UNAF - Les solidarités familiales, des piliers pour l’insertion des jeunes, par Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf

Réalités Familiales n°130/131

Les solidarités familiales, des piliers pour l’insertion des jeunes, par Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf


22/09/2020

Illustration article

Editorial
par Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf

La quête d’autonomie est à la fois un défi et un accomplissement. Un défi, car quitter le nid familial, trouver un emploi stable et un logement est particulièrement difficile pour la jeune génération. Accomplissement, car elle représente pour les parents depuis toujours le couronnement de leur rôle : tous souhaitent pour leurs enfants qu’ils deviennent des adultes autonomes, qu’ils « volent de leurs propres ailes ».

Accompagner son enfant vers l’autonomie est un long processus qui commence dès le plus jeune âge et se poursuit bien au-delà de la majorité. Apprentissage ou études longues, chômage ou premier emploi, job étudiants, cohabitation ou logement indépendant… Etre jeune se vit dans une multitude de réalités. Aussi variées soient ces réalités, cette période est souvent marquée par l’instabilité, parfois par la précarité. Le soutien familial joue alors un rôle essentiel. D’un strict point de vue financier, ce sont environ sept parents sur dix qui soutiennent chaque mois leur jeune adulte et consacrent une part importante de leurs ressources, pour l’aider du mieux qu’ils peuvent à se lancer dans la vie. Le soutien prodigué par les familles prend bien d’autres formes : soutien affectif et relationnel, matériel, domestique, administratif, aide à la recherche d’emploi, d’un logement, à l’aménagement...

Soutenir les familles pour soutenir les jeunes

Ces solidarités familiales, longtemps ignorées, sont depuis peu mieux étudiées et quantifiées : elles sont indéniablement des piliers pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Elles sont complétées par notre système d’aides publiques, qui représente également un soutien
précieux pour les jeunes adultes. C’est particulièrement vrai pour les jeunes qui ne peuvent pas bénéficier des solidarités familiales : rupture familiale, fragilité économique et/ou sociale… Malgré ces efforts, les situations de grande précarité sont encore trop nombreuses, elles doivent trouver des réponses adaptées. Pour l’Unaf, le Revenu universel d’activité (RUA) pourrait être l’occasion d’une extension de la protection sociale aux moins de 25 ans, en ciblant les jeunes les plus fragiles, et un outil de lutte contre la pauvreté et les inégalités. Ces mesures ne doivent toutefois pas être prises au détriment du soutien social et fiscal aux parents de jeunes adultes, à un âge où le coût de l’enfant reste si important.

Les familles doivent donc continuer d’être soutenues quand leurs enfants grandissent et l’être davantage, pour leur donner confiance en l’avenir et les aider à devenir des adultes autonomes et responsables. La crise sanitaire que nous traversons a démontré de manière empirique que la famille est la première instance de solidarité, sur laquelle l’action publique doit s’appuyer.


Lire le sommaire

Pour commander ce numéro :
Réalités Familiales n° 130-131 : « Jeunes, vie active & autonomie »
Prix : 10 € + 3,15 € de frais de traitement, à commander à l’Unaf, Service communication : 28, place Saint-Georges 75009 Paris Tél. : 01 49 95 36 00
E-mail : realites.familiales unaf.fr

Haut de page