UNAF - Situation du secteur de l’accueil du jeune enfant dans le contexte actuel de l’épidémie : l’Unaf a participé à une visioconférence organisée par Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et des familles

Situation du secteur de l’accueil du jeune enfant dans le contexte actuel de l’épidémie : l’Unaf a participé à une visioconférence organisée par Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et des familles


14/04/2021

La Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc, accompagnée de Patricia Humann, coordonnatrice du pôle Education - Petite enfance - Jeunesse, a participé à une réunion organisée par Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de l’enfance et des familles, en visoconférence le mardi 13 avril 2021 avec les professionnels de la petite enfance (modes d’accueil individuels et collectifs). Il s’agissait d’évoquer la situation du secteur de l’accueil du jeune enfant dans le contexte actuel de l’épidémie.

Les professionnels ont fait état de la grande fatigue du personnel, qui se sentent oubliés par les pouvoirs publics alors que leur métier est essentiel pour les familles. Ils souhaiteraient être considérés comme membres essentiels de la communauté éducative. Ils ont remercié cependant le secrétaire d’état pour la rapidité des éléments fournis : liste des personnes prioritaires, nouveau protocole, FAQ …
Ils ont signalé une grande incompréhension des parents « non indispensables », sachant que seuls les parents « indispensables » voient leurs enfants accueillis en EAJE PSU, alors que les crèches CMG peuvent encore accueillir tous les enfants. Cette règle n’est pas forcément claire pour les parents.

Les professionnels ont mis l’accent sur les familles en détresse et les enfants en situation de handicap. Il faut que les enfants fragiles bénéficient eux aussi de l’aide des 10€ apportée par la Cnaf.

Ils ont aussi regretté que les micro-crèches PAGE ne puissent faire connaître leurs places sur monenfant.fr. La vaccination du personnel petite enfance est, par ailleurs, attendue comme indispensable.
Une question se pose par ailleurs : quand le personnel sera vacciné, pourront-ils enlever leur masque, élément très important pour la qualité de l’accueil ?

Les professionnels ont par ailleurs signalé que les tests salivaires dans les crèches ne sont pas appropriés. Ce n’est pas possible de faire peser cette nouvelle obligation sur les professionnels et un doute persiste sur la pertinence de ces tests pour des enfants de moins de trois ans.

Enfin un remerciement a été adressé à la Cnaf par les professionnels des modes de garde collectifs pour sa grande réactivité.

Les assistantes maternelles ont exprimé leur désarroi face aux indécisions du début du confinement. Aujourd’hui, certaines sont en difficultés car elles craignent le virus (surtout si elles sont enceintes) ou bien ne savent pas si elles vont être indemnisées si elles ne peuvent pas travailler.

Adrien Taquet a répondu qu’il en appelait à la responsabilité des parents afin d’éviter les brassages et la circulation du virus. La règle est celle de la fermeture des crèches sauf pour les professionnels indispensables. Elle est importante à respecter. Il a été laissé la possibilité au préfet de compléter cette liste.

Les Assistantes maternelles et micro crèches peuvent continuer leur accueil. Pour Adrien Taquet « le principe est posé mais on a laissé une ouverture. Ça peut donner le sentiment d’inégalité mais c’est plutôt du plus par rapport à la règle de base ».

La possibilité d’enlever son masque quand on est vacciné est un point important, qui se pose plus largement. Le Haut conseil de la santé publique y travaille.

Isabelle Sancerni, Présidente de la Cnaf, est intervenue pour préciser que la Cnaf a été réactive dès le 3 avril sur https://mon-enfant.fr/ avec la possibilité de remplir les disponibilités des structures. Les micro-crèches n’étaient pas ouvertes au premier confinement. C’est pour le coup plus difficile à mettre en place mais cela doit se faire.

Marie Andrée Blanc a rappelé qu’elle se faisait l’écho de la voix des familles. Elle a apprécié l’effort d’assouplissement qui a pu être fait pour prendre en compte toutes les personnes qui sont indispensables à la nation, y compris celles qui ne faisaient pas partie de la liste initiale des personnels prioritaires. En effet, dans certains départements, le Préfet a pu valider la possibilité d’accueil des enfants du personnel « mandataire judiciaire » des Udaf, qui sont donc accueillis dans les crèches, les écoles et les centres de loisirs.

Marie-Andrée Blanc a rappelé la difficulté pour les parents de travailler et de garder les enfants tout en assurant les devoirs la semaine dernière et durant les vacances. Beaucoup d’enfants sont allés rejoindre les grands parents. Et certains pourront aller en centres de loisirs. Mais dans la ruralité, toutes les communes n’ont pas de centres de loisirs, et ceux qui sont ouverts nécessitent parfois de faire de nombreux kilomètres.

Par ailleurs, Marie-Andrée Blanc a réaffirmé que le télétravail n’était en aucun cas un mode de garde !

Adrien Taquet a répondu qu’il était conscient que le télétravail ne devait pas être un mode de garde. Il a reconnu qu’il pouvait être difficile pour les parents de s’organiser. Mais il a aussi rappelé que la Ministre Élisabeth Borne a redit que, même pour les parents dont l’emploi est « télétravaillable », ils peuvent bénéficier du chômage partiel si l’entreprise est d’accord.

@ : phumann unaf.fr

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