UNAF - Le Conseil économique, social et environnemental : L’économie du sport - Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne

Le Conseil économique, social et environnemental : L’économie du sport - Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne


19/07/2019

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Le Conseil économique, social et environnemental s’est réuni en assemblée plénière les 9 et 10 juillet derniers. Deux questions étaient inscrites à l’ordre du jour : L’économie du sport - Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne.

L’économie du sport

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

Le sport est un outil national de rayonnement international. Il participe au développement économique, il est vecteur de croissance. Sans être un levier fondamental, il est un levier d’importance que nous aurions tort de négliger pour la création de richesses mais aussi et surtout pour les avantages annexes qu’il procure. L’attitude à l’égard du sport doit évoluer de telle sorte que cet enjeu bien réel pour notre économie et notre influence soit porté et maîtrisé. Les acteurs publics opérant sur ce sujet doivent agir rassemblés pour entrainer les acteurs privés associatifs ou économiques et ainsi former une véritable « Équipe France ». L’avis formule 11 préconisations pour y parvenir.

Le Groupe de l’UNAF retient avec intérêt quelques-unes d’entre elles dans leur proximité avec les intérêts des familles, le développement du sport-santé comme celui du bénévolat.

La préconisation 4, qui appelle à un renforcement de l’échelon intercommunal comme échelon permettant de mutualiser les équipements, nous semble particulièrement pertinente pour encourager un usage polyvalent des équipements et faciliter ainsi leur accès à toutes et tous pour « faire du sport » plus régulièrement.
L’avis appelle au développement du sport-santé, qui reste aujourd’hui encore trop limité. Les pistes telles que l’évaluation des bénéfices pour la santé de la pratique du vélo et de la marche dans les déplacements domicile-travail, la mise en place d’APS dans les EHPAD pour reculer la perte de mobilité ou prévenir les chutes avec un bonus pour le financement de ces établissements, sont des pistes intéressantes à mettre en place. Il faut le rappeler, lutter contre l’inactivité physique permet de gagner des années de vie en bonne santé, de diminuer ou de prévenir les risques liés aux maladies chroniques. Une étude récente de l’INSEP met en évidence un gain de 7 ans en espérance de vie pour les sportifs.
Enfin, la préconisation 11 vise à autoriser le statut de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) pour les clubs professionnels et à inciter les fédérations et les clubs qui le souhaitent à recourir à ce statut. Cette préconisation nous semble utile pour encourager l’engagement bénévole et ainsi mieux accompagner les enfants dans une pratique sportive. Le recours à ce statut peut permettre un regain de l’investissement bénévole là où les recrues ont tendance à baisser. Il s’agit ainsi de faciliter la mise en œuvre d’un projet partenarial de développement territorial à partir d’un diagnostic local partagé associant bénévoles, salariés, usagers, collectivités territoriales ...
Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

« Anticiper pour ne pas subir ! » c’est l’expression de l’UNAF pour guider l’action et accompagner la transition écologique.

Pour ce faire, les familles veulent être et doivent être associées aux objectifs qui les concernent. La définition d’une nouvelle trajectoire de la taxe carbone passe par deux conditions sine qua non. Il ne faut pas oublier que les charges d’énergie sont plus fortes pour les familles avec enfants, notamment en milieu rural. C’est pourquoi, nous demandons une prise en compte de la dimension familiale dans le calcul de toutes les fiscalités, y compris environnementale. Deuxième condition : si l’augmentation de la TICPE est perçue légitimement comme pesant sur le pouvoir d’achat, une transparence sur son affectation à des projets de rénovation thermique des logements ou de mobilité bénéficiant aux familles pourrait en améliorer l’acceptabilité.

Le logement et les transports sont les principaux postes de dépenses des familles et ceux-là même aussi, qui engagent le plus de taxe carbone. C’est pourquoi la rénovation des « passoires énergétiques » est une priorité absolue avec une aide indispensable. La question de la rénovation des logements à l’occasion des transactions ou de la mise en location comporte le risque de voir des logements retirés du marché, par insuffisance de moyens financiers des propriétaires. Une vigilance doit donc être portée sur ces situations surtout dans les zones tendues et une planification dans le temps doit être anticipée plutôt que de repousser sans cesse l’échéance.

S’agissant de la mobilité durable, le développement du télétravail doit être encouragé pour éviter la congestion aux heures de pointe sur les routes et dans les transports en commun. Faciliter au maximum l’usage des mobilités actives pour les déplacements du quotidien doit voir rapidement sa mise en œuvre effective. Rappelons que 58% des actifs font en voiture un trajet domicile-travail inférieur à 1km. Cette thématique est importante aussi bien pour la santé que pour l’environnement. L’UNAF s’est engagée depuis plusieurs années dans le plan vélo et marche. L’urbanisme comme le « ruralisme » doivent redonner une place aux piétons et aux cyclistes et sécuriser leurs parcours.

Enfin, le Groupe de l’UNAF souligne l’importance de l’alimentation humaine sur le climat mais aussi et surtout sur la santé. Il faut mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des produits et faire en sorte que les recommandations du Plan National Nutrition Santé ne soient pas en contradiction avec la SNBC.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard unaf.fr

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