UNAF - Remise du premier rapport du Haut Conseil pour le Climat (HCC), le 25 juin, à Edouard Philippe : « le compte n’y est pas ! »

Remise du premier rapport du Haut Conseil pour le Climat (HCC), le 25 juin, à Edouard Philippe : « le compte n’y est pas ! »


02/07/2019

Le rapport d’évaluation de l’action de la France en matière de lutte contre le dérèglement climatique par le Haut Conseil pour le Climat, remis le 25 juin au premier ministre, Edouard PHILIPPE, est sans appel : les objectifs environnementaux affichés par la France pour la transition écologique et énergétique ne seront pas atteints si les trajectoires actuelles cumulent autant de retards.

Malgré des objectifs fixés ambitieux, notamment au regard de l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 (inscrite dans le projet de loi énergie-climat en cours d’examen à l’Assemblée), le manque de moyens alloués et une sensibilisation de la société qui n’est pas à l’échelle des enjeux, font que la transformation de l’économie est insuffisante. Et une autre conséquence visible est le passage d’épisodes de canicules qui frappent notre pays plus fréquemment.

Rappelons que le Haut Conseil pour le Climat est une instance indépendante mise en place en pleine crise des « gilets jaunes », le 27 novembre dernier par Emmanuel MACRON. Il est composé de 11 membres, scientifiques et experts reconnus dans leur domaine de compétences. Il est doté d’un budget annuel de 1,2 million d’euros.

Le HCC reconnaît que des efforts ont été entrepris mais il faudrait les tripler. Le secteur de la mobilité et du logement émettent à eux seuls 50% des GES et là aussi les mauvais résultats s’accumulent ainsi que les contreperformances : citons à titre d’exemples l’absence du report modal de la voiture sur le rail, le manque de transports en commun ou de mobilités actives, le retard dans la mise en production de véhicules à faibles émissions (hybrides, hydrogène, électriques, …) et la rénovation thermique des logements en location dans le parc privé dits « passoires thermiques » qui contraint ses occupants à la précarité énergétique.

Pour l’Unaf, il est important que l’action publique s’appuie sur les recommandations des scientifiques, que la baisse des émissions repose sur un changement de comportements qui nécessite beaucoup de pédagogie positive, et que la recherche, notamment en termes de mobilité propre, doit pouvoir proposer des solutions rapidement. 2050 n’est pas si loin, il y a jusqu’en 2030 une période de réduction des GES mais après, un monde bas carbone doit pouvoir émerger avec des innovations bénéfiques pour le climat, la santé, l’économie, le social avec la création de nouveaux emplois et la préservation des services rendus par les éco-systèmes.

Le réseau Unaf-Udaf-Uraf est au cœur de ces transformations pour les familles actuelles et les générations futures. Son rôle, ses missions et les services rendus aux plus près des familles sur tous les territoires lui permettent de relever l’ensemble des défis du 21 siècle dont le défi climatique et énergétique.

La neutralité carbone correspond à « une division par six des émissions de gaz à effet de serre du pays d’ici 2050 par rapport à 1990 » et se définit selon l’article 4 de l’accord de Paris sur le climat « comme un équilibre entre les émissions et les absorptions anthropiques de gaz à effet de serre sur le territoire national » sans l’utilisation de crédits internationaux de compensation carbone.

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@ : ssitbon unaf.fr

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