UNAF - Débats au Conseil Economique et Social

Débats

Débats au Conseil Economique et Social


28/05/2007

Le Conseil Economique et Social, réuni en assemblée plénière les 15 et 16 mai 2007, a adopté un avis sur « La conjoncture économique et sociale en 2007 », présenté par Philippe le Clezio au nom de la section des Problèmes économiques généraux et de la conjoncture.


DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’UNAF (annexée au Journal Officiel)

Le Groupe de l’UNAF remercie le Rapporteur, Philippe LE CLEZIO, pour avoir réalisé un avis créatif sur « la conjoncture économique et sociale en 2007 », prenant en compte des sujets essentiels pour l’ensemble des familles. Il souligne l’importance accordée en particulier aux préoccupations des familles, à la dette publique et à l’avenir de notre planète, qui sont réellement des enjeux cruciaux pour les générations futures.

Le Groupe de l’UNAF souhaite insister sur quatre points, dans le contexte difficile que connaît aujourd’hui notre pays.

1/ L’amélioration de notre taux de fécondité.
Comme le souligne très justement l’avis, notre pays a connu en 2006 une hausse du taux de fécondité, le plaçant ainsi au premier plan européen. Ce résultat encourageant résulte de la confiance dans l’avenir des familles qui concrétisent ainsi leur désir d’enfant, mais aussi des différents aspects de la politique familiale développés depuis une dizaine d’années. Cette politique familiale permet notamment de mieux concilier l’organisation des temps familiaux et professionnels, grâce au développement de l’accueil de la petite enfance, à la création de la prestation « jeune enfant », et à différentes mesures prises qui sont favorables à la diversité des situations familiales et à la responsabilité globale des familles.

2/ La dette publique.
L’avis a le mérite de soulever cette question essentielle en affirmant que cette problématique ne pouvait plus être différée. En effet, notre pays, contraint à s’endetter chaque jour davantage, doit ainsi consacrer chaque année 15% de son budget au seul paiement des intérêts, obérant ainsi les possibilités d’agir pour le renforcement de la cohésion sociale. Aussi, adhérons-nous à la proposition d’une baisse du niveau de la dette de un point de PIB par an.

3/ L’environnement.
Pour la première fois dans un avis de conjoncture, sont développées des préoccupations environnementales. Comme pour la dette publique, nous sommes responsables de ce que nous allons léguer aux générations futures. Il n’est pas trop tard pour agir et nous avons un rôle majeur à jouer pour développer et promouvoir la démarche entreprise à Kyoto.
Dans ce cadre, l’UNAF est favorable à l’instauration d’une taxe spécifique sur les importations de produits en provenance des pays peu ou non coopératifs. Cette taxe pourrait être allouée à un budget européen de recherche, pour une meilleure utilisation quantitative et qualitative de nos ressources. Par ailleurs, le groupe de l’UNAF souhaite que la nouvelle procédure sur les projets domestiques, qui intéresse tous les particuliers, soit accélérée et encouragée.

4/ Le pouvoir d’achat.
Les familles sont touchées de plein fouet par l’évolution négative du pouvoir d’achat. C’est pourquoi le Groupe de l’UNAF est favorable aux propositions visant à revaloriser les minima sociaux. Cependant, la proposition d’un Revenu de solidarité active (RSA), telle qu’elle était présentée dans le projet d’avis, ne pouvait rencontrer notre adhésion. En effet, l’UNAF a toujours considéré que cette mesure transformerait définitivement la politique familiale en politique sociale. C’est pourquoi le Groupe de l’UNAF a déposé un amendement ayant pour objet d’exclure les prestations familiales de l’assiette du RSA.

Cet amendement ayant été adopté, le Groupe de l’UNAF s’est exprimé majoritairement en faveur de l’avis.

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