UNAF - Quel système de valorisation du travail des adolescents ayant passé le concours de "jeunes médiateurs de l’internet

Projet Net-Générations

Quel système de valorisation du travail des adolescents ayant passé le concours de "jeunes médiateurs de l’internet

25/03/2004

AVERTISSEMENT

Proposé à l’origine par l’UNAF à la nouvelle Délégation aux Usages de l’Internet et à la Sous-Direction des Technologies du Ministère de la Jeunesse, de l’Education Nationale et de la Recherche, le projet Net-générations vise à mobiliser les adolescents et les jeunes retraités pour démocratiser localement, partout en France, les usages sociaux et solidaires de l’Internet. Il est envisagé de proposer son expérimentation en 2004 à des collectivités territoriales et locales. Ce projet fait par ailleurs l’objet d’un débat non tranché. Faut-il, comme il est détaillé ci-dessous, inciter les adolescents et les jeunes à « s’engager dans des projets collaboratifs locaux » en les rémunérant un minimum au moyen d’un système innovant du type « chèque service » ou peut-on ne miser pour obtenir les mêmes résultats que sur « la valorisation du bénévolat et de l’esprit solidaire » ?

I. INTRODUCTION :

Ce projet part de quelques constats généraux et spécifiques :

I.1 - sur un plan général :

  • Le retard pris par la France par rapport aux pays les plus avancés dans le déploiement des usages quotidiens de l’Internet peut être estimé à 5 ans. Ce retard handicape le développement culturel, social et économique en même temps qu’il freine l’innovation dans de nombreux domaines d’activité et met en péril à terme les équilibres sociaux (fracture numérique).
  • Ce retard s’inscrit dans un contexte démographique de vieillissement de la population marqué à partir de 2006 par le début des départs massifs des générations du baby-boom à la retraite et, corrélativement par des problèmes de répartition de la richesse nationale entre les générations les plus jeunes et celles plus âgées.
  • Ce retard s’inscrit de plus dans une situation persistante de déficit du budget de l’Etat qui, progressivement, avec les transferts des charges dans le cadre de la décentralisation, va se propager aux régions et aux collectivités locales. Tant au niveau national que local, l’action directe des pouvoirs publics en faveur du déploiement des usages sociaux de l’Internet risque de se heurter à des problèmes de ressources financières et humaines (ex : fin des emplois jeunes...).
  • Le comblement de ce retard nécessite aujourd’hui d’imaginer des actions innovantes, globales et locales, soutenues par les pouvoirs publics mais ayant une logique économique, et étant à fort contenu didactique et symbolique.

I.2 - sur un plan plus spécifique :

  • Les freins au déploiement des usages de l’Internet sont de moins en moins de nature économique (coûts d’équipement et de la connexion) ou encore liés aux risques que ces usages comportent (protection des mineurs, fraude, piratage, syndrome du big brother, etc....). Ces freins sont de nature culturelle et sociale. De nombreuses analyses mettent en exergue que c’est la non-perception de l’utilité de l’Internet dans le flux de la vie quotidienne et du point de vue de l’évolution sociale qui freine en France le déploiement des usages.
  • A ce fait s’ajoutent, notamment pour les générations les plus âgées et les familles les moins informées, les difficultés liées à la relative complexité de la maîtrise des équipements, des logiciels, des réseaux et de leur maintenance dans le temps.
  • De plus, l’équipement et la connexion à l’Internet des familles n’induisent pas automatiquement un déploiement de tous les usages susceptibles de simplifier la vie des familles, notamment dans le domaine social et administratif (ex : servicepublic.fr est encore très mal connu) ni que la nécessité d’une « civilité » des usages soit comprise.
  • Il est devenu clair pour un grand nombre d’acteurs de l’Internet comme pour un nombre grandissant d’élus et de responsables politiques qu’il ne pourra y avoir de développement équilibré et soutenable de la société de l’information sans déploiement massif des usages familiaux et sociaux de l’Internet, principalement dans la proximité, et sans s’appuyer sur les interactions entre l’école et la famille, entre la famille et son environnement et entre les générations.

II. LE PRINCIPE NET-GENERATIONS

Le but visé est d’optimiser le déploiement des usages de l’Internet en tenant compte des constats ci-dessus mais aussi de l’ensemble des dynamiques existantes dans les cadres suivants :

  • scolaire : déploiement des formations à l’Internet (Brevet Informatique et Internet) , des espaces numériques de travail (ENT), des espaces numériques de savoirs et de ressources pédagogiques (ENS), des expérimentations de cartables électroniques...
  • collectif : dispositifs des espaces publiques numériques (EPN) et des cyberbases, développement des expérimentations de cartes de vie quotidienne et des usages associatifs ;
  • administratifs : déploiement des services publics en ligne, de l’e-administration et des téléprocédures ;
  • économique : équipement croissant des entreprises et actions des Chambres de Commerce et d’Industrie pour le développement des usages de l’Internet au niveau artisanal ;
  • familial : équipement croissant des familles ;

La solution proposée est de :

  • organiser au niveau local des réseaux de « médiateurs Internet » assurant, à la demande de particuliers, d’associations, de collectivités locales ou de très petites entreprises, un travail de sensibilisation, d’initiation, d’aide et d’accompagnement, de formation, de création de contenus, de dépannage et de maintenance des équipements, etc ;
  • permettre aux deux populations « les plus disponibles », les 16-25 ans d’une part et les pré-retraités/jeunes retraités (55-70) d’autre part, de jouer ce rôle-clef dans l’accélération de la démocratisation et de la maîtrise des usages locaux de l’Internet ;
  • reconnaître le rôle de ces « médiateurs de l’Internet » en conférant une visibilité à leur statut, en inscrivant leurs compétences et leur travail dans un système de qualification mais aussi en valorisant leurs activités par un système de rémunération / horaire inspiré du « chèque-service ».

III. LE SYSTEME NET-GENERATIONS DES MEDIATEURS DE L’INTERNET

Les quatre principaux volets du système proposé sont : une plate-forme locale de concertation, le brevet de médiateurs de l’Internet, les modalités de fonctionnement d’un réseau local de médiateurs de l’Internet, le financement et la gestion du système local Net-générations.

III.1 - Une plate-forme locale de concertation

La mise en œuvre locale d’un projet Net-générations ainsi que la création, la coordination et la gestion d’un réseau local de médiateurs de l’Internet nécessitent la création d’une Plate-forme de Concertation (PC-NG) entre l’ensemble des partenaires locaux concernés et/ou intéressés, à savoir, selon le périmètre du projet :

  • Conseils Régionaux et/ou Conseils Généraux et/ou Communautés de Communes et/ou Mairies ;
  • Services déconcentrés de l’Etat : Préfectures, DRAC, DASS, etc ;
  • Académies et établissements scolaires / équipes pédagogiques volontaires ;
  • Etablissements Publics Numériques et/ou Cyberbases mais aussi structures du type cybercafés ;
  • Associations familiales, de parents d’élèves, d’éducation populaire, mais aussi à vocation culturelle, sociale...
  • Chambres de Commerce et d’Industrie, Chambres des Métiers ;
  • Autres partenaires potentiels : CAF, Mutuelles, entreprises privées...

Cette plate-forme de concertation a pour mission :

  • d’initier le projet et d’étudier les conditions locales de sa mise en œuvre ;
  • de lancer des premières expérimentations avec les partenaires intéressés ;
  • de jouer à terme un rôle de conseil d’orientation de la coordination du réseau local des médiateurs de l’Internet dont elle aura déterminé auparavant le statut et le positionnement.

III.2 - Le brevet et la formation de médiateur de l’Internet

La création d’un diplôme validant une formation spécifique est nécessaire à la dynamique de réseau.

Pouvant être passé entre la 16e et la 25e année (mais aussi par les retraités), le Brevet de Médiateurs de l’Internet (BMI) pourrait être le diplôme validant cette capacité d’assurer localement un rôle de médiateur dans la découverte, la compréhension et la maîtrise des usages sociaux et solidaires mais aussi civiques et démocratiques des technologies Internet et des ressources du Web.

Le BMI viendrait certifier un ensemble de compétences pouvant déjà être acquises dans le cadre de plusieurs cursus :

  • « Le Brevet Internet et Informatique » (B2I) niveau 1 des collèges et niveau 2 des lycées qui se met en place dans de nombreux établissements depuis la rentrée 2003 ;
  • « Le Passeport Internet » mis en œuvre par certains EPN ou Cyberbases ;
  • « Le PCII » proposé au niveau européen ;
  • « La préparation au BMI » qui est à créer en complément aux autres cursus.

La préparation au BMI pourrait comporter :

  • des compléments aux savoirs techniques et pratiques acquis dans le cadre du B2I des collèges ou des lycées dans les domaines de la sécurisation des usages (filtrage, authentification, certification...) de l’installation et la maintenance des matériels, de l’utilisation du mail, des forums, des groupes de discussion, des moteurs de recherche, de la construction de sites, ...)
  • des compléments aux savoirs acquis dans le domaine de la citoyenneté, du droit de l’Internet et de la civilité des usages ;
  • un cursus portant sur les comportements d’apprentissage des différentes générations et sur les méthodologies d’accompagnement de la maîtrise technique et des processus de découvertes et d’expériences par celles-ci ;
  • un cursus portant sur l’Internet utile et social et sur la connaissance des ressources de l’Internet public et associatif national et local dans les grands domaines de l’emploi, du logement, de la santé, du handicap, des personnes âgées, de l’éducation et de la formation, de la politique familiale, de l’aide sociale, de l’insertion, des relations avec l’administration (téléprocédures), de la culture...
  • un cursus portant sur la connaissance de l’Internet privé, commercial et de loisirs et sur les pratiques de découverte, de discernement et de maîtrise des offres ;
  • l’acceptation de la charte déontologique et comportementale des Médiateurs de l’Internet ...

Ces savoirs et pratiques pourraient faire l’objet au niveau national d’une information, de supports pédagogiques et d’une formation en ligne dont les collèges, les lycées, les espaces publics numériques, des associations partenaires et les parents pourraient être le relais.

Les premières plates-formes locales de concertation souhaitant lancer un réseau local de Médiateurs de l’Internet bénéficieraient du soutien des partenaires nationaux de ce projet pour définir les contenus des formations au BMI.

III.3 - Les modalités de fonctionnement d’un réseau local de médiateurs de l’Internet

Il appartiendrait à la plate-forme locale de concertation d’organiser ces modalités à partir des hypothèses suivantes :

  • L’obtention du BMI pourrait se faire sous forme d’un concours organisé une fois par an, sous la responsabilité des collectivités locales soit par les établissements publics numériques, les établissements scolaires volontaires, ou des associations-partenaires du projet ;
  • La possibilité de « passer le BMI dès l’âge de 16 ans » pourrait faire l’objet d’une incitation par les enseignants, les associations-partenaires et par les collectivités locales dès l’entrée au collège. La possibilité de suivre la formation en ligne serait ouverte dès l’âge de 14 ans à la suite d’une inscription (accompagnée d’une évaluation) qui pourrait se faire en ligne mais aussi dans les espaces publics numériques ou auprès des associations-partenaires.
  • Les conseillers TICE des académies, les responsables TIC des collèges, des lycées, des espaces numériques, les enseignants volontaires et les bénévoles des associations-partenaires constitueraient la « task-force de tutoring et d’accompagnement » des jeunes candidats à l’obtention du BMI.
  • Une fois le diplôme obtenu, les médiateurs de l’Internet feraient l’objet d’une inscription dans des listes locales associée à des fiches descriptives de leurs compétences, de leurs souhaits, de leurs projets et de leur disponibilité, listes et fiches accessibles en ligne mais aussi offertes par les mairies, bibliothèques, EPN, services publics, associations-partenaires, établissements scolaires, etc.
  • Dès lors, les particuliers, les familles, les associations, les très petites entreprises, etc..., souhaitant être accompagnés dans leur découverte de l’Internet, comprendre son utilité, maîtriser des informations, des services ou des échanges ayant du sens par rapport à leur situation particulière, utiliser et développer des petites applications courantes, pourraient recourir à leurs services.
  • Pour éviter tout dérapage, le recours aux MI de 16-20 ans, pourrait être encadré de la façon suivante : Les MI lycéens n’auraient le droit d’assurer qu’un quota d’heures de services pendant les périodes scolaires (à déterminer : 4-5 heures/semaine) pour ne pas entraver leur scolarité. Ce quota pourrait être porté par exemple à 20 h/semaine pendant les vacances scolaires.
  • L’emploi des MI devra par ailleurs faire l’objet d’une déclaration à l’organisme gestionnaire les rémunérant à un tarif équivalent au SMIC/horaire.
  • De même, leur emploi pourrait être encadré par un système d’évaluation par les bénéficiaires de la prestation et par une équipe constituée au niveau local par les chargés TIC des différents organismes participant à la gestion du réseau local. On peut imaginer au niveau local que des réunions régulières des MI soient organisées pour optimiser les partages d’expérience et améliorer les prestations et le système afin qu’ils répondent le mieux possible dans la proximité aux besoins nouveaux exprimés.
  • En première approche, il semble nécessaire que le réseau local de MI puisse fonctionner sous la tutelle des pouvoirs publics (Préfet ou Recteur d’Académie ou Conseil Régional ou Départemental), soit relayé par les communes voire les agglomérations de communes, fasse l’objet d’une double délégation de service (organisation d’une part / gestion d’autre part) à des espaces publics numériques et/ou à des associations agréées et/ou des établissements scolaires volontaires.
  • Il semble important aussi que les services rendus ne donnent pas lieu à des échanges monétaires de la main à la main entre les MI et les bénéficiaires de leurs services. On peut imaginer un système d’achat de forfait d’heures d’accompagnement et d’aide (2 heures, 4 heures, 8 heures, 12 heures, ...) par les bénéficiaires. Ce forfait serait facturé par l’organisme gestionnaire au bénéficiaire selon un barème qui pourrait tenir compte de sa situation (ex : quotient familial pour les familles, imposition pour les personnes seules, chômage, budget pour les associations, chiffre d’affaires pour les très petites entreprise, etc.).
  • Les MI seraient rémunérés à un tarif/horaire plein par un reversement mensuel sur un compte bancaire. Il pourrait être adjoint à ce système des charges correspondant à une assurance, voire à des cotisations sociales peu élevées.
  • Tout un modèle économique, du type « entreprise sociale » est ici à imaginer et à bâtir en s’inspirant des modèles du service à domicile (chèque-service pour les employés à domicile, système des professeurs à domicile du type Acadomia, etc.).

III.4 - Le financement et la gestion du système local Net-générations

  • En première approche, il appartiendrait à l’Etat (dans un cadre interministériel avec éventuellement le concours de la Caisse des Dépôts et Consignations) de financer la conception et la réalisation des contenus des formations et de leur mise en ligne, les guides méthodologiques de mise en oeuvre, les applications d’informations, d’organisation et de gestion en ligne de l’ensemble du système. Les régions, les départements, les communes, les EPN, les établissements scolaires volontaires, les associations-partenaires pourraient ainsi disposer de « kit complet » de mise en œuvre partenariale du système.
  • Cependant l’Etat ne peut décréter des expérimentations locales. Son soutien ne peut être lié qu’à la volonté exprimée par le niveau local de se lancer dans le déploiement expérimental de systèmes du type Net-générations. La création d’une demi-douzaine de plates-formes locales de concertation Net-générations pourrait déclencher ce soutien de l’Etat.
  • Il appartiendrait aux collectivités territoriales et locales, aux EPN, aux établissements scolaires et aux associations-partenaires, de prendre l’initiative de créer de telles plates-formes locales de concertation, d’impliquer les services déconcentrés de l’Etat et d’afficher une volonté de prendre en charge l’organisation locale du réseaux de médiateurs de l’Internet. Le financement des formations expérimentales au BMI et l’organisation de premiers concours expérimentaux pourraient dès lors être mutualisés et recevoir un soutien de l’Etat.
  • Il reviendrait aux collectivités territoriales et locales de prendre en charge le financement du différentiel entre la rémunération des MI au SMIC/horaire et les ressources générées par le paiement des forfaits par les bénéficiaires et par l’éventuel sponsoring d’origine privée. A cette prise en charge s’ajouterait celle des coûts de gestion du système qui seraient eux optimisés par sa gestion totale en ligne dans le cadre de systèmes d’extranet. 1
  • Les Unions Départementales d’Associations Familiales volontaires pourraient assurer la gestion des flux financiers par le fait qu’elles ont, de par la loi, l’habilitation à gérer des services délégués par les pouvoirs publics.
  • On peut aussi imaginer, par exemple, que les grandes entreprises de distribution de matériel informatique (type Darty, Carrefour, Fnac,...), les fabricants d’équipements, les grandes entreprises du logiciel, les fournisseurs d’accès, voire des banques, des assurances, des mutuelles, etc., dans le cadre de leur action de mécénat et de sponsoring, puissent offrir à leurs clients des forfaits d’heures d’accompagnement et d’aide par les MI.

CONCLUSION

Sur le plan politique, tant au niveau local que national, le message du « Projet Net-générations » est clair : La collectivité mise sur sa jeunesse et sur la dynamique intergénérationnelle pour bâtir la société française de l’information. Elle est prête à rémunérer les volontaires pour cela. La France vieillissante contractualise avec sa jeunesse son entrée dans le XXIe siècle.

Pour les adolescents et les jeunes, il s’agit d’une reconnaissance et d’une valorisation sociale, d’une initiation à la vie par les rencontres, d’une opportunité d’apporter une aide concrète dans la proximité et de s’insérer dans un dispositif de travail effectif et d’expériences. Leur action pour s’impliquer dans la vie locale est symboliquement reconnue par une « gratification » financière concourrant à leur autonomie. « Obtenir des petits emplois » est l’une des facilités demandées par les adolescents (TNS-Sofres d’octobre 2003).

Pour les retraités - qui pourraient dans le cadre du système Net-générations décider d’agir bénévolement ou non- le système Net-générations permet de continuer à s’impliquer dans la proximité au devenir social, culturel et économique des territoires.

Pour les collectivités locales, le projet Net-générations est fédérateur et peut être un moteur de (re)création du lien social et solidaire à l’âge numérique. Notamment les réseaux locaux de Médiateurs de l’Internet pourraient être l’infrastructure des travaux « collaboratifs » de proximité dont la promotion et l’organisation sont nécessaires comme l’a montré le rapport « Familles, Ecoles et Internet : le projet proxima » de Bernard Benhamou remis en juin 2003 au Ministre de l’Enseignement Scolaire et au Ministre délégué à la Famille.

Au regard des mesures annoncées lors du Conseil Interministériel pour la Société de l’Information du 10 juillet, la promotion de ce projet suppose l’action conjointe d’instances qui soient « transversales » et à la croisée des actions des différents ministères ou agences, comités ou services spécifiques concernés (DDM du Premier Ministre, DTN du Mjen, ADAE, CIADT CIRE, Affaires Sociales, Coordination des EPN, etc.). La nouvelle Délégation Interministérielle aux Usages de l’Internet placée sous la tutelle du Ministère chargé des nouvelles technologies et la Délégation Interministérielle à la Famille pourrait jouer ce rôle. Un soutien pourrait leur être apporté par la Caisse des Dépôts et Consignations de façon à renforcer la dimension locale de ce projet.

Il appartient aussi aux grandes associations et organisations nationales et locales souhaitant se positionner sur les dynamiques intergénérationnelles à l’âge numérique de se faire l’écho des perspectives ouvertes par ce type de projet et d’initier les concertations locales nécessaires au lancement d’expérimentations. Les UDAF et les CAF sont au nombre de ces organismes.

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