UNAF - Conseil Economique et Social - Plénière des 26 et 27 juin 2007

CES

Conseil Economique et Social - Plénière des 26 et 27 juin 2007


28/06/2007

Le Conseil Economique et Social, réuni en assemblée plénière les 26 et 27 juin 2007, a adopté deux avis : l’un sur « le tourisme d’affaires : un atout majeur pour l’économie », rapporteur Bernard PLASAIT au nom de la section du Cadre de vie, l’autre sur « la pêche et l’aquaculture en outre-mer », rapporteur Philippe d’ABOVILLE au nom de la section de l’Agriculture et de l’alimentation.

Déclaration écrite du groupe de l’U.N.A.F. (annexée au Journal Officiel) sur l’avis présenté par M. Bernard PLASAIT, intitulé : « Le tourisme d’affaires : un atout majeur pour l’économie », au nom de la section du Cadre de vie.

L’avis qui nous est présenté aujourd’hui sur « le tourisme d’affaires : un atout majeur pour notre économie » par notre collègue Bernard PLASAIT clôt un important travail de la section du Cadre de vie sur ce secteur d’activité du tourisme, qui occupe une place essentielle dans la vie économique et sociale de notre pays.

Nous pouvons estimer qu’après ces quatre avis présentés par Jean-Pierre Marcon sur « le tourisme associatif », par André Daguin sur « l’hôtellerie française », par Cécile Felzines sur « le tourisme, perspective d’avenir de l’outre-mer français », aujourd’hui par Bernard Plasait sur « le tourisme » dit « d’affaires », le Gouvernement a sa feuille de route toute tracée. Le groupe de l’UNAF souhaite que cette feuille de route soit sans attendre prise en compte dans une approche globale avec notre Assemblée.

Cet avis constitue un remarquable travail de synthèse de la situation de ce secteur économique qui a besoin, sans toutefois dramatiser, d’une relance sérieuse si la France entend garder le rang qui, jusqu’à une période récente, était le sien.

Si le tourisme associatif comportait à l’évidence une dimension familiale, tout comme le secteur de l’hôtellerie, le tourisme d’affaires nous confronte au défi libéral d’une économie mondialisée qui laisse de côté bien de nos concitoyens, de nos familles et de leurs enfants. C’est une différence qui n’est pas anecdotique, ni sans conséquence. Nous n’avons guère eu le temps d’approfondir cet aspect.

Pour cette raison en particulier, le groupe de l’U.N.A.F. apprécie qu’aient été abordés les aspects emploi et formation professionnelle.

Il s’est exprimé en faveur de l’avis.


Déclaration écrite du groupe de l’U.N.A.F. (annexée au Journal Officiel) sur l’avis présenté par Gérard d’ABOVILLE, intitulé : « la pêche et l’aquaculture en outre-mer », au nom de la section de l’Agriculture et de la pêche.

L’avis qui nous est présenté aujourd’hui sur « la pêche et l’aquaculture en outre-mer » fait suite à l’excellent avis du 26 octobre 2005 sur toutes les questions relatives à la pêche métropolitaine, et le groupe de l’U.N.A.F. remercie le rapporteur, notre collègue Gérard d’ABOVILLE.

Le groupe de l’UNAF souhaite aborder plus particulièrement quatre points.

1.- « La pêche en outre-mer, c’est d’abord une petite pêche vivrière ou artisanale », comme le souligne l’avis. Elle sert avant tout à l’autoconsommation. Elle contribue à garantir la nourriture de la famille et à maintenir les activités des populations en place. Elle joue donc un rôle essentiel dans la dignité des personnes et l’équilibre social de ces collectivités. Cependant, la pression démographique, l’exiguïté de la bande littorale notamment, rendent impérative la gestion des zones côtières par une adaptation de la réglementation, que le Groupe de l’U.N.A.F. appelle de ses vœux.

2.- Les richesses halieutiques de nos collectivités sont abondantes et leur exploitation présente un fort potentiel de développement. Il en est ainsi de la perliculture produite en Polynésie française qui place la France au deuxième rang mondial, de l’aquaculture avec la production de crevettes d’élevage de la Nouvelle-Calédonie, et la pêche de crevettes sauvages de Guyane, qui sont les meilleures au monde.

Aussi, le groupe de l’UNAF soutient-il la proposition visant à créer un marché du luxe mondial avec la mise en place d’une Indication géographique Protégée pour les crevettes de Guyane, et d’un Label rouge pour celles de Nouvelle Calédonie. Ce marché du luxe apportera une plus value des produits de la pêche et de ce fait développera de l’activité, et créera des emplois, contribuant ainsi à faire diminuer le taux de chômage, encore élevé dans les collectivités d’outre-mer concernées.

3.- Le groupe de l’UNAF est très attaché à la formation des jeunes qui est un élément de réussite pour eux-mêmes et un facteur de développement pour l’ensemble des collectivités. La formation des différents métiers de la pêche rendra ces métiers plus attractifs aux yeux des jeunes, facilitera la modernisation de l’ensemble de la filière et donnera aux jeunes des compétences techniques et économiques leur permettant d’être mieux armés en matière de sécurité, de commercialisation et de gestion globale.

Une politique volontariste serait indispensable pour développer l’attractivité des métiers de la pêche en y incluant l’amélioration des conditions de travail et des salaires (accueil des marins dans les ports, aides à la diversification des activités : tourisme - pêche...).

4.- L’enjeu de la pêche en outre-mer ne concerne pas uniquement l’outre-mer, mais l’ensemble de la Métropole et de l’Europe. En effet, « l’Union européenne siège dans de nombreuses commissions régionales de pêche au titre des régions ultrapériphériques européennes ». Cette représentation et cette présence de nos collectivités d’outre-mer sur tous les océans permet la participation de la France à toutes les négociations internationales et contribue à son rayonnement. Nos collectivités d’outre-mer offrent de multiples potentialités dont la mise en valeur nécessite une volonté politique sans faille.

C’est pourquoi, le groupe de l’UNAF soutient l’avis lorsqu’il préconise que les marchés soient régulés, aménagés et organisés par la mise en place de mécanismes de protection adéquats. Le « laisser faire » entraînerait la disparition de la pêche, alors que nous souhaitons non seulement son maintien, mais aussi son développement dans l’intérêt de l’emploi, de l’alimentation des populations et de la présence française dans le monde.

En conclusion, le Groupe de l’UNAF remercie le rapporteur de nous avoir fait découvrir avec beaucoup d’enthousiasme le potentiel et l’importance de nos îles.

Il s’est prononcé en faveur de l’avis.

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