UNAF - Contribuer à la préservation de l’environnement par ses choix alimentaires : l’affichage environnemental pour choisir et agir - L’Unaf a participé à une réunion sur ce sujet organisée par l’ADEME

Contribuer à la préservation de l’environnement par ses choix alimentaires : l’affichage environnemental pour choisir et agir - L’Unaf a participé à une réunion sur ce sujet organisée par l’ADEME


09/02/2021

Le projet d’affichage environnemental, déjà expérimenté en 2012, est relancé. Il s’agit de rendre obligatoire à moyen terme l’indication, pour chaque produit alimentaire, d’une note standardisée, claire et lisible d’impact du produit sur l’environnement, de la production à l’assiette. Cela permettra aux familles de choisir pour agir : elles pourront ainsi par leurs décisions de consommation contribuer à la préservation de l’environnement.

Aujourd’hui, le Comité Partenaires Associations Alimentation de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) reprend ce sujet. Cela fait partie de la mise en oeuvre de la loi « anti-gaspillage pour une économie circulaire » dite loi AGEC, adoptée le 10 février 2020.

A travers sa participation régulière aux travaux de ce comité, l’Unaf veillera à ce que cet affichage soit bénéfique aux consommateurs et les aide à choisir pour agir.

L’Unaf, représentée par Valentine de La Morinerie, chargée de mission au pôle « Habitat-Cadre de vie- Environnement » a participé à une première rencontre le 4 février dernier.

En quoi les consommateurs peuvent-ils contribuer à la préservation de l’environnement et au développement durable par leurs choix alimentaires ?

A quoi sert l’affichage environnemental ?

L’affichage environnemental vise à donner au consommateur une information loyale pour le sensibiliser à mieux consommer, de manière éclairée, au regard des enjeux du développement durable : changement climatique, énergies, biodiversité, eau, santé-environnement, … Il permettra de comparer les produits entre eux en vue d’une évolution de la qualité des produits et services pour plus de durabilité. C’est ainsi que Brune Poirson, alors Secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, le définissait lors du lancement de ce sujet en présence de l’Unaf en février 2020.

En quoi nos choix alimentaires ont-ils un impact sur l’environnement ?

Certaines productions alimentaires consomment plus d’énergie et d’eau que d’autres.

A titre d’exemple :

  • la production d’un kilo de viande consomme beaucoup plus d’eau que la production d’un kilo de légumineuses qui en nécessite peu : or, ces deux aliments apportent, l’un comme l’autre, les protéines nécessaires à une bonne alimentation.
  • l’utilisation massive par l’industrie agro-alimentaire, notamment, de certaines matières premières, comme l’huile de palme, contribue à la déforestation et à la disparition d’espèces végétales et animales, principalement en Indonésie en raison de son climat tropical.

Quel est l’enjeu de cet affichage pour les familles du point de vue de l’Unaf ?

Pour l’Unaf, cet affichage répond à une vraie attente sociétale. Il répond bien à son invitation « choisir pour agir » en direction des familles.

Quelle part l’Unaf prend-elle dans cette démarche ?

A sa demande, l’Unaf, représentée par Valentine de La Morinerie, a participé le 4 février dernier à une réunion d’information des associations de consommateurs : tout d’abord sur les étapes qui nous séparent d’un affichage environnemental obligatoire, puis sur l’outil de mesure, en cours de développement, des impacts environnementaux de la « fourche à la fourchette », autrement dit du lieu de production à l’assiette. Cette réunion se tenait dans le cadre du Comité Partenaires Associations Alimentation de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

L’intérêt de l’outil de mesure présenté, Agribalise, en cours de développement par l’ADEME, est d’intégrer de très nombreux indicateurs et d’utiliser des références de mesure internationales qui permettront de comparer les produits issus de pays différents. Il faudra cependant que tous les pays de l’Union européenne rendent cet affichage obligatoire au même moment pour éviter les distorsions de concurrence intra-européennes. L’esprit de ce projet rejoint les préconisations exprimées dans le rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) : « L’affichage environnemental, levier pour la mise en œuvre de l’économie circulaire » de mars 2019 que l’Unaf avait voté. Cet avis indiquait l’importance de définir, en France, par voie réglementaire, voire législative, un dispositif unique et obligatoire incluant le marquage environnemental pour toutes les entreprises pratiquant l’affichage environnemental.

Lire le rapport du CESE sur l’affichage environnemental

Quel est le rôle de l’Unaf et qu’attend l’ADEME des associations de consommateurs ?

L’ADEME attend d’elles qu’elles contribuent à un travail de sensibilisation des familles sur l’impact environnemental et qu’elles leur donnent une envie de transparence sur ce sujet.

L’Unaf va suivre attentivement l’avancement de ce projet d’affichage environnemental. C’est la raison pour laquelle l’Unaf avait participé dès le 10 février 2020, aux réunions organisées par le Ministère de la Transition écologique et solidaire. Leur objet était d’informer et d’échanger sur l’application de la mesure visant à instaurer un affichage environnemental volontaire pour les produits alimentaires pour mettre en oeuvre la loi anti- gaspillage pour une économie circulaire.

L’Unaf a, dès l’émergence de ce projet,

  • demandé à être associée au dispositif pour être force de propositions en raison de son expertise de la vie quotidienne des familles et de leurs attentes,
  • insisté sur le fait que cet affichage doit remporter la confiance des familles pour des achats éclairés,
  • indiqué qu’il nécessite un accompagnement éducatif au regard de la complexité des multicritères qui seront utilisés : impacts environnementaux sur les sols, sur l’eau et les océans et sur l’air.

L’Unaf maintiendra ses exigences formulées dès 2012 : très favorable à ce dispositif, elle en préconisait déjà la généralisation. Elle s’était unie dès le 26 novembre 2012 avec plusieurs associations de consommateurs pour l’exprimer dans un communiqué de presse commun (ADEIC, AFOC, ASSECO-CDFT, CNAFC, Familles de France, Familles Rurales), tout en demandant à ce qu’une attention particulière soit portée aux points suivants :

  • la proximité de l’affichage, c’est-à-dire qu’il se trouve sur le produit ou le lieu de vente avec, le cas échéant, un complément disponible sur un site Internet dédié indépendant ;
  • la facilité pour tous les consommateurs, de s’approprier les messages fournis,
    notamment en utilisant un vocabulaire simple et compréhensible ;
  • la qualité de l’affichage afin que les données affichées soient fiables et facilement lisibles, (à l’exemple du Nutriscore qui ne juge que l’aspect nutritionnel), qu’elles fassent l’objet d’un suivi, d’une évaluation et d’un contrôle publics.

L’Unaf juge ces exigences toujours d’actualité et veillera à leur application. Cela est indispensable pour que cet affichage remporte la confiance des familles pour des achats éclairés. Elle va s’impliquer dans l’accompagnement éducatif pour sensibiliser au mieux les familles.

@ : vdelamorinerie unaf.fr

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