UNAF - L’Unaf reçue par le cabinet du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse

L’Unaf reçue par le cabinet du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse


10/09/2019

La présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc, et Rémy Guilleux, administrateur, ont
rencontré, le 5 septembre dernier, Isabelle Bourhis, conseillère sociale du cabinet du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer. Patricia Humann, coordonnatrice du pôle Ecole - Petite enfance - Jeunesse" assistait à l’entretien.

L’Unaf participera dorénavant aux rencontres régulières avec le ministre concernant les différents points d’actualité, avec les associations de parents d’élèves.
Les différents points sont abordés avec les chefs de projet comme pour le mois de septembre : le plan violence, la réforme du lycée général et technologique, la réforme de la voie professionnelle, Parcours sup…

Isabelle Bourhis a souligné l’importance de la réforme de la voie professionnelle qui a permis d’ores et déjà d’inverser la tendance à la baisse du choix de cette voie par les jeunes. Après 20 ans de déclin, en effet, la courbe remonte doucement. Le but est de faire évoluer les formations pour une meilleure insertion professionnelle. Certaines voies ne répondent plus à de forts besoins sur le marché du travail, comme la voie gestion et administration et il importe donc de réduire les effectifs. Il convient de rendre cette voie plus attractive notamment par la création de « Campus des métiers et de l’entreprise », munis des équipements les plus modernes, en parfaite adéquation avec ceux qu’utilisent les entreprises.

Du fait de la loi travail, un cadre national de référence entre les régions et l’Etat a été déterminé, qu’il importe actuellement de décliner par région. Un rapport de l’inspection générale est actuellement en cours et l’Unaf sera auditionnée.

L’Unaf a souligné le chantier important de l’orientation scolaire  : les jeunes et les familles méconnaissent les métiers et les formations, en ont souvent une image faussée. Il faut aussi montrer aux jeunes qu’on peut évoluer dans ces métiers.

Isabelle Bourhis a indiqué que les régions n’étaient pas toutes au même niveau d’avancement concernant l’orientation. Il convient de les faire évoluer et sans être « adéquationniste » (adéquation de l’offre d’emploi et des formations), il est important de développer l’attrait des métiers du territoire.
Une vision que partage l’Unaf afin de redynamiser les territoires, notamment ruraux. L’Unaf a souligné à ce propos son souhait que les établissements scolaires puissent s’emparer d’actions culturelles et sportives portées par un territoire, afin de les redynamiser et d’attirer les jeunes.

Concernant les stages qui permettent aux jeunes de mieux connaître le monde du travail, le ministère s’est mobilisé vis-à-vis des quartiers politiques de la ville en proposant 30 000 places. L’Unaf a témoigné de l’action de parrainage de proximité qui peut aussi permettre à un jeune de bénéficier d’un meilleur réseau.

Concernant la réforme du lycée général et technologique, vécue actuellement par les élèves de 1re et de 2de, Isabelle Bourhis a souligné le très gros travail entrepris par les chefs d’établissement. Les retours sont plutôt positifs et les enseignants soulignent qu’ils sont plutôt satisfaits d’avoir des élèves qui ont vraiment choisi leur spécialité. Fin septembre cependant, des retours plus précis feront jour.

Isabelle Bourhis a expliqué que les lycées proposaient actuellement davantage d’enseignement qu’auparavant et qu’un travail avait été entamé avec le CNED pour certains enseignements optionnels afin que les académies puissent les proposer également, avec une prise en charge financière.

L’Unaf a évoqué le Plan violence annoncé par le ministre. Deux points posent questions : Lorsqu’un élève a été renvoyé à deux reprises, le plan prévoit que ses parents devront désormais signer un protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents par lequel ils s’engagent à améliorer le comportement de leur enfant.

_ L’Unaf a salué le fait que les allocations familiales ne soient pas supprimées car elles ne sont pas faites pour cela, et ce n’est pas une mesure efficace. Cependant : envisage-t-on d’aider les parents pour faire face au comportement violent de leur enfant ? Cela parait indispensable.

_ L’Unaf a évoqué les stages de responsabilité parentale. Deux Udaf les organisent actuellement avec succès, l’Udaf du Doubs et l’Udaf de la Haute Loire. Le ministère s’est déclaré intéressé par la démarche.

Dès la rentrée, il n’y aura plus besoin de l’accord des familles pour placer les polyexclus (environ 1 500 élèves considérés comme très perturbateurs) dans des classes-relais, a annoncé le ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, Jean-Michel Blanquer. L’inspecteur académique pourra affecter les élèves les plus réfractaires dans l’une des 298 classes-relais pendant au moins 6 mois. Et ce, sans avoir besoin de l’accord de leurs parents.

L’Unaf reste mitigée par rapport à ce point. D’un point de vue légal, le ministère a souligné que le jeune reste élève de son établissement d’origine. Il a mis en avant le risque que comportait le maintien de l’élève violent pour les autres élèves (effet d’entraînement), pour les enseignants, ce que l’Unaf entend tout à fait. Le refus de la part des parents ne concerne par ailleurs que quelques familles et l’Unaf a insisté sur l’intérêt de s’appuyer sur des adultes ou des associations « relais » auprès de ces familles, afin de les convaincre du bénéfice pour le jeune de ces dispositifs relais.

Le ministère a aussi évoqué que les classes relais vont être renforcées pour un accueil à temps plein de ces jeunes. L’objectif est surtout qu’ils puissent être accompagnés et puissent vivre « autre chose » afin de les remotiver concernant leur parcours scolaire.

@ : phumann unaf.fr

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