UNAF - L’Unaf et France Assos santé auditionnées par la MECSS sur la chirurgie ambulatoire

L’Unaf et France Assos santé auditionnées par la MECSS sur la chirurgie ambulatoire


27/05/2019

L’Unaf, représentée par Nicolas BRUN, coordonnateur du pôle protection sociale et santé et Alexis VERVIALLE, chargé de mission offre de soins de France Assos santé, ont été auditionnés par la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) sur la chirurgie ambulatoire (hospitalisation de moins de 12 heures sans hébergement de nuit).

Les rapporteurs de cette mission étaient Nadia RAMASSAMY, députée de la 6e circonscription de La Réunion & Présidente de l’Intergroupe parlementaire des Outre-mer et Marc DELATTE, député de la 4e circonscription de l’Aisne. Assistait également à l’audition, Annie VIDAL, Députée de la Seine-Maritime (2e circonscription).

Au cours de cette audition, l’Unaf et France Assos Santé ont rappelé l’intérêt pour les patients et les familles de développer la chirurgie ambulatoire dans notre pays. Ceci répond à une demande sociétale, puisque la population souhaite, le plus souvent, rester le moins longtemps possible à l’hôpital.

Par ailleurs, différentes études ont montré que ce type de chirurgie permettait de diminuer sensiblement les risques d’infections nosocomiales.

D’un point de vue collectif, cette prise en charge implique de repenser totalement les organisations et les modalités de coopération entre les différents acteurs du soin. En effet, la chirurgie ambulatoire nécessite que soient précisément décrites les modalités, en amont, pendant et en aval de la prise en charge. En ce sens, cette organisation doit suivre les recommandations organisationnelles de la chirurgie ambulatoire faites par la Haute Autorité de Santé.

L’Unaf et France Assos santé ont néanmoins soulevé quelques points de vigilances. Ainsi, lors d’un séminaire organisé par France Assos Santé, auquel participait l’Unaf, il était apparu que si les personnes étaient conscientes de l’aspect positif de cette prise en charge (passage court à l’hôpital qui facilite l’organisation de la vie quotidienne, sécurité des soins avec moins de risques d’infections nosocomiales ou de phlébites ; moindre coût pour la collectivité…), des critiques sont apparues (information soit insuffisante, soit inadaptée et pas toujours communiquée au bon moment ; craintes en cas de complications survenues après le retour à domicile ; pas d’information sur la démarche à suivre en cas de problème ; sorties tardives notamment en zone rurale ; manque de repères sur les signes avant-coureur d’une éventuelle aggravation…).

L’Unaf et France Assos ont rappelé qu’il était absolument nécessaire que ces points trouvent des réponses, d’autant plus qu’une enquête de 2018 de la HAS « E-satis sur la chirurgie ambulatoire » recoupe les éléments exprimés au cours du séminaire. C’est ainsi que :

  • 1 patient sur 4 (25%) n’a reçu aucune information sur les signes ou complications devant l’amener à recontacter l’établissement en urgence ;
  • 30 % des patients n’ont pas reçu de numéro de téléphone ;
  • 50 % des patients n’ont pas été recontactés entre J+1 et /J+3 ;
  • 40 % des patients n’ont pas reçu de prescription de médicament pour soulager la douleur avant leur opération ;
  • 28 % des patients n’ont pas reçu de document à leur sortie contenant des informations sur l’acte effectué ce qui peut poser le sujet de la continuité de la prise en charge.

Lors de l’audition a été également abordé le fait d’être attentif à ce qu’il n’y ait pas un transfert de responsabilité et de charge des professionnels vers les patients et leurs proches.

Les questions concernant : la mobilité, la coordination ville/hôpital, le rôle des nouvelles technologies, le financement à la qualité, le développement des hôtels hospitaliers ont également été discutées.

@ : nbrun unaf.fr

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