UNAF - Plénière des 10 et 11 juillet 2007 : PME et commerce extérieur

Débats au Conseil Economique et Social

Plénière des 10 et 11 juillet 2007 : PME et commerce extérieur


16/07/2007

Le Conseil Economique et Social, réuni en assemblée plénière les 10 et 11 juillet 2007, a adopté un avis sur : « PME et commerce extérieur », rapporteur Jean-François Roubaud au nom de la section des Relations extérieures.

DECLARATION ECRITE DU GROUPE DE L’U.N.A.F. (annexée au Journal Officiel)

Le groupe de l’U.N.A.F. tient tout d’abord à remercier le rapporteur, notre collègue Jean-François ROUBAUD, pour le climat agréable et courtois d’un travail collectif passionnant sur les « PME et le commerce extérieur ».

« La bataille de l’exportation doit d’abord être menée et gagnée sur le territoire national ... ». Le groupe de l’U.N.A.F. souscrit totalement à cette affirmation de l’avis et partage la préoccupation d’une fracture économique territoriale que le maintien d’un maillage de PME actives et dynamiques sur l’ensemble de notre territoire peut seul éviter. Pour conserver vivant ce réseau économique, facteur de création et de maintien de l’emploi, et lui faire développer toutes ses potentialités, il est indispensable d’encourager sa participation aux échanges internationaux dans une économie de plus en plus mondialisée.

A cet égard, il est regrettable que la réalisation du grand marché intérieur européen rencontre encore des résistances, tant administratives que culturelles telles que, pour les PME, l’export semble aussi difficile à réaliser en Italie ou en Allemagne, que vers la Thaïlande, l’Inde ou le Brésil.

Pour augmenter le vivier des PME exportatrices et les encourager à conquérir ou conserver de nouveaux marchés, l’avis propose de limiter les obstacles qu’elles rencontrent et de stimuler les dispositifs d’accompagnement dont elles ont besoin. Parmi ces propositions, le groupe de l’U.N.A.F. retient plus particulièrement :

  • Le dispositif du Volontariat International en Entreprise qui est à la fois pour nos jeunes diplômés l’occasion de mettre en œuvre, au service d’une entreprise ou d’un groupement d’entreprises, les compétences théoriques acquises et leur dynamisme, mais aussi, pour ces entreprises elles-mêmes, la possibilité d’aborder l’implantation dans ces pays étrangers avec l’aide de compétences internationales qu’elles ne peuvent s’offrir de façon structurelle.
  • Les recommandations de l’avis pour améliorer les capacités financières des PME qui voudraient s’orienter vers l’export. Nombre de ces PME (85 %) présentent un caractère familial, c’est-à-dire qu’elles sont gérées et contrôlées par une même famille, essentiellement avec des capitaux d’origine familiale. Il conviendrait de développer des dispositifs financiers accessibles, facilement mobilisables pour permettre l’aventure de l’export, tout en restant assez souples pour mieux répondre à leur besoin de sécurité.
  • L’importance accordée dans l’avis aux conditions d’accueil et aux modalités de détachement des collaborateurs expatriés et de leur famille, ainsi qu’à la nécessité de prévoir dans un projet global, les modalités de retour pour une bonne réinsertion après un temps passé à l’étranger.

D’une manière plus générale, cette bataille à mener pour ouvrir les petites entreprises aux dimensions du monde, fait appel à des hommes qui aient une vraie capacité de penser l’« ailleurs » et l’« autrement ». Cette dimension humaine de l’avis n’a pas échappé au groupe de l’U.N.A.F. qui y retrouve nombre de ses préoccupations, déjà exprimées à d’autres occasions.

  • La formation des cadres dirigeants et repreneurs d’entreprise à cette culture de l’international doit leur permettre d’insuffler cette dimension dans le projet d’entreprise. Ces formations doivent développer chez eux les capacités d’entreprendre pour leur permettre de faciliter la recherche et la création au sein de leur entreprise, découvrir des procédés innovants ou des produits attractifs, mais également dépasser les limites des marchés traditionnels et en défricher de nouveaux.
  • Les facilités technologiques et les nouveaux outils de communication constituent certes des éléments fondamentaux de cette culture, de même qu’une maîtrise suffisante des langues étrangères. Mais plus encore, c’est l’ouverture d’esprit et le goût de l’aventure et de l’innovation qui permettent de trouver des niches dans lesquelles les produits de l’entreprise constituent des atouts majeurs pour conquérir de nouveaux marchés et les conserver.
  • Cependant, cela apparaissait clairement lors des auditions, ce ne sont pas uniquement les cadres d’entreprises qui ont besoin de cette ouverture à l’étranger, mais d’une façon plus générale, c’est bien l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise qui doivent se sentir motivés. La formation initiale donnée à tout jeune, aujourd’hui titulaire d’un diplôme de tout niveau, devrait comporter des connaissances suffisantes à la fois dans les réalités géopolitiques et économiques, et dans la pratique d’au moins une langue étrangère, confirmée par un ou plusieurs séjours à l’étranger. Il faut par exemple trouver des collaborateurs suffisamment formés en anglais pour accueillir convenablement les clients étrangers.
  • Les échanges de lycéens et d’apprentis, les stages effectués à l’étranger, sont autant de moyens qu’il convient de développer et de rendre accessibles à tous les jeunes pour toutes les formations.

Il faut également instaurer des dispositions visant à faciliter et à renforcer les liens entre universités, écoles et entreprises, et étendre ces dispositions aux dimensions de l’Europe.

Le groupe de l’U.N.A.F. partage l’ensemble des propositions de l’avis et souhaite qu’au-delà des seuls obstacles liés à l’environnement des entreprises, le changement culturel qui est proposé soit effectivement mis en œuvre après cet avis, qui recueille son adhésion.

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