UNAF - Franchises : un risque pour la santé des familles les plus pauvres

Santé, soins et prévention

Franchises : un risque pour la santé des familles les plus pauvres

29/10/2007

L’INSEE fait le point sur la santé des plus pauvres (personnes dont les ressources sont inférieures à la 60% du revenu médian).

Les résultats de l’enquête sur la santé et les soins médicaux, menée auprès de 16800 familles en 2002-2003, révèlent qu’être pauvre multiplie par plus de trois le risque de ne pas avoir de mutuelle (22% contre 7% en moyenne), ce qui renchérit le recours aux soins. Les pauvres se jugent en moins bonne santé que la moyenne, mais consultent moins souvent le médecin.

Les enfants de familles pauvres souffrent trois fois plus souvent de caries dentaires, 1,5 fois plus d’asthme et sont 4% de moins que la moyenne à avoir vu un médecin pendant les 12 dernier mois.

La pauvreté réduit considérablement le recours aux actions de prévention : une femme pauvre de plus de 40 ans a deux fois plus de risques de ne jamais avoir réalisé de mammographie qu’une femme du même âge au-dessus du seuil de pauvreté.

Selon l’UNAF, cette étude démontre que beaucoup de familles démunies mais n’ayant pas droit à la CMU, souvent sans mutuelle, risquent de renoncer plus encore qu’aujourd’hui à se soigner si des franchises sont instaurées. Elle démontre aussi l’urgence d’accompagner les plus fragiles pour qu’ils bénéficient de prestations ou aides qu’ils ne demandent pas toujours.

Lire l’étude complète sur le site de l’INSEE : "La santé des plus pauvres - INSEE Première n° 1161- Octobre 2007

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