UNAF - L’Unaf a rencontré le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer

L’Unaf a rencontré le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer


18/09/2019

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La présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc, et Patricia Humann, coordonnatrice du pôle Ecole - Petite enfance - Jeunesse" ont rencontré, le lundi 9 septembre dernier, le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer. Cette rencontre s’est tenue en présence des associations de parents d’élèves (la FCPE, la PEEP, l’APEL, l’UNAT), d’Isabelle Bourhis, conseillère sociale du cabinet du ministre, de Marie-Pierre Luggi, cheffe de projet baccalauréat et nouveau lycée, et de Marc Foucault, chef de projet réforme du lycée professionnel.

Le ministre a souligné que la rentrée avait été « techniquement réussie » avec très peu d’incidents et de blocages. Les échos sont positifs, dans un contexte d’innovation. Il n’y a notamment pas eu de problème majeur d’emploi du temps dû à la réforme du lycée comme on pouvait le craindre. Les associations de parents d’élèves ont aussi confirmé que la rentrée s’était bien passée.

Cette rencontre a été, pour l’Unaf, l’occasion d’aborder différents points qui peuvent poser question :

La scolarisation à 3 ans et le risque de lenteur du processus de dérogation à l’obligation d’assiduité pour une intégration plus progressive des enfants à 3 ans, si nécessaire. Le ministère a souligné que dès l’accord du directeur d’école, cette dérogation pouvait prendre effet, sans attendre le retour de l’IEN (Inspecteur de l’éducation nationale).

La déstructuration du groupe classe en classe de 1re du fait de la réforme qui a pu déstabiliser les élèves. Le ministre a souligné l’intérêt de la réforme qui donne plus de liberté aux élèves, ce qui fait qu’ils ne seront plus sur un « tapis roulant » mais feront des vrais choix personnels de spécialités. Les combinaisons originales sont plutôt à encourager. Le supérieur attend en effet, selon le ministre, des étudiants au profil original. La seule consigne à donner aux lycéens est de choisir les matières qui leur plaisent et dans lesquelles ils réussissent.

Par ailleurs, au niveau du tronc commun, certains lycées ont effectivement choisi de ne pas conserver le groupe classe, ce qui a pu déstabiliser les élèves. Le ministre a souligné qu’à l’issue de la première année, un vademecum des bonnes pratiques pourra être fait pour guider les lycées dans leurs choix d’organisation, même s’ils conserveront leur autonomie.

L’école inclusive. Sur ce sujet, l’Unaf a noté un effort de la part du ministère pour l’inclusion des enfants porteurs de handicap cette année avec plus de 24 000 enfants porteurs de handicap scolarisés en plus. Un nombre important d’AESH a été recruté, même si l’on constate des manques ici ou là, notamment en Ile-de -France.

Le ministre a expliqué que les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) mis en place doivent organiser un collectif d’AESH afin de répondre aux besoins en cas d’absence d’une AESH. Concernant le saut qualitatif que l’Unaf appelle de ses vœux concernant la qualité de la scolarisation des enfants porteurs de handicap, le ministre a réaffirmé sa volonté de former les enseignants. Par ailleurs, des personnels spécialisés du médico-social pourront intervenir dans les établissements en renfort. A titre d’exemple Créteil met en place des consultations de pédopsychiatres pour évaluer et traiter la problématique des élèves « hautement perturbateurs » en primaire, afin de déterminer avec leurs parents un traitement pédopsychiatrique ou social.

Concernant les manuels scolaires et leur prix, l’Unaf a souligné leur coût pour les familles du fait de la modification des programmes du lycée, avec une inégalité de prise en charge suivant les régions. L’usage de manuels numériques doit être questionné. Le ministre a salué le travail réalisé avec les éditeurs pour être prêts à temps à la rentrée. Il considère quant à lui qu’il est nécessaire de garder un équilibre entre papier et numérique.

Pour compléter, le ministre a répondu aux interrogations des parents d’élèves concernant le CNED. La possibilité d’une offre de spécialités complémentaires via le CNED, à titre gratuit, sera bien offerte par certains établissements. La liste des établissements et des spécialités est arrêtée par chaque recteur.

Enfin le ministre a abordé la réforme de la voie professionnelle qui va progressivement se mettre en place cette année. L’UNAF sera attentive à son bon déroulement : des formations permettant une meilleure insertion professionnelle, un développement de l’apprentissage, des internats qui devront pouvoir offrir de nouvelles possibilités aux jeunes qui ne peuvent suivre la voie qu’ils souhaitent dans les lycées près de chez eux....

Interrogé sur l’engagement des jeunes, par exemple au travers de la dynamisation des maisons des lycéens, le ministre a réitéré son souhait d’un engagement des enfants dès le primaire, notamment sur la thématique de l’environnement, souhaitant que l’éducation nationale passe de l’image du « mamouth » à celui du « colibri » (symbole de l’avancée vers l’avenir). Un besoin de rassembler les générations autour de cette question se fait sentir.

@ : phumann unaf.fr

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