UNAF - L’UNAF présente à la Conférence européenne organisée par les Caisses nationales de sécurité sociale : « Sécurité sociale et défis démographiques dans une perspective européenne »

Démographie

L’UNAF présente à la Conférence européenne organisée par les Caisses nationales de sécurité sociale : « Sécurité sociale et défis démographiques dans une perspective européenne »

17/11/2008

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Les Caisses nationales de sécurité sociale ont organisé les 7 & 8 novembre 2008, à Paris, un colloque européen sur le thème : « Sécurité sociale et défis démographiques dans une perspective européenne ».
L’UNAF était représentée par Marie de Blic, administratrice de l’UNAF, en charge plus particulièrement du dossier « Démographie ».

La conférence s’est articulée autour de cinq tables rondes, présidées par les directeurs des cinq caisses françaises (dont M. Hervé Drouet, nouveau directeur de la CNAF) et qui ont été introduites par des personnalités françaises et européennes, situant contexte et problématique. Il s’agissait d’aborder :

  • 1. la prise en charge de la santé face aux défis démographiques,
  • 2. la solidarité et l’équité entre les générations et les travailleurs,
  • 3. le « bien vieillir » dans une société inclusive (quels leviers sanitaires et sociaux à envisager ?),
  • 4. l’allongement de la vie active,
  • 5. et enfin, la politique familiale vue comme un investissement avec un retour sur investissement.

Les contributions étaient remarquables autant que la participation d’une assistance multinationale (avec des représentants d’organismes sociaux et de la société civile d’autres pays notamment).

Quelques idées forces ont été dégagées qui devraient être adressées à la Commission européenne pour son 2nd Forum sur la Démographie qui se déroulera à Bruxelles, fin novembre 2008 :

  • Désenclaver les différents âges de la vie (oublier l’effet couperet et discriminant des tranches d’âge et parler plutôt d’un glissement des âges) ;
  • Habiliter les chômeurs et les exclus dans la population active en même temps que rechercher les marges de population active au-delà de 60 ans ; comment gère-t-on le futur grand âge des exclus en âge de travailler ?
  • Changer le rapport au travail (sens du travail ? aliénant ou épanouissant ?), comment encourager les personnes à ne pas réduire leur temps de travail ? la culture de la pré-retraite et celle des droits acquis dans certains Etats dont la France compliquent les choses. Bien-être au travail ;
  • Créer des emplois pour les travailleurs vieillissants ou séniors et inciter les employeurs à un management et une offre d’emploi qui intègrent tous les âges, notamment par un accompagnement pour l’adaptation des postes de travail, le maintien de l’employabilité, la prévention santé, la description des avantages à employer des travailleurs plus âgés (mentor, transmission de savoir-faire, faible taux d’absentéisme, motivation…) ;
  • Santé et santé au travail : développer la prévention (et ce dès la jeunesse : hygiène de vie, habitudes alimentaires, éducation face aux comportements à risque), le traitement des maladies chroniques (diabète de type 2…), les soins palliatifs et les longues maladies. Objectif : +1 à +2% du PIB ? ;
  • Aide familiale informelle (prise en charge partielle ou totale d’un proche dépendant) : la considérer comme étant indispensable dans les politiques projetées, quelle que soit l’évolution des structures familiales ;
  • Rechercher a minima le maintien de l’indice de fécondité européen (1,4), ce qui suppose le maintien de celui de la France (1,9) : quelle stratégie ? quel agenda politique ?
  • Coût des retraites : Quatre curseurs sont disponibles : le coefficient multiplicateur du taux de cotisation vieillesse, l’abaissement des ressources nettes des retraités de 2045 par rapport à celles des actifs, l’élévation de l’âge de la cessation d’activité, et l’augmentation de la taille de la population active. Les pensions Vieillesse représentent 45 à 46% des dépenses de Sécurité sociale dans l’Union, principalement gérées sur le mode de la répartition. Ce mode repose sur la confiance, car la relation entre les versements et les prestations n’est pas très visible, mais il est très sensible aux évolutions démographiques. Est-il viable ? Les générations acceptent-elles le contrat de confiance ?
  • Coût de la santé : Prendre le temps de se poser la question : dans le domaine de la santé, quels progrès techniques financer collectivement et pour quels résultats ? Valeur sociale accordée à l’évolution des pratiques de soins, revendication d’un droit à bénéficier de l’évolution. Quelle dépense de soin injecte-t-on ? Quels gains d’efficience sont possibles dans le système ? (on est passé de 1000 cliniques d’accouchement il y a quelques années à 300 aujourd’hui en France sans pour autant affecter la mortalité péri-natale ni l’indice de fécondité) ;
  • Politiques familiales : même si elles portent des noms différents suivant les cultures nationales, celles qui offrent une flexibilité et une liberté de choix aux familles portent leurs fruits, une observation générale semblant être le double désir des femmes d’avoir des enfants et une activité professionnelle, simultanément ou successivement.
    La famille, quelle que soit sa structure, est une institution clé (aux côtés de l’Etat et du marché) pour assurer la cohésion sociale -solidarité entre les personnes et entre les générations-, la reproduction des générations, et pour permettre la production ; elle doit donc être soutenue ;
  • Le ratio de dépendance « actifs/inactifs » est le grand régulateur de nos économies, et nous devons faire face à la tentation de reporter la charge sur les générations futures. Il est nécessaire de prévoir un travail pédagogique d’ensemble, car il faudra dégager 2 à 4% du PIB pour faire face au vieillissement.

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