UNAF - Débats au Conseil Economique et Social : Le luxe : production et services

CES

Débats au Conseil Economique et Social : Le luxe : production et services

18/02/2008

Le Conseil Economique et Social, réuni en assemblée plénière les 12 et 13 Février 2008, a adopté un avis sur :

  • Le luxe : production et services, rapporteure Mme Jacqueline Socquet-Clerc Lafont au nom de la section des Activités productives, de la recherche et de la technologie.

Déclaration écrite du groupe de l’U.N.A.F. (annexée au Journal Officiel)

L’avis sur « le luxe : production et services », présenté par Mme Jacqueline Socquet-Clerc Lafont, a pour objet de provoquer une véritable prise de conscience, tant de la part des acteurs de la filière, que des pouvoirs publics. L’étude de notre collègue Roger Burnel démontrait, déjà en 1996, comment cette filière participait au rayonnement de notre pays ; son point fort reposait sur l’expérience et le savoir-faire de la main d’œuvre qu’il convenait de préserver, afin de conserver à cette filière son caractère d’excellence. Le rapport et l’avis qui sont soumis à notre approbation aujourd’hui, nous font découvrir à la fois, la place du luxe français à l’échelon mondial, le nécessaire maintien des savoir-faire, et l’évolution du comportement de la société face aux produits de luxe.

Au fil des visites et des auditions qui ont permis de construire ce travail, les membres de la section ont pu percevoir la fierté des différents acteurs d’appartenir à ces métiers d’art. Le groupe de l’U.N.A.F. en remercie la rapporteure.

Le groupe de l’U.N.A.F. approuve les nombreuses propositions de l’avis. Il en souligne quatre qui lui semblent prioritaires. Par ailleurs, il émet le regret que la délocalisation n’ait pas fait l’objet d’un point fort, car malheureusement, les risques de sortie du territoire national de ce type d’industries doivent être clairement pris en compte aujourd’hui.

1/- La formation et la sensibilisation aux métiers du luxe. Le groupe de l’U.N.A.F. apprécie les actions de sensibilisation associant monde éducatif et monde professionnel. Il semble indispensable que des professionnels passionnés soient en contact avec les élèves dès les premières années du collège. La valorisation de ces métiers ne pourra se faire que lorsqu’on cessera d’orienter vers eux la plus grande partie des collégiens ou lycéens en échec scolaire. Comme le précise l’avis, il est nécessaire que les conseillers d’orientation aient une bonne connaissance de ces métiers, de leurs débouchés et de l’impact qu’ils ont à l’échelon national, voire mondial.

2/- La formation initiale et continue. L’U.N.A.F fait sienne la proposition visant à favoriser l’émergence de nouveaux créateurs français ou le parrainage de jeunes par les entreprises. Quant à la formation continue, il est essentiel, comme le souligne l’avis, de structurer différemment la politique de l’emploi en disposant d’un outil novateur au profit des entreprises et des salariés. Le groupe de l’U.N.A.F donne pour exemple, toutes ces entreprises du textile qui ont dû fermer leurs portes, mettant au chômage des ouvrières qui avaient acquis un savoir-faire, qu’elles auraient pu convertir, après une formation complémentaire, dans certains métiers liés à la couture de luxe qui manque tant de main d’œuvre qualifiée.

3/- Poursuivre la lutte contre la contrefaçon. Le groupe de l’UNAF est favorable aux propositions de l’avis. L’information sur les risques de l’achat en ligne de certains produits griffés est une évidence, mais il faudra également trouver une protection efficace des cyberconsommateurs. Il appuie la suggestion de création d’un réseau européen d’observation de la contrefaçon, au moment de la présidence française de l’Union Européenne.


4/-
Pérenniser la filière en la structurant avec un signe distinctif. Le groupe de l’UNAF trouve propice une organisation des intérêts de la filière sur le plan européen, avec notamment une étude de faisabilité sur un signe distinctif pour permettre au consommateur d’avoir une certitude sur l’origine du produit et la manière dont il est fabriqué.

5/- Enfin, pour terminer, le groupe de l’U.N.A.F regrette que la délocalisation ne fasse pas l’objet de propositions concrètes. Les recommandations formulées dans l’avis n’ont d’intérêt que si notre pays est capable de lutter efficacement contre la délocalisation, afin de conserver sur son territoire les savoir-faire et les compétences humaines adaptées à l’excellence de la France dans ce domaine.

Paris doit rester la capitale mondiale du luxe. Tous les moyens doivent être mis en œuvre, en concertation avec les pouvoirs publics, les industriels et l’éducation nationale, pour défendre le savoir-faire français.

Le groupe de l’U.N.A.F. adresse ses félicitations à la rapporteure pour ce travail mené avec dynamisme. Il a voté en faveur de l’avis.

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