UNAF - L’Hôpital au service du droit à la santé pour toutes et tous : pour l’Unaf, l’accès aux soins doit s’organiser autour d’un système de santé où l’hôpital, la médecine de ville et le secteur social et médico-social s’articulent mieux entre eux

L’Hôpital au service du droit à la santé pour toutes et tous : pour l’Unaf, l’accès aux soins doit s’organiser autour d’un système de santé où l’hôpital, la médecine de ville et le secteur social et médico-social s’articulent mieux entre eux


19/03/2020

L’assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 10 et 11 mars 2020. Parmi les trois questions inscrites à l’ordre du jour, l’une d’entre elle portait sur « L’hôpital au service du droit à la santé pour toutes et pour tous ». Pour l’Unaf, l’accès aux soins doit s’organiser autour d’un système de santé où l’hôpital, la médecine de ville et le secteur social et médico-social s’articulent mieux entre eux. Retrouvez en ligne, l’intervention de Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf, ainsi que la déclaration du groupe de l’Unaf au CESE.

Intervention de Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf

Un collectif d’associations de malades, de personnes en situation de handicap, d’usagers et d’usagères de l’hôpital public, et les membres du collectif Inter-Urgences et du collectif Inter-Hôpitaux demandent un changement de modèle.
Une crise grave frappe l’hôpital public, toutes les familles sont effectivement ou potentiellement impactées : elle nous concerne donc toutes et tous.

L’hôpital est le seul lieu d’accueil et de soins ouvert à tous 24 heures sur 24, 365 jours par an. Il est aussi, pour beaucoup de familles vivant dans des déserts médicaux ou pour les personnes âgées ou porteuses d’un handicap, le seul lieu de prise en charge possible. La crise des urgences a donné les premiers signaux d’alerte, il y a maintenant plusieurs années mais tout le secteur hospitalier est aujourd’hui touché. Les signaux sur les derniers mois sont des démissions ou des arrêts maladies des personnels soignants, toutes professions confondues, et une surcharge de travail concomitante. Conséquences pour les patients, l’accueil est souvent dégradé et, parfois, des dysfonctionnements conduisent à une remise en cause de la qualité de la prise en charge.

Fin novembre dernier, le plan Investir pour l’hôpital du Gouvernement a été rendu public mais il ne semble pas suffisant pour répondre au défi de refondation de l’hôpital public. Pour réorganiser le système de soins, il est mis en avant le « virage ambulatoire ». De quoi s’agit-il ? Ce virage représente le passage d’un système centré sur l’hôpital à un système qui fait des médecins et des équipes de soins primaires constituées autour d’eux, à la fois les pivots et les coordinateurs des parcours entre les structures de ville – cabinets libéraux, maisons et centres de santé – et les établissements hospitaliers, médico-sociaux et sociaux.

Toutes ces tendances fortes ne peuvent être à la seule main de la technostructure. Le droit à la santé est un droit fondamental et la société civile organisée doit se saisir de ce sujet de l’accès aux soins dans un système de santé où l’hôpital, la médecine de ville et le secteur social et médico-social s’articulent mieux entre eux.

Par la présente résolution, le CESE se propose d’améliorer le diagnostic de l’état de santé de notre système de santé et le Groupe de l’Unaf votera pour.

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

Un collectif d’associations de malades, de personnes en situation de handicap, d’usagers et d’usagères de l’hôpital public, et les membres du collectif Inter-Urgences et du collectif Inter-Hôpitaux demandent un changement de modèle.
Une crise grave frappe l’hôpital public, toutes les familles sont effectivement ou potentiellement impactées : elle nous concerne donc toutes et tous.

L’hôpital est le seul lieu d’accueil et de soins ouvert à tous 24 heures sur 24, 365 jours par an. Il est aussi, pour beaucoup de familles vivant dans des déserts médicaux ou pour les personnes âgées ou porteuses d’un handicap, le seul lieu de prise en charge possible. La crise des urgences a donné les premiers signaux d’alerte, il y a maintenant plusieurs années mais tout le secteur hospitalier est aujourd’hui touché. Les signaux sur les derniers mois sont des démissions ou des arrêts maladies des personnels soignants, toutes professions confondues, et une surcharge de travail concomitante. Conséquences pour les patients, l’accueil est souvent dégradé et, parfois, des dysfonctionnements conduisent à une remise en cause de la qualité de la prise en charge.

Fin novembre dernier, le plan Investir pour l’hôpital du Gouvernement a été rendu public mais il ne semble pas suffisant pour répondre au défi de refondation de l’hôpital public. Pour réorganiser le système de soins, il est mis en avant le « virage ambulatoire ». De quoi s’agit-il ? Ce virage représente le passage d’un système centré sur l’hôpital à un système qui fait des médecins et des équipes de soins primaires constituées autour d’eux, à la fois les pivots et les coordinateurs des parcours entre les structures de ville – cabinets libéraux, maisons et centres de santé – et les établissements hospitaliers, médico-sociaux et sociaux.

Toutes ces tendances fortes ne peuvent être à la seule main de la technostructure. Le droit à la santé est un droit fondamental et la société civile organisée doit se saisir de ce sujet de l’accès aux soins dans un système de santé où l’hôpital, la médecine de ville et le secteur social et médico-social s’articulent mieux entre eux.
Par la présente résolution, le CESE se propose d’améliorer le diagnostic de l’état de santé de notre système de santé et le Groupe de l’Unaf a donc voté la résolution.

@ : cmenard unaf.fr

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