UNAF - Santé : l’Euro de la discorde !

Communiqué UNAF - CISS - FNATH

Santé : l’Euro de la discorde !

14/02/2006

Certains syndicats de médecins menacent de faire payer aux usagers des dépassements d’honoraires s’ils n’obtiennent pas immédiatement la majoration d’un euro du prix de la consultation. Avec une moyenne de 5 000 consultations par an, il s’agirait donc d’une augmentation annuelle de 5 000 € : une demie année de salaire d’un smicard ! Quelle profession en France pourrait obtenir un tel avantage ? N’est-ce pas en plus la profession dont les revenus ont le plus augmenté ces dernières années ?

Pour le justifier, ces syndicats estiment qu’ils ont été de parfaits exécutants de la réforme de l’assurance maladie : baisse des arrêts de travail, augmentation des prescriptions en générique ... Ils prétendent être à l’origine d’un peu plus des 700 millions d’euros d’économie sur l’objectif d’un milliard indiqué dans la convention qu’ils avaient signé avec l’assurance maladie en 2005.

Le CISS, la FNATH et l’UNAF ne peuvent que dénoncer avec force la tendance, toujours plus importante de certains syndicats ou coordinations, à prendre en otage les usagers du système de soins afin de peser dans une négociation avec l’assurance maladie. Et, les associations voudraient bien croire que ces revendications sont sans aucun lien avec les élections professionnelles qui auront lieu dans quelques semaines.

Surtout, si l’économie avancée est bien confirmée, elle est en réalité le fait de tous, professionnels comme usagers. Aussi, si la revendication des syndicats des médecins devait aboutir, les associations demandent en symétrie que la franchise d’un euro demandée aux usagers depuis la loi du 13 août 2004 soit abrogée.

Pour les usagers, il n’est désormais plus concevable que leurs propres efforts -y compris financiers- soient détournés et profitent à d’autres, dans un contexte où leur reste à charge augmente sans cesse..

De même, elles rappellent que la convention entre les médecins et l’assurance maladie comportait d’autres engagements qui pour l’instant ne sont pas évalués, ce qui est tout à fait regrettable.

Enfin comme elles l’avaient indiqué lors de la précédente revalorisation de la lettre C, les attentes des médecins concernant la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, la diversification des modes de rémunérations, etc., qui nous paraissent des attentes légitimes ne sont absolument pas réglées par ce type de négociation. Si on passait à 21, puis 23 voir 25€ le prix de la consultation, cela aurait il un impact sur le sentiment de malaise de cette profession ? Les associations membres du CISS ne le pensent pas et ne veulent en aucune façon réduire ces problématiques à une simple histoire d’argent ne concernant que les médecins.

Il s’agit bien au contraire d’un choix de société, qui nous appartient collectivement !

Contacts presse :

  • Ciss : Jean-Luc Bernard 06.62.09.71.29, Christian Saout : 01 41 83 46 51
  • Fnath : François Verny 01.45.35.00.77
  • Unaf : Bruno Juigner 01.49.95.36.51, Nicolas Brun 06.60.47.66.20
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