UNAF - Enjeux de la grand-parentalité : l’Unaf auditionnée par la députée Olga Givernet

Enjeux de la grand-parentalité : l’Unaf auditionnée par la députée Olga Givernet

17/03/2021

Enjeux de la grand-parentalité : Audition de l’Unaf par la députée Olga Givernet (LREM, Ain)

Le 10 mars dernier, la Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc a été reçue en audition en visioconférence par la députée de l’Ain, Olga Givernet (LREM), en présence également de la députée de l’Allier Laurence Vanceunebrock (LREM) sur la grand-parentalité. Jean-Philippe Vallat, en charge de la Direction des politiques et actions familiales et des études, et Claire Ménard, chargée des relations parlementaires étaient aussi présents.

La députée Olga Givernet a précisé, en introduction, le cadre du travail qu’elle engage avec la première audition, celle de l’Unaf, sur la grand-parentalité.

Elle rappelle ainsi qu’elle a conduit un travail sur les vacances 2020 en lien avec la crise de la Covid-19. A cette occasion, la place des grands-parents a fait l’objet d’un focus car l’importance de ce lien familial a été révélée au grand jour et ce d’autant plus qu’avec la crise, ce lien familial était déstabilisé.

L’image des grands-parents est mise à mal : ces personnes apparaissent comme vulnérables et fragilisées comme des personnes à protéger. L’objet du travail engagé est de revaloriser le rôle de ces personnes dont l’âge s’étale de 55 ans à 80 ans dans l’exercice d’une solidarité intergénérationnelle à l’égard des petits-enfants de 0 à 25 ans.

Ces grands-parents sont aussi une génération pivot entre des petits-enfants à aider et une aide et un accompagnement à assurer auprès de leurs parents âgés.
Il s’agit donc de revaloriser le rôle des grands-parents en approfondissant les niveaux de leur intervention dans la société et comment cela se traduit au plan juridique, financier, du travail et de l’emploi.

Ce travail aboutira avec un colloque sur la grand-parentalité à l’Assemblée nationale le 28 juin prochain.

En réponse, Marie-Andrée Blanc a précisé que les familles ont tenu face à la crise et ont permis à la société de tenir. La cellule familiale a pris toute sa place pour faire face à la crise.

Elle a ensuite déroulé les enseignements de l’Observatoire des familles réalisé en avril 2020 sur le rôle des grands-parents dans la vie familiale. + Lire. Il a ainsi été souligné l’originalité de cet observatoire à savoir de s’adresser aux parents d’enfants mineurs pour les interroger sur leurs attentes et leurs pratiques quant au rôle donné aux grands-parents dans leur propre vie familiale.

L’observatoire révèle la diversité des aides apportées par les grands-parents tenant compte de la diversité des situations notamment en lien avec l’éloignement géographique ou au contraire la proximité. La proximité des grands-parents favorise les aides face aux imprévus pour enfant malade ou école fermée avec de la garde des enfants ou des aides financières régulières pour l’achat de vêtements…

Les politiques publiques doivent donc mieux tenir compte de cette diversité et ne pas en encourager plus une forme qu’une autre. L’enquête montre aussi l’ampleur des solidarités apportées par les grands-parents. Elles sont largement diffusées dans tous les milieux sociaux et s’adaptent aux moyens des grands-parents mais aussi aux besoins des parents : les parents de professions intermédiaires sont plus fréquemment aidés financièrement que les parents cadres tandis que les familles monoparentales le sont davantage que les couples.

Enfin, Marie-Andrée Blanc a souligné que, dans l’actualité, la question de l’épargne accumulée pendant la crise est très prégnante. Pour l’Unaf, il y a derrière cette question, un enjeu de solidarité intergénérationnelle avec la possibilité d’ouvrir une exonération des dons des parents et grands-parents vers les enfants et petits-enfants bornée dans le temps.

L’Unaf dans ses propositions pour les présidentielles de 2017 « Donner confiance aux familles » avait également ouvert une voie, qui garde aujourd’hui toute sa pertinence :

  • Faciliter les donations en réduisant les délais de reconstitution de l’abattement sur les droits de succession de 15 à 10 ans, afin de favoriser les transmissions entre générations au profit des jeunes.

En conclusion, si les grands-parents ont un rôle à jouer dans la transmission et la construction du lien intergénérationnel, l’urgence est de refonder la politique familiale pour les parents en intégrant, lorsque cela le nécessite, les grands-parents.

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