UNAF - Conciliation vie familiale - vie professionnelle : l’Unaf a rencontré Marlène Schiappa, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations

Conciliation vie familiale - vie professionnelle : l’Unaf a rencontré Marlène Schiappa, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations

17/06/2020

Suite à la parution du sondage « flash » sur l’école à la maison publié par l’Unaf, la Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, a souhaité rencontrer l’Unaf. Cet entretien s’est tenu le 10 juin dernier, dans son ministère, en présence de la Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc, et de la Directrice Générale, Guillemette Leneveu. Patricia Humann, Coordonnatrice du pôle Ecole - Petite enfance - Jeunesse, assistait aussi à la rencontre.

Les échanges ont porté sur les questions de conciliation vie familiale et vie professionnelle.

L’Unaf a partagé le point de vue des familles concernant la période de confinement et la nécessité pour les parents de suivre « l’école à la maison ».

Autant les cours et accompagnements de la part des enseignants ont été perçus comme de qualité, autant les difficultés de conciliation des temps ont été difficiles à vivre par les familles.

Le partage du temps entre les tâches ménagères, l’école à la maison, le télétravail ou le travail « sur poste » pour certains parents ont pu générer un fort sentiment de stress, voire de burn out.

Dans les quartiers, certaines familles monoparentales ont été particulièrement touchées, d’autant plus que les travailleurs sociaux n’étaient pas présents et que les adolescents n’étaient pas forcément faciles à encadrer ; ils ne suivaient pas le confinement et décrochaient scolairement.

La Ministre a confirmé sa perception : ce temps très spécifique a mis en avant l’importance des grands-parents pour soutenir les parents, même de loin, et le nécessaire partage des tâches au sein du foyer.

Elle est par ailleurs revenue sur ses propositions pour la famille, parues dans le journal « Le Parisien » du dimanche 7 juin. Elle souhaite en effet revoir les congés familiaux : un congé paternité plus long d’une durée de 1 mois, un congé pour les grands-parents au moment de la naissance de leur petit enfant, un congé pour les aidants familiaux en cas de maladie de leur parents, à articuler avec le congé proche aidant.

Pour l’Unaf, la question de la conciliation vie familiale - vie professionnelle est bien entendu primordiale. Elle a d’ailleurs réalisé nombre d’étude et de publication sur ce sujet. Pour rappel :

Elle souhaite donner la priorité à une remise à plat du congé parental qui est aujourd’hui mal indemnisé, et qui pénalise tout autant les pères que les mères.

Les réformes réalisées ces dernières années sont un échec : chute radicale des bénéficiaires avec une perte d’indemnisation pour les parents, une hausse du taux de chômage des mères sans compter que le raccourcissement du congé parental a écarté de l’emploi les mères de familles. La part des mères de jeunes enfants au chômage a en effet augmenté de manière importante passant de 10 à 14% entre 2013 et 2017. Ce chômage est un véritable risque pour ces femmes.

Pour l’Unaf, c’est donc une priorité de revoir le congé parental pour les mères et les pères a fortiori pendant cette période de crise et de perte d’emploi.

L’Unaf souhaite un congé parental pour les parents d’une durée d’au moins 8 mois mieux indemnisé (50% des indemnités journalières maladie, selon le projet de directive européenne en discussion à Bruxelles, sur l’équilibre vie professionnelle vie personnelle) et la possibilité, jusqu’au trois ans de l’enfant, d’un congé parental, un peu moins bien indemnisé. Cette solution répondrait à la demande des parents qui souhaitent dégager du temps particulièrement la première année pour être près de leur enfant. Toutes les enquêtes le démontrent et cela permettrait en outre de desserrer la tension sur les modes d’accueil de la petite enfance, la pénurie étant toujours importante, car on peut supposer que dans ce cas, davantage de parents pourraient prendre ce congé de 1 an.

@ : phumann unaf.fr

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