secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance, Adrien TAQUET. Il était accompagné de sa Directrice de Cabinet, Aude MUSCATELLI. Assistait aussi à l’entretien, David PIOLI, Coordonnateur du pôle « Droit de la Famille - Parentalité - Protection de l’enfance ».

Parmi les sujet évoqués :

• l’aide à la gestion du budget familial dans l’intérêt de l’enfant (AESF / MJAGBF),
• le lien entre pauvreté, logement et protection de l’enfant ;
• la prévention précoce pendant la grossesse et à la sortie de la maternité ;
• l’importance du travail avec la famille durant la période de placement de l’enfant ;
• les propositions de l’UNAF relativement aux fins de mesures de placements à la majorité. En rappel, la contribution de l’UNAF dans la concertation de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des adolescents (+ Lire)

Le Secrétaire d’Etat a souhaité par ailleurs, entendre la position de l’UNAF sur l’adoption, l’acquisition du statut de pupille de l’Etat mais aussi connaître sa position et les actions menées par l’UNAF en matière de :

  • protection des mineurs face aux risques des écrans (contenus violents et inappropriés, exposition précoce, consommation excessive) : pour l’UNAF, il est nécessaire de replacer le rôle de chacun dans la mission de protection : parents, pouvoirs publics et professionnels…
  • lutte contre l’accès aux contenus pornographiques : l’UNAF a rappelé sa participation au groupe de travail piloté par la DGCS sur la mise en place d’une Charte associant les Pouvoirs publics, les associations et les acteurs économiques. Pour l’UNAF, la protection des mineurs face aux contenus pornographiques ne peut pas reposer que sur des engagements, il convient aussi de poursuivre les réflexions quant à l’évolution de la loi et sur le déploiement de solutions technologiques notamment sur l’authentification de l’âge en préservant l’anonymat.

Enfin, cet entretien a aussi été pour l’UNAF, l’occasion de présenter le réseau des UDAF, présent sur l’ensemble du territoire national qui offre d’ores et déjà aux familles un large éventail d’actions et de dispositifs de soutien aux parents et aux enfants.

Ainsi, l’UNAF a t-elle pu rappeler que :

  • 79 UDAF gèrent un service « Délégué aux prestations familiales » (DPF), mettant en œuvre la mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial (MJAGBF) ;
  • 12 UDAF mettent en œuvre l’AESF (le pendant administratif de la MJAGBF, sans gestion des prestations familiales par un tiers) ;
  • 5 UDAF mettent en œuvre l’AED ou l’AEMO ;
  • 57 UDAF exercent des mandats d’administration ad hoc pour mineurs.

L’UNAF a également alerté Adrien Taquet sur les très importantes difficultés de financement concernant :
• l’exercice du mandat d’administration ad hoc pour les mineurs ;
• les espaces de rencontre qui figurent pourtant dans la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Enfin, l’UNAF a abordé la question de la Mesure Judiciaire d’Aide à la Gestion du Budget Familial (MJAGBF), trop méconnue, peu utilisée par les travailleurs sociaux et les magistrats alors que son efficacité et son efficience sont pourtant établies (elle est moins coûteuse que les autres mesures liées à la protection de l’enfance).
Le Secrétaire d’Etat a fait part de son extrême intérêt vis-à-vis de ce dispositif.

Haut de page