UNAF - La présidente de l’Unaf a rencontré fin juillet, Adrien Taquet, nouveau secrétaire d’Etat Enfance et Familles

La présidente de l’Unaf a rencontré fin juillet, Adrien Taquet, nouveau secrétaire d’Etat Enfance et Familles


31/08/2020

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Le 29 juillet dernier, la Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc, a rencontré Adrien Taquet, nouveau secrétaire d’Etat Enfance et Familles. A cette occasion, l’Unaf, qui avait travaillé avec M. Taquet dès sa nomination au poste de secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance en 2019, a fait part au Ministre de sa satisfaction que les familles retrouvent enfin un interlocuteur identifié dans l’architecture du Gouvernement et l’a félicité pour la prise de ce nouveau poste (lire en rappel le communiqué de presse). Le ministre était accompagné de Vincent Reymond, directeur de cabinet et de Philippe Romac, Conseiller en charge de la Petite enfance et du Suivi de l’exécution des réformes.

Les échanges ont notamment porté sur :

  • La remise prochaine au Président de la République, du rapport sur « les 1000 premiers jours de l’enfant » auquel l’Unaf a largement contribué (lire en rappel) et qui se composera en quatre chapitres :

- les repères basés sur la science,
- l’accompagnement de tous les parents sur les 1000 jours,
- les congés parentaux,
- la lutte contre les inégalités.

  • Les actions à mettre en oeuvre pour permettre un exercice apaisé de la coparentalité, accompagner les séparations afin de prévenir des ruptures de liens, prévenir l’émergence des situations à hauts conflits, et protéger l’enfant des effets les plus délétères des séparations.

L’Unaf a ainsi rappelé qu’elle soutenait la publication du « Guide pratique pour une coparentalité réussie. Couple séparé, parents associés » réalisé par Enfance et Partage, et qu’elle en assurait sa promotion au sein des services de médiation familiale dont l’Unaf et les Udaf sont les premiers opérateurs associatifs en France. En effet, 45 Udaf gèrent des services de médiation familiale sur l’ensemble du territoire.

L’Unaf a porté deux points d’attention dans le domaine des séparations au Ministre :

  • la difficulté dans le cadre de la Covid 19 à laquelle se heurtent de nombreux parents séparés pour exercer leur droit de visite et d’hébergement. Ainsi, beaucoup de pères séparés ont été empêchés, par l’épidémie, de retrouver leur(s) enfant(s) pendant de longs mois.

Même en proximité et au quotidien, lorsque les parents n’ont pas la possibilité d’accueillir leur enfant chez eux (absence de logement ou logement trop petit, inadapté, retour d’adultes sans emploi chez leurs parents, etc.), recevoir ses enfants devient pour beaucoup insurmontable, notamment quand ces difficultés sont conjuguées avec un exercice de la coparentalité conflictuelle.

Le réseau Unaf/Udaf propose des services aux familles pour apaiser ces tensions (tels que ceux de médiation familiale et d’espaces de rencontre), et faciliter l’exercice des droits de visite et d’hébergement pour les parents séparés. Ils doivent être renforcés dans une logique préventive.

  • Le dispositif des espaces de rencontre : les familles et leurs enfants pour lesquels une décision du Juge aux affaires familiales impose l’exercice d’un droit de visite via un espace de rencontre doivent déjà attendre habituellement de longs mois pour que cette décision de justice s’applique. Depuis la période du confinement, ces temps d’attente s’allongent considérablement à la suite notamment de l’application du protocole sanitaire. Certaines situations engorgent le dispositif car les magistrats ordonnent une décision vers les espaces de rencontre faute d’autres formes d’orientation possibles.

Par ailleurs, les délais pour les audiences familiales ont explosé et des parents désespérés appellent les fédérations, car on leur indique actuellement des délais qui s’étalent jusqu’au printemps 2021 actuellement.

Pour que les décisions de justice puissent s’appliquer, tout comme le droit fondamental des enfants à maintenir des liens avec ses deux parents (convention ONU), l’Unaf estime nécessaire de développer d’autres lieux pour désengorger les espaces de rencontre des situations de très longues durées qui n’ont pas vocation à y être accueillies.

L’Unaf a aussi évoqué les travaux aujourd’hui stoppés, qui ont été menés dans le cadre de la mise en oeuvre de la Stratégie nationale de soutien de la parentalité 2018/2022 « Dessine-moi un parent » (lire en rappel). Pour rappel, l’Unaf a participé à l’ensemble des groupes de travail et a coprésidé deux d’entre eux.
Elle a fait part de sa volonté pour que les travaux puissent être relancés, que la démarche se poursuive au-delà de la seule question importante des 1000 premiers jours de l’enfant.

Par ailleurs, l’Unaf a rappelé au ministre l’importance du rôle des représentants familiaux au sein des conseils de famille.

Au-delà de la seule question des enfants pupilles de l’Etat, l’Unaf a réaffirmé son engagement en faveur de l’enfance en danger rappelant l’impérieuse nécessité de faire connaître et de soutenir les services de délégués aux prestations familiales qui mettent en oeuvre la MJAGBF (mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial). Cette mesure, qui constitue un outil de prévention des expulsions locatives et des placements d’enfants et qui permet aux parents de gérer au mieux le budget dans l’intérêt de l’enfant est aujourd’hui, dans la période post Covid, qui a éprouvé les familles, plus que jamais pertinente.

Enfin, cet entretien a permis à l’Unaf de confirmer qu’elle sera aux côtés du nouveau ministre pour faire évoluer la politique familiale et soutenir les parents en favorisant l’équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle.

Pour rappel, les propositions de l’Unaf pour l’après-crise et la reconstruction : Pour que les familles soient une solution pour sortir de la crise

@ : dpioli unaf.fr

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