UNAF - L’Unaf a été auditionnée par la Députée Graziella Melchior sur la question des frais d’incidents bancaires

L’Unaf a été auditionnée par la Députée Graziella Melchior sur la question des frais d’incidents bancaires


15/09/2020

Compte-rendu de l’audition de l’Unaf par visioconférence du 4 septembre 2020 avec la Députée Mme Graziella Melchior (Finistère LREM)

Le 4 septembre dernier, Morgane Lenain, Administratrice de l’Unaf en charge de la consommation, du surendettement et du microcrédit, accompagnée de Fabien Tocqué, Coordonnateur du Pôle Economie, consommation et emploi a été reçue en audition par visioconférence par la Députée Graziella Melchior sur la question des frais d’incidents bancaires. Claire Ménard, Chargée des relations parlementaires assistait également à cet entretien.

La Députée a rappelé en introduction les raisons qui l’ont amenée à se saisir du sujet des frais d’incidents bancaires. Elle a ainsi souligné que de nombreux ménages sont touchés par une baisse de revenus en raison de la crise sanitaire au-delà des seuls clients fragiles bénéficiant du plafonnement des frais bancaires avec un impact sur le pouvoir d’achat.

Les clients des classes moyennes se voient facturer des commissions d’intervention de 8 €, qui sont les frais d’incidents bancaires les plus appliqués par les banques.
La députée a retenu dans le communiqué de presse commun de l’Unaf la volonté de dépasser la question des frais d’incidents bancaires limitée aux clients fragiles en avançant par une méthode de concertation avec les banques comme celle qui a guidé la loi Lagarde en 2010 s’agissant des crédits renouvelables.

L’Unaf a détaillé les arguments justifiant de reprendre le dossier des frais d’incidents bancaires pour aboutir à terme à un plafonnement global de tous les frais d’incidents et pour tous les publics.

Le chiffre d’affaires pour les banques de ces frais est estimé à 6,5 milliards d’euros avec une rentabilité de 80% sans aucun service rendu par les banques. Il s’agit donc bien d’un sujet économique avec des conséquences sociales sur le niveau de vie des familles.

L’Unaf défend le principe d’une tarification responsable de ces frais selon la même méthode que celle retenue en son temps par la loi Lagarde sur les crédits renouvelables. La concertation menée à cette époque a permis un assainissement sur le marché des crédits avec un équilibre trouvé pour les banques. La même méthode peut être planifiée à moyen terme pour baisser et plafonner les frais d’incidents.

Dans le contexte actuel de crise économique, les frais d’incidents bancaires pourraient annuler tous les efforts faits par le Gouvernement à destination des familles si les aides consenties sont récupérées par les banques in fine.

L’Unaf est attachée à garder le modèle de la banque de détails avec un réseau d’agences sur tout le territoire. La crise du Covid a montré l’intérêt d’avoir une présence physique des banques sur tout le territoire. Le métier de conseiller bancaire doit retrouver toute sa dimension de conseil dans la pratique des banques. Les banques ont un rôle à jouer face aux clients en difficulté d’orientation vers les Points conseil budget pour que les familles concernées puissent bénéficier d’un accompagnement budgétaire.

@ : cmenard unaf.fr - ftocque unaf.fr

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