UNAF - Mise en place du Revenu de solidarité active - Un tableau de bord du suivi de la pauvreté - Accroissement des inégalités de revenus et de la pauvreté : une étude de l’OCDE - La protection sociale et l’inclusion sociale dans l’Union européenne - En bref...

Le Délégué au CCAS n° 156-157

Mise en place du Revenu de solidarité active - Un tableau de bord du suivi de la pauvreté - Accroissement des inégalités de revenus et de la pauvreté : une étude de l’OCDE - La protection sociale et l’inclusion sociale dans l’Union européenne - En bref...


28/01/2009

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Editorial par François Fondard

Dans les premiers mois de 2009, l’économie de notre pays sera entrée en récession. Même si un rebond est envisageable au deuxième semestre, la crise économique actuelle ne manquera pas de provoquer de très profonds effets, à court terme et à moyen terme, sur la situation des familles.

On a trop tendance à oublier que cette crise survient alors que les situations sociales sont déjà fragilisées. Les dernières communications de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale ont montré que la pauvreté ne recule plus dans notre pays. Pire, son intensité augmente, c’est-à-dire que la situation des personnes pauvres s’aggrave. D’autre part, les transformations du marché du travail ont fragilisé bien des parcours professionnels sans, qu’en contrepartie, aient été édifiées de solides garanties (bon niveau d’indemnisation du chômage, politique active de formation). Enfin, la question récurrente de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes comme celle de l’emploi des seniors n’a toujours pas été résolue.

Ces populations, déjà durement touchées, seront les victimes les plus vulnérables de la crise. Je pense plus particulièrement aux familles monoparentales comme le révèlent les premiers éléments du système d’alerte sur l’aggravation des situations de pauvreté que vient de mettre en place le Haut Commissariat aux Solidarités Actives. C’est pourquoi les plans de relance ne peuvent faire l’impasse, même s’ils privilégient l’offre, sur des mesures ciblées vers les ménages les plus vulnérables.

Par ailleurs, il convient, dès à présent, d’anticiper la sortie de crise en renforçant certaines politiques publiques comme l’accueil de la petite enfance.

Enfin, le retour de la croissance ne signifiera pas automatiquement la fin de la crise. Les conséquences de celle-ci se manifesteront par le poids accru de l’endettement et par les douloureux ajustements nécessités par les déficits publics et ceux des comptes sociaux.

On n’a pas fini de parler de la crise.

Editorial 156-157
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CCAS 156-157
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