UNAF - L’UNAF souhaite un encadrement plus opérant de la publicité pour produits alimentaires

Nutrition et obésité

L’UNAF souhaite un encadrement plus opérant de la publicité pour produits alimentaires

25/08/2008

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Le 4 février dernier, Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative a annoncé sa volonté d’obtenir, dans un délai relativement court, le retrait des publicités pour les produits alimentaires à teneur excessive en matière grasse, en sucre ou en sel, des programmes télévisuels à forte audience enfantine. Lire en rappel

Cette initiative est en cohérence totale avec les politiques de santé publique préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé et par la Communauté Européenne. Elle s’appuie par ailleurs sur les recommandations de l’Institut National de la Santé et de la Recherche médicale, sur celles de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et, plus largement, sur celles de la communauté scientifique.

En effet, l’obésité et le surpoids sont en progression constante dans un grand nombre de pays à travers le monde. En France, près de 18 % des enfants sont concernés par ce fléau.

Les causes de l’épidémie de l’obésité sont nombreuses, c’est pourquoi les programmes de nutrition engagent leurs actions de prévention à de multiples niveaux. La publicité pour produits alimentaires à laquelle les jeunes téléspectateurs sont exposés est l’un des facteurs qui contribuent à influencer de manière significative les choix des enfants et de leurs familles au moment des achats, mais elle influence également leurs préférences, leurs comportements alimentaires et forgent durablement leurs gouts.

Dans la perspective d’un arbitrage sur l’encadrement de la publicité pour produits alimentaires, l’UNAF s’est adressée au Premier ministre pour lui demander de prendre en considération l’objectif de santé publique défendu par Madame la Ministre Roselyne Bachelot-Narquin.

L’UNAF n’est pas insensible aux arguments économiques avancés par les entreprises de publicité et les diffuseurs. Elle a bien noté cependant qu’il n’a jamais été question d’une suppression pure et simple de toute publicité alimentaire mais de n’autoriser, pendant les heures de grande écoute des enfants, que les publicités susceptibles de démontrer l’intérêt nutritionnel des produits qu’elles vantent.

La santé des enfants est un bien précieux dont la responsabilité est partagée par l’ensemble des acteurs sociaux : Pouvoirs publics, médias, annonceurs, société civile.

Devant les méfaits des pressions publicitaires et marketing subies par des enfants qui ne disposent pas encore de facultés de discernements et de jugements suffisants, l’UNAF demande à ce que la publicité alimentaire soit plus efficacement encadrée.
La suppression des messages publicitaires en faveur de boissons ou d’aliments avec ajouts de sucre, de sel ou de matière grasse ou faisant la promotion de comportements alimentaires déstructurés, aux heures d’audience des jeunes téléspectateurs, apparaît désormais incontournable.


Photo : Trevor D. - CC BY - Source Flickr
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