UNAF - L’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 23 et 24 février 2021 : Point d’étape des travaux réalisés autour de la saisine gouvernementale « vaccination » - Financement des investissements pour l’avenir : enjeux et déclinaisons

L’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 23 et 24 février 2021 : Point d’étape des travaux réalisés autour de la saisine gouvernementale « vaccination » - Financement des investissements pour l’avenir : enjeux et déclinaisons


02/03/2021

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L’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 23 et 24 février 2021. A l’ordre du jour, étaient inscrites les questions suivantes :

Point d’étape des travaux réalisés autour de la saisine gouvernementale « vaccination » - DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

Les vaccins sont l’un des moyens de voir le bout du tunnel pour de nombreuses familles dans leur vie quotidienne même si certaines sont encore en attente de résultats tangibles sur l’efficacité des vaccins et l’absence d’effets secondaires, notamment à long terme.

Les recommandations déjà validées pour ce rapport d’étape sont de nature à aider les pouvoirs publics à adapter la stratégie vaccinale dans un contexte en perpétuelle évolution.

Le Groupe de l’Unaf tient à mettre l’accent sur plusieurs points.

En prenant appui sur les tournées des services infirmiers, les équipes mobiles doivent se mettre en place et s’organiser pour vacciner et « aller vers » les personnes les plus fragiles.

La communication doit s’adresser à l’ensemble des familles d’une manière claire et adaptée à leurs besoins. Son élaboration doit s’appuyer sur les associations compétentes.

Les femmes enceintes ou qui allaitent ont été exclues des phases 1 et 2 de la vaccination, faute de données fiables : c’est une source d’inquiétude pour elles et leur enfant. Si le cas par cas est recommandé par l’ANSM pour leur vaccination, il reste que ce flou ne génère pas la confiance. La stratégie vaccinale doit pouvoir mieux intégrer leurs attentes par une information adaptée, délivrée par les professionnels médicaux et médico-sociaux intervenant auprès d’elles comme le gynécologue, la PMI ou encore les travailleuses en intervention sociale et familiale chargées du suivi des mères à leur retour à domicile.

Dernier point, la vaccination peut entraîner des questions éthiques et il nous semble nécessaire que le CCNE ou les espaces éthiques régionaux puissent être saisis en urgence.

Le financement des investissements pour l’avenir : enjeux et déclinaisons - DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

Placer la France sur une nouvelle trajectoire de développement durable, voir la transition environnementale comme porteuse de potentialités et non comme une contrainte, gagner en souveraineté sur des secteurs industriels stratégiques, voilà la feuille de route que fixe le CESE pour l’avenir avec cet avis.

Dans cette période d’incertitudes profondes, jamais le besoin de confiance n’a été aussi fort, pour favoriser l’acceptabilité sociale des réformes nécessaires. Retrouver confiance en l’économie, nécessite qu’elle soit au service des femmes et des hommes, comme des familles, pour contribuer à leur bien-être, à des projets innovants, à la justice sociale et à l’exigence environnementale.

La France dans l’Europe d’aujourd’hui a des atouts et il faut les conforter. Cela suppose aussi de s’appuyer sur les acteurs locaux, et de ne pas écrire la transition écologique par la négative avec de nouvelles interdictions ou de nouveaux impôts. Il faut privilégier la confiance à la contrainte, l’incitation économique à l’alourdissement fiscal, le droit souple à l’étouffement normatif. Des mécanismes de compensation budgétaires, fiscaux ou douaniers doivent prévenir tout risque de perte de pouvoir d’achat pour les familles, et de distorsion de concurrence pour les entreprises.

Le Groupe de l’Unaf retient plus particulièrement les préconisations 1 et 5, et dans le champ de la filière de l’immobilier, les préconisations 14 et 15.

La préconisation 1 reprend une constante dans de nombreux avis du CESE, inscrire le rôle de l’Etat stratège dans le temps pour construire des écosystèmes favorable au développement de secteurs économiques et innovants. La stabilité de la réglementation y apparaît comme centrale pour donner confiance aux acteurs économiques comme aux investisseurs.

Orienter l’épargne des ménages vers des projets de développement durable est également un moyen de financement à encourager et responsabilisant. Mais attention aux produits financiers verts en trompe-l’œil. Il en va là aussi de la crédibilité des actions engagées.

Sur la filière de l’immobilier, ce point est central pour les familles car le logement est le premier poste de dépenses dans leur budget. La rénovation énergétique est un moyen efficace pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre mais aussi de maitriser les dépenses contraintes pour les familles avec une attention particulière pour celles en précarité énergétique.

La préconisation visant à améliorer le « parcours rénovation » est également importante pour les familles, pour étaler les investissements à faire dans le temps mais à l’appui d’un diagnostic global préalable limitant les imprévus et les aléas de travaux réalisés sans cohérence d’ensemble.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard unaf.fr

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