UNAF - Assemblée générale du Conseil national des transports

CNT

Assemblée générale du Conseil national des transports

15/01/2007

Illustration article

L’UNAF assistait le 13 décembre 2006 à l’Assemblée Générale du Conseil National des Transports (CNT), animée par Alain Gilles, président du Conseil, et qui comportait deux tables rondes, l’une consacrée au monde du transport face à l’effet de serre et la seconde à la défense du pavillon français.

Table ronde n°1 : Le monde du transport face à l’effet de serre, animée par Alain Bonnafous, Vice-président du CNT.

Plusieurs questionnements et demandes préalables ont eté formulés, relatifs :

  • aux investissements, modes de transports alternatifs au transport par la route( Fer, Fluvial..)
  • à la généralisation du « pédibus » (ramassage scolaire à pied), prôné par les représentants des usagers des transports
  • aux taxations de la pollution à envisager.

Les constats et analyses portaient sur :

  • la reconnaissance d’une convergence d’intérêt des responsables afin d’agir sur le présent
  • La reconnaissance d’un besoin de forte mobilité , les déplacements courts étant les plus courants
  • La nécessité de revoir le partage du trafic entre les différents modes de transport (« partage modal »), le chemin de fer étant pressenti pour absorber l’augmentation de trafic.

Vis-à-vis de la concurrence européenne sur le marché français, a été rappelée la nécessité de travailler dans l’avenir sur les trois segments que constituent la courte et moyenne distance, la longue distance, et le fret.

Les participants ont rappelé le contexte de forte croissance et d’évolution du transport depuis les années soixante, et de changement des modes de vie. Ils ont fait le point sur les conséquences de l’augmentation actuelle du prix du carburant et d’une baisse possible des déplacements.

Ils ont soulevé les questions

  • des coûts des transports,
  • de l’utilisation du produit des taxes
  • de la nécessaire cohérence entre les décisions, leur mise en œuvre et leur exploitation ( en agissant sur les organisations, la productivité), et de la nécessité de travailler sur des complémentarités, de faire des investissements
  • de la qualité des services et des équilibres à envisager entre les différents régimes de taxation européens et de la place de l’Etat dans ces améliorations.

M. Bonnafous a insisté sur la nécessité

  • d’égaliser les péages européens,
  • d’envisager les transports alternatifs au tout routier,
  • de réviser dans un sens plus exigeant les quotas d’émission en tonnes-carbone permises négociables à court et long terme. D’ici 2025, il faut encore diviser par 2,5 les émissions de CO2 et rehausser le niveau des coûts de la tonne de CO2 à 15-20E au lieu de 10 actuellement (tels que prévus via les autorisations de permis d’émissions négociables).

Une taxe de lutte contre le changement climatique a été aussi suggérée.


Table ronde n°2 : la défense du pavillon français (comment rendre compétitif le système français de transport).

Quelques données préalables ont été transmises aux participants :

  • les compagnies aériennes à bas coût représenteront, dans l’avenir, de 30 à 40% du transport des passagers aériens ;
  • pour le fer, on constate aujourd’hui une perte des parts de marché ;
  • la part du trafic routier reste prédominante ;
  • s’agissant de la voie maritime, il y a eu une chute de compétitivité des ports français malgré une progression globale depuis 2003 et un regain de l’activité fluviale
    La question de la fiscalité inégale et excessive a été soulignée ainsi que les distorsions de traitement entre modes, la route faisant face à des surcoûts importants.

Les participants ont demandé que l’on rationalise les coûts et la fiscalité des modes au niveau européen ainsi que des péages qui de plus ne couvrent pas le niveau des coûts (infrastructures du Fer et du Fluvial)

Les aspects sociaux liés à l’exigence de compétitivité entrent aussi en ligne de compte telles que les réformes visant à rééquilibrer les régimes de retraite (avec leur garantie demandée via le Parlement, comme pour le Fer).

Les participants ont soulevé les questions

  • de l’absence de contreparties pour les compagnies étrangères allant sur notre sol et les pertes de pavillon afférentes,
  • de l’application non effective des 35 H dans le transport routier,
  • de la défense nécessaire du contrat de travail français malgré la multiplication des contrats étrangers,
  • de l’harmonisation nécessaire des législations entre pays (ex : Angleterre, Luxembourg) et des écarts de législation avec les pays de l’Est sur ce point.

Il existe des directives européennes, la Convention de Rome est en train de s’étendre aux autres législations mais ceci, selon les participants, ne suffit pas.

Les besoins d’associer les transports à l’exportation et à la logistique, de rechercher l’harmonisation au niveau européen (volet cabotage, temps de travail, carburants professionnels) et d’avoir un temps de réflexion sur le code de la route européen ont été rappelés.

Les participants ont souhaité que l’on raisonne sur l’ensemble de la chaîne des transports et que l’on défende davantage le transport commercial de marchandises en proposant de vraies solutions aux acteurs afin de défendre le pavillon français.

Ils se sont accordés sur la nécessité de poursuivre une politique d’investissements active, de travailler sur les complémentarités entre modes, sur la qualité du dialogue social, et sur une harmonisation des charges.

Site de l’Assemblée Générale du CNT

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