UNAF - Obligation de formation des jeunes entre 16 et 18 ans : l’Unaf a participé à la réunion organisée par la DGESCO

Obligation de formation des jeunes entre 16 et 18 ans : l’Unaf a participé à la réunion organisée par la DGESCO


14/09/2021

Patricia Humann, coordonnatrice du pôle Education - Petite enfance - Jeunesse, à l’Unaf a participé le 9 septembre dernier, à la réunion organisée par la DGESCO sur l’obligation de formation des jeunes entre 16 et 18 ans inscrite dans la loi pour une Ecole de la confiance de 2019.

La garantie d’une formation jusqu’à 18 ans constitue une obligation pour les jeunes mais aussi et d’abord pour les pouvoirs publics eux-mêmes. Elle implique :
• de repérer et de contacter les jeunes concernés,
• de leur proposer un accompagnement adapté grâce à un entretien de situation
• de leur présenter sur cette base une solution d’orientation ou un parcours d’accompagnement renforcé leur permettant de les remobiliser et de les insérer.

Notons également que le suivi du jeune une fois une solution trouvée, se fait sur la durée pour pallier au mieux aux difficultés et abandons de parcours.

Ce sont les missions locales qui seront directement chargées d’assurer le respect de cette obligation de formation, en lien étroit avec les autres acteurs, dans le cadre des plates-formes de suivi et d‘appui aux décrocheurs : réseaux Foquale des acteurs de l’éducation nationale (établissements scolaires, centres d’informations et d’orientation, mission de lutte contre le décrochage scolaire, structures de retour à l’école type micro-lycées), Pôle emploi, écoles de la deuxième chance, etc.

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans le plan de lutte contre la pauvreté, la mission de lutte contre le décrochage scolaire et le plan de relance #1jeune#1solution.

Mise en œuvre depuis septembre 2020, une campagne de notoriété a été lancée ce week-end afin que les jeunes et familles concernées accèdent au service d’accompagnement.

  • 90 000 mineurs de 16/18 sans solutions, sont potentiellement concernés par l’obligation de formation.
  • 86 000 jeunes ont bénéficié de la mesure l’année dernière et 66 000 ont trouvé une solution

La Dgesco a précisé les points suivants :

• Il est important de noter que les centres d’information et d’orientation (CIO) sont au cœur du système, Ils font un travail de proximité. Les familles peuvent s’y adresser. Un numéro vert 0800122500 permet à tous de prendre attache auprès des acteurs du territoire et tout de suite de mettre le jeune en accompagnement en proximité.

• Tous les jeunes dans les bases de données des établissements sont surveillés, et soit directement contacté par le CIO, la mission locale soit il y a une démarche spontanée de la part du jeune et ce sont les relais sur le terrain qui agissent. L’objectif de la campagne est de faire que si un jeune n’est pas repéré il puisse se faire connaître. On est bien dans ce cadre de palier au risque d’exclusion du jeune, de basculer dans la grande pauvreté. Cela concerne des jeunes qui n’ont pas obtenu de diplôme ou les apprentis qui ont obtenu un CAP mais qui sont sans solution, ou des jeunes qui ont le bac, et que l’on va accompagner jusqu’à l’entrée en supérieur ou à une formation professionnelle.

• On est dans l’idée de proposer une formation, et d’accompagner socialement le jeune avec la famille car les jeunes sont mineurs. Il y a des jeunes que l’on n’arrive pas à suivre. Il y a des dispositifs de « maraudes » jusqu’aux portes des logement des familles et l’on enclenche les systèmes sociaux, in fine les jeunes sont signalés au conseil départemental. Une aide financière peut être apportée au jeune.

L’Unaf a suggéré de créer un partenariat local avec les Udaf (notamment celles qui gèrent des mesures de protection de l’enfance (MJAGBF).

Il est difficile de joindre les élèves, la campagne se concentre donc aussi sur les familles et plus globalement sur l’entourage du jeune : les grands-parents, la famille au sens large. Les parents sont démunis le plus souvent.

@ : phumann unaf.fr

Haut de page