UNAF - Accès aux vacances des jeunes : l’Unaf a participé à une réflexion engagée par Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education nationale et de la jeunesse et Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des solidarités et de la santé

Accès aux vacances des jeunes : l’Unaf a participé à une réflexion engagée par Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education nationale et de la jeunesse et Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des solidarités et de la santé

28/01/2020

L’Unaf, représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle « Ecole - Petite enfance - Jeunesse » a participé à une rencontre réunissant les associations de parents d’élèves et les principaux mouvements familiaux sur les manières de faciliter l’accès aux vacances de tous et en particulier de la jeunesse.

Cette rencontre était organisée conjointement par Antoine Evennou, directeur adjoint du cabinet et Benoit Coquille, conseiller en charge des politiques jeunesse auprès de Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education nationale et de la jeunesse, ainsi que Jean Fabre-Mons, conseiller en charge des politiques de lutte contre la pauvreté et de l’exécution des réformes au cabinet de Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des solidarités et de la santé.

La volonté du gouvernement est en effet de faciliter l’accès des jeunes et des familles aux vacances en France, pour une redécouverte des territoires, afin de répondre à une des revendications importantes des « gilets jaunes ».

A cette occasion, l’Unaf a rappelé dans un premier temps, l’étude qu’elle a réalisée dans le cadre de son Observatoire des Familles « Quel accès aux vacances et aux loisirs pour les familles » (https://www.unaf.fr/spip.php?article20513 et sa publication « Réalités familiales » : « Loisirs et vacances en familles » https://www.unaf.fr/spip.php?rubrique1845

L’Unaf a rappelé l’importance, pour les parents et les enfants, de partager ces temps de vacances « hors du stress du quotidien » mais aussi les besoins d’aides financières et d’accompagnement pour certaines familles.

Les différents freins ont été partagés par les associations présentes : freins financiers, craintes des familles qui ne sont jamais parties en vacances, méconnaissance des aides, inquiétude des parents concernant la sécurité des « colonies de vacances », réticence concernant la mixité sociale…

Pour un meilleur accès aux vacances pour tous il convient, pour les participants, d’augmenter les aides pour les familles (y compris pour les classes moyennes), et
de mieux communiquer sur ces aides apportées par les CAF, les collectivités locales, les comités d’entreprises…

Concernant le départ en séjours de vacances des jeunes, les parents y sont favorables aussi car ils constituent aussi pour eux une forme de « répit », et permettent aux jeunes de grandir en autonomie, d’apprendre à vivre avec d’autres, d’acquérir de nouvelles compétences « hors scolaires » sportives, artistiques, culturelles ….

Le coût reste cependant élevé (autour de 500 € la semaine). Le succès des mouvements de scoutisme a été pointé comme pouvant montrer l’intérêt d’une participation des jeunes en amont pour co-créer un projet, par exemple proposé par la commune ou une association, afin de davantage les motiver au départ.

Les séjours à thèmes, aussi bien sportifs qu’artistiques, sont reconnus comme particulièrement attractifs pour les jeunes.

La thématique « nature » et le « développement durable » sont par ailleurs à développer afin de montrer aux jeunes qu’il n’est pas forcément nécessaire d’aller loin pour trouver du sens à un séjour.

La baisse du nombre de jeunes se formant au BAFA a été évoquée (nombre passant de 50 000 jeunes à 40 000 par an).

Dans le cadre du service national universel (SNU), lors de la troisième phase proposant un engagement de 3 à 6 mois, une réflexion est actuellement menée sur le financement du BAFA.

Enfin, les classes de découvertes à l’école, au collège ou au lycée ont été évoquées comme un bon moyen d’initier les enfants et les adolescents au départ de leur famille mais il existe là aussi un problème de coût, et les enseignants manquent parfois de motivation.

@ : phumann unaf.fr

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