UNAF - Grippe Aviaire - Réunion du groupe « agro-alimentaire » du Conseil National de la Consommation

Prévention

Grippe Aviaire - Réunion du groupe « agro-alimentaire » du Conseil National de la Consommation

17/10/2005

Compte-rendu de la Communication du gouvernement faite au groupe « agro alimentaire » du Conseil National de la Consommation le 13 octobre 2005, par M. Olivier Laurens-Bernard)

Pas de pandémie immédiate

La situation est la suivante : la grippe aviaire des oiseaux évolue. Depuis l’Asie et la Sibérie cet été, elle serait apparue maintenant en Roumanie et en Turquie du fait de la migration des oiseaux.

Quant à la diffusion de la maladie chez l’homme, on ne constate pas d’évolution du fait d’une absence de mutation du virus permettant la transmission interhumaine.

IL N’Y A DONC PAS A L’HEURE ACTUELLE DE TRANSMISSION INTERHUMAINE DE CE VIRUS.

Une inquiétude

Dans les pays d’Asie concernés (la Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, l’Indonésie) des mesures ont été prises qui devraient permettre de réduire la menace. En fait ce n’est pas le cas et l’OMS estime que le risque de diffusion de cette maladie est de plus en plus crédible.

Plus il y a de cas d’humains infectés, plus il y a de possibilités de transformation du virus qui entraînerait alors un risque fort de pandémie.

Parmi les éléments nouveaux, il faut citer la prise de conscience des pays nord-américains (Canada et Mexique inclus) sur la réalité de ce risque. Le dispositif Français développé notamment avec la Grande-Bretagne, est en avance sur d’autres pays européens du fait des plans déjà mis en place depuis 1996 (SRAS, première apparition antérieure de la grippe aviaire).

Des mesures mises en place

Le gouvernement a annoncé 4 types de mesures qui devraient permettre de lutter contre cette grippe si elle apparaît.

1) des barrières :

À ce titre, le ministère considère que la barrière la plus efficace contre la transmission de la maladie consiste dans le port du masque. Il faut distinguer entre 3 catégories de public :

  • les professionnels en contact direct avec les malades (il est prévu pour eux des masques du type FFP2 qui assure une protection de 98 % pendant 4 heures). Cette utilisation nécessite 600 millions de masques
  • les malades (la maladie se transmet par voie aérienne). Le masque permet de limiter les émissions aérosol. La maladie, durant 6 à 7 jours, le nombre de masques nécessaire est de 504 millions d’unités
  • le grand public. Le masque FFP2 est trop contraignant. Il est donc prévu de mettre en fabrication des masques de type chirurgical simple.

A ces masques s’ajoutent des mesures complémentaires : dans les aéroports, il existe des caméras thermiques qui permettent, dans une large mesure, d’identifier les voyageurs malades.

Naturellement, des « quarantaines » pourront être décidées pour isoler les risques. Il est également envisagé des fermetures diverses concernant par exemple des écoles, divers transports...

2) Les médicaments :

14 millions d’anti-viraux sont prévus pour être détenus en France, ce qui représente le plus gros stock mondial, mis à part le Japon. Les anti-viraux seront délivrés sur prescription médicale par le circuit normal de la pharmacie. Le stock concerne pour moitié des médicaments adulte et l’autre moitié pour les enfants. Un autre anti-viral sera produit à 5 millions d’unités.

3) les vaccins :

À ce titre 2,4 millions de doses de vaccins pré-pandémique pour les personnes en contact avec les élevages contaminés sont en cours d’approvisionnement. Par ailleurs, 80 millions de doses devant servir à 40 millions de vaccin (un vaccin utilise 2 doses) sont réservés pour le cas où la pandémie existerait.

4) La mise en œuvre sur le terrain :

Elle se fera en concertation avec le ministère de l’Intérieur et le gouvernement désignera un délégué interministériel.
Il existe d’ores déjà une entreprise capable de procéder à 500 destructions de bêtes par semaine. En ce qui concerne la consommation de volaille, qui n’est pas en cause puisque la maladie ne se transmet pas par ce procédé, il sera organisé une communication européenne de façon à ce que tous les pays concernés adoptent le même discours, notamment à l’occasion de la période des fêtes de fin d’année.

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