UNAF - Rapport Mariton portant sur la politique tarifaire de la SNCF : un des points abordés lors de la rencontre réunissant les associations de consommateurs et la SNCF

SNCF

Rapport Mariton portant sur la politique tarifaire de la SNCF : un des points abordés lors de la rencontre réunissant les associations de consommateurs et la SNCF

15/12/2008

Deux sujets étaient à l’ordre du jour de la rencontre du 12 novembre 2008, réunissant les associations de consommateurs et la SNCF :

  • l’analyse des propositions du rapport de Mr Mariton, Député, portant sur la politique tarifaire de la SNCF
  • la propreté dans les gares.

1. Rapport Mariton : accéder au rapport en ligne
Les 7 propositions du rapport d’information ont fait l’objet d’une discussion. Les associations ont approuvé l’évolution décidée par la SNCF d’indiquer, sur les guides d’information voyageurs, les limites minimum et maximum des prix par catégorie tarifaire. Un certain nombre de points spécifiques ont cependant fait l’objet de demandes d’amélioration.

Il a été rappelé que, dans les relations institutionnelles entre la SNCF et les associations de consommateurs, les échanges sont de l’ordre de la consultation. Il ne s’agit ni de cogestion ni de codécision.

Analyse des propositions du rapport de Mr Mariton

Proposition 1 : Lors de l’achat d’un billet de TGV, le consommateur a communication du prix médian du trajet considéré, hors cartes d’abonnements, pour l’année civile antérieure

Les associations souhaitaient qu’il y ait une indication du prix minimum et du prix maximum par catégorie tarifaire. Ces prix figurent dans les guides d’information voyageurs édités depuis le 1er octobre 2008.

Elles souhaitent aujourd’hui que ces indications soient améliorées en ce qui concerne le guide d’information voyageurs Lunéa (indication des prix Loisirs Standard minimum, notamment) et que le barème tarifaire kilométrique figure dans le guide d’information voyageurs Corail Intercités.

Proposition 2 : Indication du montant du péage sur les billets de TGV, en euros et en pourcentage de son prix total

Les associations considèrent que des informations sur le rôle de Réseau Ferré de France (RFF) et le pourcentage moyen du coût du péage composant le prix d’un billet de TGV pourraient figurer dans les guides d’information voyageurs ainsi que sur le site internet.

Proposition 3 : Limiter la portée de la différenciation heure normale - heure de pointe, qui ne s’applique pas aux TGV

Les associations prennent acte de la politique tarifaire menée depuis plusieurs années afin de permettre une répartition de la capacité entre les TGV très chargés et ceux qui le sont moins.
Elles souhaitent que le voyageur puisse connaître à l’avance, la nature de la période de circulation des trains : normale ou de pointe.

Proposition 4 : Lors de la réservation à un guichet de gare ou d’agence, le consommateur peut disposer d’un écran reproduisant, à l’identique, le contenu de celui du vendeur, ou peut consulter l’écran de ce dernier

Les associations souhaitent qu’il y ait une information systématique du consommateur par le vendeur de la fourchette de prix minimum et maximum par catégorie de billets pour la relation considérée.

Proposition 5 : La lutte contre la fraude constitue une priorité de la SNCF. L’identité du bénéficiaire du titre de transport est fixée dès la réservation

Les associations estiment que l’indication de l’identité du voyageur, dès la réservation, engendre une rigidité dans l’organisation des voyages.

Proposition 6 : Capacité d’auto-saisine sur les tarifs ferroviaires pour la future Commission de régulation des activités ferroviaires

Les associations n’ont pas souhaité se prononcer sur cette proposition.

Proposition 7 : Publication d’un arrêté ministériel annuel d’agrément des tarifs TGV organisé autour des prix médians

Les associations n’ont pas souhaité se prononcer sur cette proposition.

Elles ont néanmoins souhaité que soit mentionnée dans les guides loisirs, la tolérance du train manqué dans la gare de départ et que l’on mentionne la date d’émission du guide.

A l’issue de cette rencontre, un échange a eu lieu avec Mme Faugère, Directrice Voyages France–Europe, sur le système de tarification des billets basé sur le Yield management, et analysé dans le rapport Mariton. Rappelons que la règle de base du yield management est que, plus tôt la réservation a lieu, moins cher est le tarif consenti, dans la limite des places disponibles.

D’autres précisons sur les travaux à venir ont été apportées : travail sur l’évolution du 3635, réflexions sur l’adaptation au contexte européen du système de prise en compte, par la SNCF, de l’engagement horaire garanti, en garantissant la meilleure prise en charge du voyageur.

2. Point sur la propreté des gares

Cette fonction relevait jusqu’à maintenant de la « mission propreté » créée en 2000. Elle est à relier à l’organisation même du système ferroviaire. Depuis 2000, des progrès ont été faits et la certification des gares est en voie d’amélioration. Les associations ont pointé les carences encore existantes (ex : poubelles non nettoyées et nettoyage en gare du réseau Transilien gênant vis-à-vis des voyageurs). A noter qu’au niveau des TER, il y a moins de rejets directs au sol.

La SNCF a rappelé que 12.300 trains circulent chaque jour : 900 trains Voyages France Europe , 300 trains Inter-cités, 6 500 régionaux TER (5000 en 2000), 4 500 Transiliens, à nettoyer tous les jours.
360 sites de nettoyage existent ; ils sont gérés par 40 établissements, par 15 entreprises de nettoyage, et contrôlés par 200 agents de la fonction matériels.

Les associations de consommateurs ont soulevé les difficultés existantes des toilettes dans les trains vis-à-vis des femmes et des enfants : accès difficile aux toilettes, inconfort pour les enfants, voire absence ou fermeture des toilettes en gares d’IIe-de-France (certaines vont être ré-ouvertes). Elles ont par ailleurs indiqué que les vitres des trains étaient parfois très sales ; elles ont demandé plus de traçabilité.

La SNCF a précisé que les prestations des entreprises de nettoyage étaient contrôlées et que des pénalités pouvaient être appliquées (comme ultime recours vis-à-vis de l’entreprise de nettoyage) mais qu’en général, des contrôles plus souples étaient favorisés.
Par ailleurs il existe des comités de pilotage et de suivi en ce domaine. Un expert est chargé de gérer ce dossier. La SNCF précise que ce dossier est transféré aux « branches voyageurs » qui en seront responsables.

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