UNAF - Les ménages continuent d’arbitrer leurs dépenses en faveur des TIC et modifient leurs consommations médiatiques...

Etude

Les ménages continuent d’arbitrer leurs dépenses en faveur des TIC et modifient leurs consommations médiatiques...

26/10/2006

Les français consacrent 112 euros par mois aux TIC, dont la moitié au téléphone mobile, dont sont en outre équipés 92% des 15-18 ans, révèle la troisième étude Use-IT de l’IDATE sur l’utilisation des nouvelles technologies par le grand public français, qui diagnostique un passage « d’un scénario d’accumulation des produits, à un service dématérialisé, accessible à tout instant sur différents terminaux. »

L’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (IDATE) a rendu publique, le 18 octobre 2006, la troisième édition de son étude annuelle Use-IT, portant sur l’utilisation des nouvelles technologies par le grand public français.

Cette étude, réalisée à partir d’une enquête auprès de 1054 ménages français, intègre une modélisation de la demande grand public et des prévisions de marché à l’horizon 2010.

On y apprend que le budget mensuel des dépenses d’un ménage consacrées aux TIC est de 112 €/mois.
TIC est à prendre ici au sens large : téléphonie mobile, fixe, internet, TV, musique, vidéo et jeux.

C’est la téléphonie mobile qui occupe la plus grande part dans ce budget, presque la moitié, suivi de la téléphonie fixe, puis de la télévision payante.

Malgré les pressions à la baisse des prix, ce budget devrait s’établir à 123 €/mois en 2010.
Ceci démontre que les ménages vont continuer à arbitrer leurs dépenses en faveur des TIC. Les parts des services Internet, de la téléphonie mobile et de la télévision payante vont continuer de croître alors les services voix commutée et le budget musique déclineront par la concurrence du gratuit.

Cette étude souligne par ailleurs des changements majeurs dans les usages.

Du fait de la mobilité des équipements, de la spécificité des services de chacun et de la multiplication des terminaux dans les foyers, les consommateurs arbitrent de plus en plus selon leurs contraintes et leurs désirs et chacun multiplie les modes de consommation individuelle.

Ainsi, les 15-18 ans sont suréquipés en mobile (92% !) et en baladeurs MP3 (75%). La moitié d’entre eux ont la télé et une console de jeux dans la chambre, dont un sur six avec accès au net. La consommation s’en trouve modifiée.

L’audience de la télévision traditionnelle s’érode de plus en plus au profit d’une dispersion des attentions entre les 4,4 écrans présents en moyenne par foyer.

En un an, le temps passé sur le net a augmenté de 3 heures : de 7,5 à 10,5 heures/semaine, souvent simultanément à la TV pour 17% des personnes.

Cette dispersion et cette individualisation des consommations médiatiques ne signifient pas pour autant une déstructuration des usages car elle s’accompagne d’une plus grande maîtrise de la programmation.

Ainsi les 15-18 ans passent un sixième de leur temps de visionnage devant des programmes enregistrés échappant ainsi aux messages publicitaires traditionnels.
56 % des téléspectateurs sont sensibles aux services audiovisuels à la demande et près de la moitié souhaiterait déjà pouvoir construire eux-mêmes leur grille de programmation.

Devenu internaute, ayant découvert l’interactivité, maîtrisant de plus en plus une panoplie d’outils numériques interconnectés et interopérables, le « consommateur » tend, selon l’IDATE, à devenir un « cosomm-auteur » qui participe à l’édition et à la diffusion de contenus.

Près d’un quart des internautes français met déjà à disposition des photos sur le Web et près d’un adolescent sur deux a créé son « blog » ou prévoit de le faire.

La logique du Web 2.0, des outils et des services collaboratifs et coproduits en ligne est à l’œuvre.

Cette logique tendra, selon l’IDATE, d’autant plus à se déployer que la fin des supports physiques est pour bientôt. Les deux tiers des adolescents ne gravent même plus leur CD de musique, préférant accumuler des fichiers. Ils n’hésitent pas à les effacer s’ils ont l’assurance de pouvoir les retélécharger plus tard.

En 2006, un internaute sur quatre pratique le téléchargement gratuit. Cette pratique a gagné un million d’adeptes depuis 2004 et s’accroît avec le déploiement de l’ADSL (pour rappel + de 3,4 millions d’abonnés en un an)

Pour les enquêteurs de l’IDATE « on passe donc d’un scénario d’accumulation des produits, à un service dématérialisé, accessible à tout instant sur différents terminaux ».

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