UNAF - Débats au Conseil Economique et Social : les politiques financières conduites en faveur des Français rapatriés

CES

Débats au Conseil Economique et Social : les politiques financières conduites en faveur des Français rapatriés


21/12/2007

Le Conseil Economique et Social, réuni en assemblée plénière les 18 et 19 décembre 2007, a adopté un avis sur : les politiques financières conduites en faveur des Français rapatriés, rapporteur M. Yves Zehr au nom de la section des Finances.


Déclaration écrite du groupe de l’U.N.A.F. (annexée au Journal Officiel) sur l’avis présenté par M. Yves ZEHR sur : « Les politiques financières menées en faveur des Français rapatriés » au nom de la section des Finances.

Le groupe de l’U.N.A.F. remercie très sincèrement le rapporteur, notre collègue Yves ZEHR, pour la diligence et l’écoute dont il a fait preuve sur un sujet chargé d’histoire et de souffrances pour les deux rives de la Méditerranée, celui des « politiques financières conduites en faveur des Français rapatriés ». Ce travail, effectué au sein du Conseil Economique et Social, démontre, s’il en est besoin, que certains débats peuvent avoir lieu à condition d’être menés en dehors d’un climat passionnel bien compréhensible, et qu’ils soient conduits dans un esprit de compromis et de recherche de consensus.

Les 35 milliards d’euros déboursés en quarante-cinq ans par l’Etat français en faveur du million de rapatriés, notamment d’Algérie, représentent bien entendu un effort non négligeable de la Nation. L’examen attentif des difficultés relatives en matière de droits à retraite, de prêts de réinstallation et de consolidation, et d’indemnisation pour solde de tout compte, fait apparaître la possibilité d’un règlement rapide de ces dossiers, avec, pour certains, l’utilité d’une négociation avec l’Etat algérien.

La situation des Harkis est sans doute plus délicate. Ils ont été durement marqués pendant et après le conflit et leur indemnisation a été plus tardive. Leurs conditions de vie dans des camps ont été trop longtemps insupportables. Leurs descendants ont sans doute encore plus de difficultés que d’autres jeunes à s’insérer dans notre société. Ils revendiquent aussi le droit de pouvoir circuler librement avec visas dans leur pays d’origine.

Le groupe de l’U.N.A.F. approuve sans réserve cette demande légitime car elle correspond à un nécessaire lien avec l’histoire de chacun et de sa famille ; elle illustre aussi l’indispensable travail de mémoire collectif et privé. Pouvoir s’incliner sur des lieux symboliques ou personnels, accorder une reconnaissance morale aux victimes des affrontements, demander la restitution des archives et, plus simplement, retrouver pour un temps les lieux de vie de sa jeunesse, constituent la manifestation de droits légitimes dans des Etats respectueux des personnes.

Le groupe de l’U.N.A.F. soutient que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme constitue le socle de droits fondamentaux pour ces populations marquées par les souffrances d’une période délicate vécue dans ces deux pays. Tout ce qui pourra y contribuer sera le bienvenu.
Il s’est exprimé en faveur de l’avis.

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