UNAF - Rapport d’information du Sénat sur la Formation professionnelle : un « droit de savoir » pour les familles

Formation

Rapport d’information du Sénat sur la Formation professionnelle : un « droit de savoir » pour les familles

16/07/2007

La Mission commune d’information sur le fonctionnement des dispositifs de formation professionnelle, constituée par le Sénat en janvier 2007, a rendu son rapport le 4 juillet 2007 (Accéder au rapport).

Le rapport critique vivement « la complexité, les cloisonnements et les corporatismes » de la formation professionnelle française, à laquelle sont consacrés chaque année 25 à 30 milliards d’euros. Il évoque des « dysfonctionnements inacceptables ».

La mission avait auditionné l’UNAF le 4 juin 2007 (Accéder au texte de l’audition).

L’UNAF salue le travail de cette mission et ses conclusions, qui rejoignent plusieurs de ses convictions.

L’un des trois grands axes d’amélioration que propose la mission est d’individualiser la formation : « la personne doit être désormais au centre de la politique de formation professionnelle afin de donner un sens concret et un contenu effectif au concept fuyant de formation tout au long de la vie ». Le rapport propose à ce titre la création d’un compte épargne formation personnel qui suivrait salariés, retraités, personnes en reconversion ou congé formations, même lorsqu’ils changent d’entreprises.

Ces propositions reprennent pour partie celles formulées L’UNAF. L’UNAF estime en effet indispensable de rendre réalisable le transfert des droits en cas de changement de situation professionnelle ou familiale. Cette évolution est d’autant plus nécessaire que la mobilité devient un facteur clef, tant pour un fonctionnement normalisé de l’économie, le maintien ou
la création d’emploi, que pour l’appropriation de la formation par l’ensemble de la composante des familles.

Le rapport souligne, comme l’UNAF, l’importance cruciale de l’orientation initiale ou professionnelle : « Il s’agit en effet d’un enjeu central, puisqu’une bonne orientation, qui soit choisie et non pas subie, constitue, selon la formule employée par un représentant de l’Union nationale des associations familiales (UNAF) lors de son audition devant la mission, le « socle d’une vie réussie » ».

L’UNAF avait à ce titre rappelé son soutien à l’avis du Conseil économique et social sur la « sécurisation des parcours professionnels », qui affirmait que « l’orientation n’est pas assez pensée à long terme dans le système actuel, que ce soit en termes d’orientation initiale ou tout au long de la carrière en cas de réorientation ». L’UNAF avait regretté que la découverte professionnelle en classe de troisième ne soit qu’une option facultative. Le rapport de la mission recommande sa généralisation.

L’UNAF avait enfin fait part à la mission de souhait d’une présence réelle et reconnue des associations familiales au sein des principaux lieux de concertation de la politique de formation professionnelle. En outre, la loi de modernisation sociale a modifié les COREF (Comités régionaux chargés de la coordination de l’accès à l’emploi et de la promotion sociale), et a exclu toute possibilité de présence des jeunes et des familles ce qui dans le cadre de la régionalisation, pose un problème crucial au regard de la place de la Famille. Durant les auditions, le président de la mission, le sénateur Jean-Claude Carle, avait qualifié cette décision de « régression sociale ».

La mission propose que les familles soient bien considérées comme des partenaires incontournables du dispositif de formation professionnelle.

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