UNAF - Assouplissement de la loi SRU : un amendement inacceptable

Construction HLM

Assouplissement de la loi SRU : un amendement inacceptable

06/02/2006

La loi portant engagement national pour le logement a été votée à l’Assemblée nationale en première lecture le 31 janvier 2006, avec l’introduction de plusieurs amendements dont un limitant la portée de l’art 55 de la loi Solidarité Renouvellement Urbain (SRU) qui impose aux communes de plus de 3.500 habitants d’atteindre un quota de 20 % de logements sociaux. Cet amendement inclurait durant cinq ans dans le quota de logements sociaux : les HLM vendus à leurs locataires, les maisons à « 100 000 euros » et les logements neufs privés achetés grâce à un prêt à taux zéro.

Pour l’UNAF, cet assouplissement n’est sans doute pas la meilleure voie à suivre pour l’intérêt des familles et notre cohésion sociale.
Il est au contraire urgent d’encourager le strict respect du quota SRU par les nombreuses communes qui ne l’atteignent pas encore. La crise du logement que nous vivons aujourd’hui se traduit en effet par un manque important de logements accessibles financièrement et en particulier par un manque de logements locatifs sociaux.

Trouver ou garder un toit, se loger décemment, changer d’habitation au gré des aléas de la vie, est devenu un problème d’une urgence dramatique pour un nombre croissant de familles. De plus, nos observatoires de la famille ont mis en évidence les effets collatéraux que représentent pour la famille et pour les enfants, les mauvaises conditions de logement ou la perte de celui-ci.

L’UNAF attend ainsi, d’une grande loi d’engagement national pour le logement, des signes forts et concrets pour combattre l’inacceptable, une loi qui permette l’accroissement de l’offre de logements accessibles pour le plus grand nombre. L’Etat doit dans ce domaine réaffirmer sa compétence, sa responsabilité et son autorité dans la mise en oeuvre du droit au logement y compris par des mesures contraignantes.

Haut de page