UNAF - Le 6 octobre - Journée nationale des Aidants : Impact de la crise sanitaire sur la vie des aidants familiaux : un manque de réponses concrètes

Communiqué de presse commun

Le 6 octobre - Journée nationale des Aidants : Impact de la crise sanitaire sur la vie des aidants familiaux : un manque de réponses concrètes


30/09/2021

Illustration article A l’occasion de la journée nationale des aidants, les associations membres du CIAAF publient une étude exclusive sur l’impact de la crise sanitaire sur la vie des aidants familiaux, en collaboration avec l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Le rôle déjà essentiel des aidants avant le confinement, s’est révélé vital dans la gestion de la crise sanitaire… mais à quel prix pour les aidants ? Le manque de réponses concrètes pour les aidants 6 mois après la fin du premier confinement conduit le CIAAF à interpeller le gouvernement sur l’urgence de leurs besoins.

Un isolement accru et imposé

Les aidants familiaux ont subi de plein fouet la fermeture des établissements, la réduction des services d’aide à domicile, et l’impossibilité pour leur famille de venir les aider. Ils ont alors dû s’adapter très rapidement pour accueillir leur proche à domicile, concilier télétravail et rôle d’aidant… Si 67 % des aidants répondant à l’enquête étaient accompagnés dans le rôle d’aidant avant le confinement, seuls 48 % l’ont été pendant. Ainsi l’absence d’aide s’est imposée pour 79% des aidants.

Une intensification dans l’aide et une capacité à encaisser

Pendant la période de confinement, les aidants ont été contraints de s’adapter à une intensification de l’ensemble des types d’aide (surveillance, soutien moral, réalisation d’actes intimes, stimulation par des activités…). Ceci a conduit à une nette augmentation de leur épuisement physique (72,5 %) et moral (75,5 %). Pourtant, moins de 10 % des aidants seulement ont pu bénéficier d’une modification du plan d’aide.

Trop peu de réponses au besoin de répit

Le 1er besoin exprimé par les aidants reste la possibilité de pouvoir bénéficier de solutions de répit. Pourtant, 6 mois après la fin du premier confinement, 44 % des aidants n’ont bénéficié d’aucune aide alors qu’ils étaient plus de 81 % à déclarer en avoir besoin. Les freins au recours sont pour plus de la moitié d’entre eux la lourdeur administrative (51 %) et pour 44,5 % d’entre eux le coût financier.

Sur la base de ces constats et des besoins exprimés par les aidants, le CIAAF demande :

  • Une prise en charge administrative des demandes de répit exprimées auprès des plateformes de répit en permettant à chaque aidant identifié par la plateforme répit de disposer d’un accompagnement individuel par un “case manager” déterminé.
  • L’allocation d’un crédit d’heure attribué automatiquement chaque année pour financer toute formule de répit.
  • La mise en place d’un outil unique qui répertorie les différentes solutions de répit et qui informe de la disponibilité en temps réel.

Dès juin 2020, au vu des résultats de sa 1re enquête, le CIAAF demandait déjà la mise en place de mesures rapides. Le manque de réponses concrètes pour les aidants 6 mois après la fin du premier confinement l’a obligé à interpeller le gouvernement sur l’urgence de leurs besoins : après le 2e confinement, presque 1 aidant sur 2 notait une dégradation de sa santé et 1 aidant sur 3 déclarait une dégradation de sa situation financière.

L’étude est à retrouver en intégralité sur le site du CIAAF


Contacts presse :

Le Collectif Inter-Associatif des Aidants Familiaux s’est donné pour mission de faire reconnaître par la société le rôle et la place de tous les aidants familiaux et de défendre leurs intérêts, quel que soit l’âge, le handicap et/ou la maladie de la personne aidée.

Ses membres :

CP-commun-etude-ciaaf.pdf
PDF - 367.2 ko


Haut de page