UNAF - Allocution de François Fondard, président de l’UNAF, à l’occasion de la conférence de presse pour la présentation de l’enquête menée par l’Observatoire de la parentalité en entreprise sur la conciliation des obligations parentales et des contraintes professionnelles

Observatoire de la parentalité en entreprise

Allocution de François Fondard, président de l’UNAF, à l’occasion de la conférence de presse pour la présentation de l’enquête menée par l’Observatoire de la parentalité en entreprise sur la conciliation des obligations parentales et des contraintes professionnelles

12/02/2009

(Dossier complet : « Conciliation entre vie professionnelle et vie familiale » Quelles attentes les Français ont-ils vis-à-vis de l’entreprise ? )

Comme le dit l’UNAF avec persévérance, la famille est un investissement, pour la société, mais aussi pour chacune de ses composantes. Les besoins et les aspirations des familles sont des fils conducteurs précieux pour orienter la stratégie des acteurs économiques.

L’emploi est une préoccupation essentielle des familles. Or dans l’emploi, la conciliation des obligations parentales et des contraintes professionnelles est un sujet central, sur lequel les familles ont encore beaucoup d’attentes, malgré tout ce qui a déjà été fait.

C’est pourquoi l’UNAF a voulu encourager l’Observatoire de la parentalité en entreprise, et s’associer à son action.

L’action de l’Observatoire a l’immense mérite de s’appuyer sur des expériences fondées sur le bon sens et la pratique. Elles montrent que les entreprises qui ont agi dans ce domaine en sortent gagnantes, tout autant que leurs employés. L’investissement est rentable, en termes économiques autant qu’humains : ces entreprises offrent de meilleures conditions pour attirer les salariés les plus performants ; elles assurent également un climat professionnel plus serein en amenuisant les soucis familiaux.

Mais pour agir à bon escient, il est indispensable que l’entreprise s’appuie sur la connaissance des besoins, des aspirations, des contraintes, des attentes de ses agents. L’enquête qui va vous être présentée constitue un élément précieux d’information à cet égard.

Cette enquête auprès des salariés français est l’un des éléments constitutifs du baromètre créé par l’Observatoire de la Parentalité en Entreprise. Elle résulte de l’action conjointe de l’Observatoire, de la Délégation interministérielle à la famille et de l’UNAF, et repose sur le savoir-faire de l’institut Viavoice, que nous remercions chaleureusement.

Cette initiative est particulièrement intéressante dans le contexte européen.

En effet, la Commission européenne va exiger en 2010/2012 la réalisation d’une enquête officielle dans tous les pays européens sur la conciliation vie parentale – vie professionnelle. En l’état, ce projet ne considère cependant la conciliation que sous trois aspects :

  • les modes de garde des enfants et leur influence sur l’activité professionnelle,
  • la flexibilité des horaires de travail,
  • le recours aux congés parentaux.

L’enquête qui va vous être présentée montre que les attentes des parents salariés débordent le cadre de ces trois éléments. Dans leurs préoccupations, ce sont les aspects financiers qui viennent en tête : ce que les familles désirent, surtout de la part de leur entreprise, c’est qu’on les aide en leur permettant d’exercer leurs choix, et non qu’on décide à leur place de ce qui est bon pour elles. Rappelons que certains acteurs de la politique familiale voudraient privilégier les aides financières, d’autres les aides en nature. Nous voyons ici que les salariés parents, eux, attendent avant tout de leur entreprise des aides financières. C’est un enseignement important.

On ne peut tout attendre, et on ne doit pas tout attendre, des pouvoirs publics. Les partenaires de la société civile ont leur rôle, et particulièrement les entreprises en ce domaine.

Or l’initiative des entreprises peut être décisive. Je rappellerai par exemple que les allocations familiales trouvent leur origine dans un dispositif créé au XIXe siècle par des entreprises particulièrement éclairées, qui ont su investir dans une valeur permanente.

Puisse la conciliation connaître une telle réussite.

Puissions-nous considérer la famille comme un investissement, de la société d’aujourd’hui pour la société de demain, mais aussi, de l’entreprise elle–même pour son propre avenir.

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