UNAF - Accès des ménages à bas revenus aux technologies de l’information et de la communication

Etude

Accès des ménages à bas revenus aux technologies de l’information et de la communication

01/03/2007

Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère de la Santé et des Solidarités, les ménages à « bas revenus » ont moins souvent accès aux technologies de l’information et de la communication que les autres ménages.

Ainsi, si un ménage sur 2 dispose aujourd’hui d’un micro-ordinateur à son domicile et 36% d’un accès à Internet, il ne sont respectivement que 34 et 20 % parmi les ménages du 1er décile (les 10 % des ménages ayant le plus faible niveau de vie) contre respectivement 74 et 64 % parmi ceux du dernier décile (les 10 % des ménages ayant le plus haut niveau de vie).

Les écarts constatés sur le téléphone sont moindres, respectivement 70 et 95 % pour la téléphonie fixe et 62 et 74 % pour l’accès au téléphone portable, traduisant ainsi une « diffusion spectaculaire et inédite de ce bien d’équipement ».

L’accès à la télévision se caractérise quant à elle par une quasi-homogénéité, entre 96 et 99 % des ménages selon les déciles.

Pour autant, cette différence d’accès selon le niveau des revenus ne s’explique pas uniquement par des contraintes financières.

Ainsi, selon l’étude, plusieurs raisons peuvent expliquer le « non-équipement » micro-informatique : si les considérations financières sont évoquées par 16% des ménages, les deux principaux motifs avancés par près de 70% des ménages sont des motifs « d’usage » : pour la moitié, parce qu’ils « considèrent ne pas en avoir besoin » et pour 20 % parce qu’ils « ne savent pas s’en servir ».

La contrainte financière est cependant plus forte chez les ménages les plus pauvres et majoritaire chez les ménages dont la personne de référence est au chômage. Le même constat peut être fait si l’on s’intéresse à l’accès à Internet : la contrainte financière est évoquée par 23% des ménages, alors que 29% évoquent l’absence de besoins.

Chez les ménages des deux derniers déciles, le coût trop cher de connexion à Internet est évoqué par 44% d’entre eux.

La composition familiale influe également sur l’accès aux TIC : ainsi, l’absence d’enfant au sein du couple réduit fortement la probabilité d’accès au micro-ordinateur et à Internet, toutes choses égales par ailleurs.

Dans le même esprit, si 29% des ménages n’ayant pas accès à Internet évoquent un « manque », il sont 45% en moyenne chez les individus appartenant à un couple avec enfants.

L’étude en ligne sur le site de la DREES

http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er557/er557.pdf

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