UNAF - Le poids du cartable : Une inquiétude constante pour les parents

Cartable

Le poids du cartable : Une inquiétude constante pour les parents

17/09/2008

Article paru dans le numéro de mai 2008 de « La Vie Familiale Vosgienne », journal de l’UDAF des Vosges.

La lourdeur du cartable est une préoccupation qui revient régulièrement et particulièrement à chaque rentrée scolaire. Elle suscite sur internet pas moins de 73 pages de débats ou opinions d’où émergent quelques préconisations ou expériences.

Quelques dates

La loi d’orientation sur l’éducation du 10 Juillet 1989 évoquait déjà la limitation du poids du cartable, une circulaire du ministère de l’Education nationale en 1995 rappelait cette nécessité et proposait des pistes. Un projet de loi en 1996 rappelait l’Art. 222-20 et 21 du code pénal et le Député Jean-Yves Haby a rendu un rapport en 1997 sur ce sujet à la demande du Premier Ministre.

Des avis nombreux sur la question

Les spécialistes conseillent de limiter à 10 % du poids de l’élève, le poids du cartable. Les médecins indiquent que le poids du cartable n’est qu’un des facteurs pouvant provoquer des problèmes de dos. Il faut aussi faire attention à son port. Attention au déséquilibre du poids quand on le porte sur une seule épaule, attention à la torsion du corps qu’induit le cartable à roulettes… L’ergonomie de l’ameublement des classes (pupitres, sièges…) entre aussi en jeu dans « le malmenage » de l’ossature dorsale.

A prendre en compte aussi les tempéraments des élèves, certains sont stressés, d’autres organisés, enfin ils peuvent aussi être plus ou moins attentifs… Cela a des conséquences sur le poids du cartable.
Les élèves angoissés auront tendance à prendre trop de livres et de fournitures, les élèves moins attentifs allégeront leur besace par oubli, d’autres prendront le temps de la réflexion pour ne transporter que l’essentiel. Néanmoins le cartable dépasse souvent le poids recommandé.

Des initiatives à médiatiser
Des initiatives mises en œuvre ici ou là méritent d’être médiatisées ainsi :

  • les réflexions menées dans le cadre d’un conseil d’école ont permis aux enseignants de veiller à limiter leur demande de fournitures, aux parents de veiller à l’organisation quotidienne du cartable,
  • des Conseils Généraux ont financé l’achat de livres de classe en double pour permettre d’en laisser un jeu en classe et l’autre à la maison,
  • ailleurs des casiers, ou des salles de dépose des cartables ont été installés.

Des propositions

  • Nécessité d’une forte sensibilisation de tous les partenaires de l’école, parents, enseignants, cadres de l’enseignement ou de la jeunesse et des sports, sur les raisons et les moyens d’alléger le poids des cartables.
  • L’application par tous de la circulaire parue sous le Ministère de l’éducation de 1995 serait déjà une grande avancée.
  • Inciter à la création et la généralisation d’une charte du cartable léger dont les recommandations seraient signées par les enfants, les enseignants et les parents…
  • Elaborer une fiche sur l’utilisation du cartable, du type des fiches d’aide à la scolarité mises en ligne sur le site de la Délégation interministérielle à la famille.
  • Envisager l’utilisation de clefs USB à la place des cahiers. (Cela peut être une solution mais toutes les familles ne disposent pas d’un ordinateur à la maison. Pour mémoire le cartable électronique pèse au minimum 2 kilos et n’est pas forcément équipé pour recevoir une clef USB).
  • Initier une étude de consommateurs sur le choix du cartable.
  • Enfin lancement d’un concours dans les écoles de design, de stylisme et des beaux arts pour la réalisation du cartable de 2010 répondant à des critères spécifiquement étudiés par des protagonistes est une piste possible…

De tout cela, il ressort deux choses importantes :

  • d’une part, l’intérêt de ne pas attendre la rentrée prochaine où le sujet va à nouveau être à l’affiche,
  • d’autre part, la nécessité d’engager la réflexion avec tous les acteurs : responsables d’établissements, municipalités, Conseil Général et bien sûr parents d’élèves qui, on le voit dans les propositions, ont une panoplie de possibilité d’agir.

Alors parents, n’hésitez pas à engager le sujet à titre individuel, ou par le biais des associations de parents d’élèves ou des représentants des parents dans les Conseils d’Administration des établissements.


Article reproduit avec l’autorisation de « La Vie Familiale Vosgienne ». Tous droits réservés.

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