UNAF - Séance plénière du CESE : Entre transmettre et s’installer, l’avenir de l’agriculture ! - Enfants et jeunes en situation de handicap : pour un accompagnement global

Séance plénière du CESE : Entre transmettre et s’installer, l’avenir de l’agriculture ! - Enfants et jeunes en situation de handicap : pour un accompagnement global


17/06/2020

La séance plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 9 et 10 juin 2020. A l’ordre du jour étaient inscrites les questions suivantes :
Entre transmettre et s’installer, l’avenir de l’agriculture !
Enfants et jeunes en situation de handicap : pour un accompagnement global

Entre transmettre et s’installer, l’avenir de l’agriculture ! DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

L’avenir de l’agriculture française repose en partie sur le relais qui sera pris par les nouvelles générations d’agriculteurs et agricultrices et ce défi, objet de vigilance, doit être accompagné. Il en va de la qualité de notre alimentation, de sa relocalisation, de l’aménagement de nos territoires, du maintien de l’emploi et de la vitalité des zones rurales par le maintien des services publics et au public, pour le mieux vivre des familles. L’agriculteur doit pouvoir tirer un revenu lui permettant d’exercer son activité, d’investir dans son exploitation et de faire vivre sa famille.

Face à ces enjeux, l’agriculture est marquée par quelques contraintes fortes, qui doivent faire l’objet de toutes les attentions. On compte aujourd’hui environ deux installations pour trois sorties. L’accès à la terre s’avère crucial pour favoriser l’arrivée de nouveaux agriculteurs dans les prochaines décennies de même que les luttes contre l’artificialisation des terres, contre la pression foncière et l’accaparement des terres agricoles par des investisseurs étrangers.
Quelques lueurs encourageantes se font jour dans ce tableau sombre. Après une dizaine d’années de baisse, le nombre d’inscrits en lycée agricole est reparti à la hausse à la rentrée 2019 et le nombre de personnes sollicitant les points d’accueil installation dans les chambres d’agriculture augmente de façon sensible.

L’avis formule un ensemble de préconisations pour tenter de répondre à l’ensemble de ces défis avec des mesures très techniques ne parvenant pas toujours à fixer un cap, à donner un nouvel élan.

Le Groupe de l’Unaf retient plus particulièrement la préconisation 14, qui recommande de s’appuyer sur le modèle coopératif pour faciliter les installations. Il y a là un sillon intéressant à tracer pour favoriser les échanges sur les bonnes pratiques, pour lutter contre l’isolement des agriculteurs et des agricultrices dans leurs pratiques professionnelles et de fait dans leur vie familiale et personnelle.
Il regrette que la préconisation 8 sur la formation des porteurs de projet de reprise ne soit pas allée plus loin dans l’exigence du niveau de formation alors que le métier d’agriculteur touche à de multiples dimensions, agronomique, économique, logistique, qui nécessite une qualification supérieure à celle exigée aujourd’hui. L’enjeu de la formation est aussi gage de la réussite des projets d’installation.

Le Groupe de l’Unaf a voté l’avis.

Enfants et jeunes en situation de handicap : pour un accompagnement global DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

Inclusion et compensation sont les maîtres mots qui doivent guider l’accompagnement des familles pour leurs enfants en situation de handicap que ce soit au début du chemin avec le diagnostic, à l’école, dans les activités périscolaires et centres de loisirs et enfin à l’heure des études supérieures. Si l’intention est à saluer, les évolutions dans les faits sont encore trop lentes. L’avis fixe une feuille de route avec de nombreux témoignages d’associations pour accélérer le mouvement. Il faut maintenant inverser les avancées pour que l’école inclusive ne soit pas qu’un îlot de satisfaction dans un océan de renoncement.

Les 20 préconisations embrassent largement tous les domaines auxquels les familles se heurtent dans leur vie quotidienne pour l’éducation de leurs enfants en situation de handicap tout en soulignant l’apport pour tous les enfants d’une société inclusive. Trop souvent, on se contente de « compenser » à l’échelle individuelle, alors que l’école pourrait faire des aménagements profitables à tous. Un exemple mérite attention : quand on fournit les cours sur support informatique, tous les élèves en bénéficient, et pas uniquement celui qui ne peut pas faire de saisie manuscrite.
Le Groupe de l’Unaf retient avec intérêt la préconisation 3, qui appelle à une coordination des différents schémas et plans pour réduire les inégalités territoriales d’accès à l’offre de services, de renforcer la place donnée au repérage, au diagnostic et à l’accompagnement du handicap. Au travers de cette préconisation, c’est aussi le moyen d’avoir des données statistiques plus précises manquant cruellement aujourd’hui pour piloter cette politique publique.

La préconisation 8 sur la formation initiale et continue des enseignants est importante également à nos yeux. Chaque année, la moitié des enseignants recrutés pour s’occuper d’enfants en situation de handicap dans des classes adaptées n’ont pas la certification nécessaire. En milieu spécialisé, les enseignants sont trop peu formés. L’ajustement dans chaque territoire est difficile à établir faute de connaître combien d’enfants ont tel ou tel trouble. Pour les enseignants non spécialistes qui accueillent des élèves à l’école, il y a un effort de développement de la formation à confirmer et accélérer. Les échelles de temps ne sont pas vécues de la même façon pour les parents et pour les professionnels, ce que l’on peut comprendre. Il est essentiel d’appuyer cette préconisation.

Le Groupe de l’Unaf a voté l’avis.

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