UNAF - L’Unaf a participé à un point sur la situation sanitaire organisé par le Ministère de l’Education nationale

L’Unaf a participé à un point sur la situation sanitaire organisé par le Ministère de l’Education nationale


28/04/2021

La Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc et Patricia Humann, coordonnatrice du pôle « Education - Petite enfance - Jeunesse » ont participé le 22 avril dernier, à la réunion « Point sur la situation sanitaire », aux côtés de Thierry Ledroit, Directeur du cabinet du Ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, et Isabelle Bourhis, Conseillère - Cheffe du pôle social. Etaient aussi présentes la FCPE, la Peep, l’Unappe.

Depuis le 26 avril, les écoliers ont repris en plein effectif. Les collégiens et les lycéens restent quant à eux, en cours à distance jusqu’au 3 mai. Le protocole pour la reprise des écoliers a été reconduit et stabilisé et une foire aux questions a été mise en ligne sur le site du ministère. + Lire

Pour rappel, le protocole relatif à la reprise des écoles est inchangé, avec notamment l’aération et l’aménagement des locaux et des cantines. Ce protocole est strict au regard des recommandations de santé et de ce qui se pratique dans les autres pays.
Le ministère va se donner les moyens de tester les élèves, avec une montée en charge des tests salivaires (jusqu’à 600 000 par semaine) et il va fournir au personnel des auto-tests pour s’auto-tester à domicile. Si un cas est détecté, la classe devra être fermée.

Le ministère a pris acte des difficultés vécues par les collèges et lycées en début de la première semaine du confinement, qui a connu d’importants bugs informatiques du fait du grand nombre de connexion. La capacité des espaces numériques de travail (ENT) a été doublée. Le Cned a fait l’objet d’un travail similaire. Au-delà de ces aspects, le ministère a passé des consignes aux enseignants, avec un cadre national et l’élaboration de fiches pour anticiper.

La deuxième phase est celle du 3 mai pour une reprise des lycéens en demi-jauge. La même chose sera mise en place aussi pour les collèges des départements les plus sensibles pour la 3e et 4e.

Les lycéens pourront faire des auto-tests eux aussi à partir de 15 ans, à partir du 10 mai. Le gouvernement évalue que le risque de contamination peut être ainsi diminué de 50% grâce à ces auto-tests. Une phase d’initiation se fera en supervision, avec un cadre sanitaire préconisé par le ministère de la santé.

Le Ministère de l’Education nationale a recruté 1700 médiateurs pour les opérations de dépistage. Des recrutements de professeurs seront possibles pour remplacer les professeurs absents.

Les associations de parents d’élèves et l’Unaf ont noté les difficultés suivantes qui n’ont pas toutes trouvé de réponses :
• prendre en compte la difficulté pour les parents de récupérer leurs enfants en pleine journée si un enfant est testé positif.
• si une classe est fermée, y aura-t-il un certificat pour arrêt de travail pour les parents ?
• la continuité pédagogique sera-t-elle également au rendez-vous pour les classes en éviction ?
• la garderie, les activités périscolaires seront elles maintenues ?
• un enseignant qui a eu un élève positif dans sa classe sera-t-il considéré comme cas contact ?
• par rapport aux examens de fin d’année : quand aura-t-on davantage d’informations sur les dates des examens (bac philosophie, grand oral, bac français) ?

Les différentes associations ont noté les difficultés à accepter les auto-tests pour les lycéens d’autant plus que parents ont lu des articles mettant en avant les risques des tests naso pharyngés.

Sur le plan pédagogique

Les associations ont noté un manque de préparation au grand oral : selon une grande majorité de parents, le sujet n’a pas été abordé avec leurs élèves.

L’Unaf a fait savoir que les retours des familles montrent que les cours en visioconférence sont souvent insuffisants. Il conviendrait de donner des consignes claires aux enseignants pour le nombre de cours en visio suivant les âges. Sur ce point, la Dgesco a répondu qu’elle a donné des recommandations mais qu’elle ne souhaite pas donner des consignes trop injonctives aux enseignants qui doivent garder leur liberté pédagogique. Le ministère est plutôt favorable à un rappel des bonnes pratiques. C’est le choix qui a été retenu.

@ : phumann unaf.fr

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