Les instances nationales

Etes-vous d’accord pour que les travaux du HCF soient présentés une fois par an, lors d’une réunion de l’ensemble des membres à Matignon, sous la présidence du Premier ministre ?

Réponses des candidats

Vous engagez-vous à la nomination d’un ministre en charge de la famille ?

Réponses des candidats

Au plan national, la conférence annuelle de la famille, qui permettait de réunir chaque année tous les acteurs de la politique familiale, et pour le gouvernement d’annoncer ses orientations, a été remplacée en 2009 par la création d’un Haut Conseil de la Famille.

Cette instance, à laquelle contribue activement l’UNAF, réalise un travail de qualité sur les actions à poursuivre dans le champ familial. Pour l’UNAF, il est indispensable qu’il soit réuni, comme le prévoient les textes, au moins une fois par an sous la présidence du Premier ministre à Matignon et qu’il permette d’enrichir le contenu de la politique familiale.

Au regard de l’efficacité et du dynamisme de la politique familiale Française, dont l’une des clés de réussite repose sur la pérennité et la transversalité des actions engagées, l’UNAF considère essentiel que le gouvernement dispose d’un ministre spécifiquement en charge de la Famille.


Les réponses des candidats

Question 1.4 : Etes-vous d’accord pour que les travaux du HCF soient présentés une fois par an, lors d’une réunion de l’ensemble des membres à Matignon, sous la présidence du Premier ministre ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Je pense plutôt que ce type d’évènements doit se dérouler sous la présidence du ministre ou secrétaire d’État de la famille.

François Bayrou : 

Je suis un fervent défenseur du dialogue avec toutes les instances représentatives et entre elles. Il est donc, bien entendu, utile que le Haut Conseil de la Famille puisse rendre compte solennellement de ses travaux de manière régulière.

Jean-Luc Mélenchon : 

Lors de l’installation du Haut conseil de la famille à Matignon, le premier ministre avait pris l’engagement de présider une fois par an ce Haut conseil. Il est à noter que monsieur Fillon n’a pas respecté cet engagement. Le Front de Gauche est pour que cet engagement non respecté par l’actuel gouvernement soit réalisé par le futur gouvernement.

François Hollande : 

Comme j’ai eu l’occasion de l’indiquer, je veux changer la pratique du pouvoir dans notre pays. Pour décider, il faut savoir écouter. Bien écouter, c’est déjà répondre. J’attacherai donc du prix, et donc du temps à la concertation et au débat sur les grandes questions. C’est dans ce cadre que doivent s’inscrire les travaux du HCF, qui devront faire l’objet d’une restitution régulière afin de pouvoir éclairer les choix nécessaires pour notre politique familiale.

Marine Le Pen : 

Nous n’ambitionnons pas de maintenir en l’état le Haut Conseil de la Famille. Si cette décision peut paraitre abrupte, elle est en fait un choix murement réfléchi : l’enjeu de la famille, la transversalité des questions que ce sujet pose, et le choix de société que la politique familiale sous-tend, méritent mieux qu’un Conseil de fortune comme celui créé en octobre 2008. Je crois qu’il convient, plus que jamais, de mettre la famille au cœur de nos préoccupations et de notre projet pour la France. Cela ne peut pas passer par un leurre ou un faire-valoir que l’on exhiberait une fois par an. Il convient que le monde la famille et les acteurs sociaux, économiques et associatifs qui y sont raccrochés soient réellement représentés dans le processus législatif. L’évolution constitutionnelle vers lequel notre pays doit aller dans le cadre de la réorganisation du Sénat, de la suppression du Conseil Economique, Social et Environnemental afin de permettre cette prise en compte accrue, notamment par un travail renforcé dans le cadre de commissions législatives où les acteurs du secteur trouveront toute leur place. Nous émettons des doutes sur une instance qui regroupe plus de politiques et de syndicalistes, au détriment d’une représentation plus élargie des associations familiales. Le fait d’ailleurs qu’elle ait été à l’origine de la demande d’étude faite au Trésor sur la réforme du Quotient Familial ne nous apparait pas comme de bon augure …

Nicolas Sarkozy : 

Oui. Cela doit permettre de débattre de la politique familiale entre le Gouvernement, les associations familiales, les partenaires sociaux, les organismes de protection sociale et les élus locaux.

Mais il faut aussi un dialogue quotidien entre les administrations et les associations, à tous les niveaux.

Question 1.5 : Vous engagez-vous à la nomination d’un ministre en charge de la famille ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Je propose d’élargir les compétences de l’actuel secrétaire d’état à la famille et de le placer sous la tutelle directe du premier ministre, la famille étant un sujet transversal. Je n’ai pas encore décidé si l’élargissement des compétences méritait le titre de ministre.

François Bayrou : 

La politique familiale occupe une place prépondérante dans notre pays. Aussi doitelle être prise en charge avec sérieux et rigueur. Mais la question de la délimitation des portefeuilles ministériels est prématurée. Ce que je souhaite c’est un gouvernement resséré sur l’essentiel. Ce que je souhaite également avec cette architecture, c’est de concentrer et de rassembler ce qui est aujourd’hui dispersé.

Jean-Luc Mélenchon : 

Le Front de Gauche est favorable à la nomination d’un ministre en charge de la famille dépendant d’un ministre d’État, ministre de la protection sociale.

François Hollande : 

Il y aura un ministre en charge de la famille. Je veux une politique qui aide véritablement les familles dans toutes leurs composantes, y compris du point de vue du logement, du pouvoir d’achat. C’est le contraire de ce à quoi nous assistons aujourd’hui, avec un gouvernement qui, tout en comptant une secrétaire d’Etat à la famille, n’a eu de cesse de précariser et de culpabiliser les familles.

Marine Le Pen : 

Oui

Nicolas Sarkozy : 

Je pense que le dynamisme de notre politique familiale est un argument en faveur du maintien des domaines de compétence actuels du ministère. Par souci d’efficacité, il est aussi important que les ministères conservent une certaine transversalité. L’association de la famille aux thématiques de la solidarité et de la cohésion sociale est donc parfaitement logique et nécessaire.

Faits et chiffres

10

conférences
de la famille entre 1996 et 2006

14

Depuis 1978, 14 gouvernements sur 21 comprenaient un ministre spécifiquement en charge de la famille