UNAF - Conférence de la famille 2005 : faire des familles les principales actrices de leur destin

Conférence 2005

Conférence de la famille 2005 : faire des familles les principales actrices de leur destin


22/09/2005

Le 22 septembre 2005 se tiendra la Conférence de la Famille, qui clôturera un travail de dix mois de recherches, d’analyses et de concertation, en le traduisant en mesures concrètes.

Les deux rapports issus des groupes de travail, Enjeux démographiques et accompagnement du désir d’enfants des familles et Protection de l’enfant et usages de l’Internet, servent de base aux négociations entre les partenaires, négociations qui se poursuivront jusqu’à la tenue même de la conférence.

Les rapports en ligne

Sur ces deux thèmes très différents, l’UNAF a donc mis la même énergie à rappeler que c’est lorsqu’elle donne le premier rôle aux familles comme actrices de leur destin que la politique familiale est la plus efficace, la plus « rentable », tant socialement qu’économiquement.

Ainsi, concernant la protection de l’enfant et les usages de l’internet, l’UNAF a soutenu toutes les propositions de former et informer les parents pour qu’ils puissent agir par eux-mêmes pour protéger leurs enfants.

Concernant les enjeux démographiques, cette absolue nécessité de faire confiance aux familles en leur donnant davantage d’autonomie de choix s’est retrouvée dans le soutien de l’UNAF à un assouplissement des conditions d’accès au Congé parental d’éducation.

Si cette proposition était adoptée, les familles éligibles au CLCA de la PAJE pourraient avoir, le choix entre

  • le système aujourd’hui en vigueur (un an de congé deux fois renouvelable)
  • et une option supplémentaire, dans un premier temps ouverte à partir du 3e enfant : un congé plus court (un an) mais davantage rémunéré. [1]. Cette possibilité aurait, selon le rapport, vocation a être offerte dès le premier enfant. Un dispositif similaire devrait en outre être mis à l’étude pour les professions non salariées, notamment agricoles, et à tous les agents de la fonction publique.

Cette volonté de donner le choix aux familles (entre « plus court / Mieux rémunéré » et "plus long / moins rémunéré), participe de ce souhait de donner davantage d’autonomie de décision aux familles, au vu de la diversité de leurs situations.

L’UNAF souhaite, plus généralement, que dans un contexte de déséquilibres de toutes les branches de la Sécurité sociale, la politique familiale ne fasse jamais les frais des nécessaires rééquilibrages, et soit toujours considérée comme une politique d’investissement, et non de dépenses.

A l’issue de la Conférence, l’UNAF publiera son analyse des décisions prises.

[1Rappelons à ce sujet qu’Il s’agit d’offrir une option supplémentaire aux parents, et non d’imposer un nouveau dispositif. Si la proposition de ce rapport était adoptée, les parents pourraient bien évidemment toujours bénéficier du système actuel, à savoir un congé parental de trois ans, aux conditions existantes aujourd’hui.

Le rapport du groupe de travail « Enjeux démographiques, qui était présidé par Hubert Brin, président de l’UNAF, précisait d’ailleurs en tout premier lieu (page 55) qu »il ne saurait être question de porter atteinte aux droits existants. Toute personne exerçant une activité professionnelle - salarié ou non salarié - qui souhaitera bénéficier des dispositifs tels qu’ils existent actuellement pourra continuer de le faire sans aucun changement. "

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