UNAF - « Contribution au débat national sur l’environnement et le développement durable »

Débats au Conseil Economique et Social

« Contribution au débat national sur l’environnement et le développement durable »


22/10/2007

La Commission temporaire « Environnement et développement durable » a présenté devant le Conseil Economique et Social, réuni en assemblée plénière le 9 octobre 2007, ses travaux sur la « Contribution au débat national sur l’environnement et le développement durable », rapporteur Bernard Quintreau.


Déclaration écrite du groupe de l’UNAF (annexée au Journal Officiel) sur la « Contribution au débat national sur l’environnement et le développement durable » au nom de la Commission Temporaire « Environnement et développement durable ».

M. de Viguerie déclare qu’au-delà de la simple compilation des travaux du Conseil, le rapporteur a su mettre en valeur à la fois la remarquable capacité d’anticipation de cette assemblée et le souci constant qu’elle a de se situer dans tous les problèmes abordés sur le registre de la prévention. L’exercice était délicat !

Le groupe de l’UNAF aurait pu s’interroger : comment mettre en évidence la dimension familiale ? Mais le résultat est là : toute politique de développement durable sert par nature la politique familiale, et réciproquement.

Un long débat s’est par ailleurs tenu sur l’opportunité de mentionner de façon explicite ce que certains collègues ont appelé le quatrième pilier du développement durable : la dimension culturelle, qui bien sûr, est constitutive de toute politique en la matière puisque la société de la connaissance et de l’innovation y participe. Éducation et formation en sont les deux fondements, sans compter que le respect des différentes cultures et civilisations nous fait obligation de prendre en compte cette dimension dans toutes les réflexions, aujourd’hui plus qu’hier, demain plus qu’aujourd’hui.

Or, la politique familiale à promouvoir est celle qui s’inscrit dans la durée, qui a pour socles la capacité d’éducation, le respect de l’autre et de son environnement, la construction d’une écologie qui prenne en compte la dignité physique, psychologique et spirituelle de tout homme et de toute femme. De fait, la globalité de la personne est au centre de toute politique familiale, comme de toute politique de développement durable : hors de ces chemins, ni l’une ni l’autre ne peuvent exister ni perdurer.

Dans cet esprit, au cours des travaux sur la réforme des régimes de protection sociale, il faudra prévoir et anticiper sur les conséquences financières et budgétaires que les exigences précédentes comportent, exercice dont on sait combien il est difficile.

Le groupe de l’UNAF veut maintenant attirer l’attention des conseillers sur quelques aspects qui lui paraissent significatifs.
Depuis les derniers avis sur la qualité de l’habitat, il y dix-huit mois, soulignant l’importance de la lutte contre l’effet de serre en ce domaine, très nombreux sont les travaux, les propositions et les réalisations. Reste que la rénovation du parc ancien est le seul gage d’une efficacité importante sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce qui demande des moyens financiers, sinon budgétaires, très importants : cet effort reste à faire.

Par ailleurs, il serait bon que les travaux et avis du CES sur la politique de l’eau soient actualisés, mais aussi que l’évolution des modes de consommation et de publicité fassent l’objet d’études du Conseil, car il s’agit de questions centrales pour la santé et le cadre de vie des familles.

Enfin, la question de la gouvernance, sous-jacente à tous les échanges, tant chacun y est sensible sur tous les bancs de cet hémicycle, est à prendre sous tous ses aspects, dont deux paraissent négligés par de nombreuses instances.

D’une part, en effet, les procédures de médiation ont été peu traitées dans les groupes de travail de Grenelle, alors qu’un récent forum d’Iéna, qui a connu un grand succès, a mis en évidence la nécessité de la généralisation d’un tel outil, question sur laquelle le CES devrait poursuivre les travaux qu’il a commencés en 2001. D’autre part, il convient de promouvoir un vrai débat public informatif et participatif pour tous, qui doit toujours être précédé d’une concertation préalable entre les acteurs d’une décision ; mais encore faut-il que ceux-ci se connaissent et aient le temps, les lieux et les outils pour le faire.

A cet égard, la vertu intrinsèque d’une assemblée comme le CES et des instances comme les CESR est indéniable, mais il faut aussi que la volonté politique de faciliter ce dialogue soit portée par la démocratie représentative locale. Le groupe de l’UNAF mesure, à travers son réseau, la nécessité que toute gouvernance prenne en compte ces deux dimensions quelque peu oubliées que sont la médiation et le débat public.

Au final, on ne peut que renouveler de très sincères félicitations au rapporteur et souhaiter voir le Grenelle de l’environnement se tenir, comme cela avait été annoncé, dans cette enceinte.

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