UNAF - Congés de deuil pour le décès d’un enfant mineur : l’Unaf a participé à la concertation lancée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud et le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance, Adrien Taquet

Congés de deuil pour le décès d’un enfant mineur : l’Unaf a participé à la concertation lancée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud et le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance, Adrien Taquet

10/02/2020

Illustration article

La ministre du travail Muriel Pénicaud et le secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance Adrien Taquet ont lancé une concertation sur les congés accordés aux parents en cas de perte d’un enfant mineur, à laquelle, la Présidente de l’Unaf, qui avait été auditionnée le 16 janvier dernier sur ce sujet, a participé le 4 février dernier. Objectif de cette concertation : déterminer les mesures pertinentes et aller plus loin dans le soutien aux parents en cas de perte d’un enfant, y compris une meilleure articulation des congés intégrant la solidarité nationale.

Lors de son intervention, la Présidente de l’Unaf, a présenté l’Institution, son rôle et ses missions de représentation, rappelant que l’Unaf est le porte-parole des familles, expert de leurs réalités de vie et qu’elle représente les 18 millions de familles qui vivent en France.

Puis, elle a rappelé l’importance du soutien apporté par les associations familiales qui interviennent pour accompagner les parents dans le deuil de leur enfant disparu. Pour l’Unaf, il est donc important d’ajouter dans la proposition de loi, les actions possibles de soutien à la parentalité dans ce type de situations.

Elle a soulevé également la question des frais d’obsèques importants pour des jeunes familles. Bien souvent, les familles sont contraintes de s’endetter pour payer ces frais et sollicitent l’action sociale des caisses de sécurité sociale. Elle a souligné la nécessité d’avoir dès lors une action coordonnée avec les CAF, les MSA, et les services funéraires par exemple. Elle a fait part de son souhait que soit instauré un parcours décès au sein de la CAF comme c’est déjà le cas pour le parcours « naissance » et « séparation ». Plus globalement, les aides apportées par les CAF aux parents endeuillés sont disparates et inégales selon les territoires et mériteraient que des aides uniformisées soient proposées.

Elle s’est aussi interrogée sur l’extension de ce congés à la perte des enfants de 18 à 25 ans car la souffrance de la perte d’un enfant ne se limite pas aux enfants mineurs. Dans tous les cas, il faut permettre aux parents, frères et sœurs, d’être écoutés, de rompre leur isolement pour retrouver un chemin de vie.

S’agissant de la possibilité pour le salarié, mentionnée dans l’article 1 de la proposition de loi, de prendre à la suite du congés de 5 jours, des jours issus d’un compte-épargne temps, de congés légaux ou des jours de RTT, l’Unaf a rappelé que tous les salariés ne disposaient pas de RTT, ni de compte épargne-temps, notamment dans les PME. Par ailleurs, certaines professions sont exclues de ce cadre, telles que les professions libérales, les artisans ou les exploitants agricoles.

En rappel, l’audition de l’Unaf du 16 janvier 2020

Haut de page