UNAF - La télévision nuit à la réussite scolaire des adolescents

Etude

La télévision nuit à la réussite scolaire des adolescents

25/05/2007

Un adolescent qui regarde la télévision plus d’une heure par jour réduit ses chances de réussir ses études, conclut une étude épidémiologique américaine publiée en mai 2007 par le journal Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine. Les chercheurs ont basé leurs résultats sur les réponses de 678 familles résidant aux Etats-Unis, interrogées à quatre reprises, entre 1983 et 2004.

Cette enquête d’envergure, basée sur l’observation d’un échantillon d’adolescents et jeunes adultes suivis sur une période de plus de vingt ans (1983-2004), a permis de mesurer l’effet de la télévision sur la réussite scolaire, indépendamment du niveau social ou éducatif des familles, ou des problèmes antérieurs d’apprentissage ou de mémoire des enfants concernés.

Cette étude a donné les résultats suivants :

  • Un enfant de 14 ans qui passe plus d’une heure par jour devant la télévision court un plus grand risque d’échec scolaire que ceux qui la regardent moins d’une heure.
  • Un adolescent qui regarde la télévision plus de trois heures par jour divise par deux ses chances de suivre des études supérieures, par rapport à ceux qui la regardent moins d’une heure par jour.
  • Par ailleurs, les adolescents qui augmentent leur consommation télévisuelle à mesure qu’ils vieillissent connaissent un parcours éducatif nettement moins favorable que ceux qui la réduisent.

Après avoir mené 14 analyses sur les résultats, les chercheurs ont pu vérifier que c’est bien la consommation télévisuelle qui cause des problèmes d’attention, et non les problèmes d’attention qui poussent à regarder la télévision.

Enfants et adolescents, dans les pays industrialisés, passent plus de deux heures par jour devant le petit écran, les 9/10e du temps devant des émissions de divertissement ou programmes généralistes. Cette enquête a permis d’approfondir l’hypothèse selon laquelle le temps consacré à ces programmes est une cause de troubles de l’apprentissage, car il réduit le temps consacré aux devoirs et à la lecture, demande peu d’effort intellectuel, causant un déficit d’attention et un désintérêt pour l’école.

Accès (payant) à l’étude : http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/short/161/5/480

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