UNAF - Première Conférence Nationale du logement outre-mer

Outre-mer

Première Conférence Nationale du logement outre-mer

05/03/2007

Eric Comparat, pour l’UNAF, a participé à la première Conférence Nationale du logement outre-mer le 27 février 2007.
Cette première Conférence nationale a été articulée autour de 4 tables rondes :

  • les priorités de l’action publique face à la demande
  • proposer une offre de logement aux populations n’ayant pas accès à l’offre du parc immobilier
  • développer une offre de logement diversifiée dans les DOM
  • les collectivités locales au coeur de la dynamique habitat.

Cette Conférence a surtout eu le mérite d’exister et de lancer un processus de mise en relation des différents acteurs afin d’essayer d’enrayer la terrible crise du logement dans les DOM.

Peu d’avancées opérationnelles mais surtout des accumulations de constats et de descriptions de difficultés importantes avec en plus des spécificités pour chaque DOM.

Par ailleurs, il a été difficile aussi d’échapper à une sorte de partie de ping-pong entre l’État et les collectivités locales, celles-ci ayant la crainte qu’on leur "refile le bébé”.

On peut néanmoins tirer quelques premières conclusions ou pistes de réflexion :

  • l’échelon le plus judicieux pour appréhender une politique globale de chaque territoire est sans doute le département avec des modes de gouvernance à inventer entre état et collectivités territoriales, la transposition des dispositifs métropolitains n’étant pas réalistes et opérationnels ;
  • il convient aussi de prévoir des paramètres techniques différents en fonction des réalités de chaque territoire ;
  • le retard pris dans ces territoires ne peut se satisfaire uniquement par des ré-ajustages mais doit faire l’objet d’un véritable plan Marshall du logement ;
  • il faut traiter chaque DOM de façon indépendante et donner des chiffres et enveloppes budgétaires territoire par territoire ;
  • il faut agir sur tous les types de logements ( privé, public, location, accession, sortie de l’insalubrité, ... ) ;
  • le nombre de nouveaux logements insalubres construits de façon “sauvage” ne cesse d’augmenter chaque année, à tel point qu’il est supérieur au nombre total de logements réhabilités et de nouveaux logements construits ;
  • il faut aussi tenir compte des usures et risques climatiques et sismiques ;
  • le foncier n’est pas forcément un problème pour certains territoires, c’est plutôt la viabilisation de ce foncier qui est difficile et coûteuse.

Conclusion  : Beaucoup de problèmes devant nous, mais peu de pistes et de solutions concrètes proposées.

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