Améliorer le pouvoir d'achat des familles

Quelles actions allez-vous mener pour lutter contre l’augmentation de ces dépenses qui affectent fortement le pouvoir d’achat des familles en difficulté et l’équilibre des enfants ?

Réponses des candidats

Quelles sont vos propositions pour que les familles retrouvent du pouvoir d’achat ?

Réponses des candidats

Comment lutterez-vous contre l’érosion des prestations familiales ?

Réponses des candidats

La situation des familles s’est fragilisée suite à la crise économique. En 2009, 13,5 % des personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté (à 60 % du niveau de vie médian), soit 8,2 millions de personnes (+0,5 points par rapport à 2008). Les ménages les plus touchés sont les familles monoparentales et les familles nombreuses. Les dépenses contraintes ou pré-engagées représentent 28 % du revenu disponible brut et sont en augmentation : frais liés au logement, à l’eau, au gaz, à l’électricité, aux assurances…

Les familles économisent aussi dans d’autres domaines, tout
aussi nécessaires, comme l’alimentation, la santé ou l’éducation.
Dans notre enquête portant sur le Pouvoir d’achat des
familles, menée par les Observatoires départementaux ou
régionaux des familles, plus de la moitié des parents déclarent
avoir réduit de façon maximale leurs dépenses et estiment ne
plus avoir de marge de manœuvre.

L’impact redistributif des prestations familiales est important
en termes de niveau de vie des ménages, notamment des
plus pauvres, mais leur revalorisation n’est pas suffisante.
Rappelons que de 1998 à 2010, les allocations familiales ont
perdu 1,4 % de pouvoir d’achat, et surtout qu’elles ne connaîtront
en avril 2012 qu’une revalorisation de 1 %, alors que
l’inflation pour 2011 s’élève à 2,3 %.


Les réponses des candidats

Question 4.1 : Quelles actions allez-vous mener pour lutter contre l’augmentation de ces dépenses qui affectent fortement le pouvoir d’achat des familles en difficulté et l’équilibre des enfants ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Je souhaite faire baisser le prix des produits suivants : électricité, gaz, essence, produits alimentaires et de puériculture.

Pour l’électricité, j’abrogerai la loi NOME (imposée par Bruxelles) qui impose à EDF de vendre 25 % de sa production de gros à prix coûtant et d’augmenter ses tarifs finaux pour pouvoir faire émerger des concurrents sur ce nouveau marché. Pour le gaz, je re-nationaliserai EDF et GDF et l’Etat nouvel actionnaire veillera à la modération des tarifs. Pour l’essence, je souhaite abroger le monopole privé de Total, voir ici pour l’explication. Enfin je compte rétablir un prix garanti aux agriculteurs et sortir des produits, comme par exemple le lait, du marché libre intégral et donc limiter les fluctuations tarifaires.

François Bayrou : 

Je suis un partisan acharné de la politique familiale. Elle nous distingue parmi tous les pays européens et développés : grâce à elle, la France est un de ces rares pays dont la population s’accroît et nous sommes l’un de ceux où le taux d’activité féminine est le plus important. Beaucoup de pays, de l’Allemagne au Japon, songent à nous imiter. Pour encourager les familles à avoir des enfants, il faut équilibrer entre celles qui ont des enfants et celles qui n’en n’ont pas. Il faut garantir que toutes les familles qui élèvent des enfants connaissent une perte de niveau de vie limitée. Ceux qui veulent s’attaquer à cette politique fondamentale, risquent d’obérer gravement notre dynamisme. Sanctionner ceux qui choisissent d’élever des enfants : il ne peut en être question. Elever des enfants, c’est un bienfait pour tout le monde.

Jean-Luc Mélenchon : 

Face aux politiques libérales qui détruisent la famille : précarité de l’emploi, du temps de travail, des horaires, des salaires, services sociaux de plus en plus rares et inaccessibles, temps éclaté où parents et enfants n’arrivent plus à vivre ensemble, le Front de Gauche oppose comme programme et projet de vie de partir de l’Humain. Redonner du pouvoir d’achat et donc de l’autonomie, qui participe de l’émancipation, passe par la lutte contre la précarité : le Front de Gauche fait de augmentation du SMIC à 1700 € une de ses principales mesures. Mais il s’agit tout autant de lutter contre les horaires atypiques, décalés et les amplitudes horaires imposées par un modèle libéral qui n’hésite pas à culpabiliser les parents qui travaillent, fautif de ne pas s’occuper de leurs enfants. Les principales victimes de ces politiques sont toujours les femmes. Alors que la droite n’a eu de cesse de défaire le Code du Travail pour réduire les droits et les moyens des salariés, le Front de Gauche est favorable à un grand plan de lutte contre la précarité visant à instaurer un taux maximum d’emplois à temps partiels. La refonte du Code du travail accompagnée des mesures immédiates contre la précarité et titularisation des 800 000 précaires de la fonction publique, tout cela participant de l’établissement de l’égalité femmes-hommes et va dans le sens de la prise en compte de l’intérêt de l’enfant.

François Hollande : 

Les Français sont pris dans un étau : les prix des dépenses contraintes flambent tandis que leurs salaires sont en berne. Rien que sur l’année 2011, les prix alimentaires ont augmenté de 3,5%. Je souhaite que les Français soient davantage protégés. Il est inacceptable que les ménages soient contraints de sacrifier la qualité, mettant en danger leur santé et celle de leurs enfants – je pense notamment à l’obésité infantile, qui a explosé ces dernières années.

Pour lutter contre la vie chère, je commencerai par lutter contre les abus : c’est ainsi que je propose de plafonner le prix des services bancaires ou encore d’encadrer les dépassements d’honoraires dans la santé et le montant des loyers dans les zones où les prix sont excessifs. Nous devrons également instaurer des gendarmes efficaces pour faire appliquer les règles du jeu, par exemple en donnant à l’autorité de la concurrence un pouvoir d’injonction pour lutter contre les ententes et les oligopoles – c’est particulièrement nécessaire en Outre-Mer. Je propose enfin d’instaurer une procédure d’ « action de groupe » pour que les consommateurs puissent se regrouper pour se défendre lorsqu’ils sont victimes d’un professionnel.

Marine Le Pen : 

Voir réponse dans question 4.2

Nicolas Sarkozy : 

Au cours des cinq dernières années, nous nous sommes attachés à faciliter la vie concrète des familles. 200 000 places de garde d’enfants ont été créées. 600 000 logements sociaux ont été construits pour les familles modestes. Le système de retraites par répartition a été sauvé. Des aides financières pour les ménages les plus modestes ont été mobilisées au plus fort de la crise. 95% des successions ont été exonérées de droits.

Aujourd’hui, je souhaite agir sur la question du logement, qui pèse beaucoup trop sur le budget des ménages. Parce que je suis convaincu que l’augmentation des constructions ferait baisser les prix, j’ai proposé d’augmenter les droits à construire de 30% pendant 3 ans.

Enfin, je veux que soit mieux pris en charge le veuvage précoce, c’est-à-dire avant 55 ans. Je propose pour cela de doubler le capital décès pour les salariés des régimes général et agricole. Actuellement, leur capital décès est égal aux trois derniers salaires bruts mensuels, pour un montant moyen de 5 500 euros. Je souhaite porter ce capital aux six derniers mois de salaire, soit 11 000 euros en moyenne. Cette réforme ne s’appliquera pas aux indépendants, couverts par la prévoyance et pour lesquels le capital décès est forfaitaire et sensiblement supérieur à celui des salariés, ni aux fonctionnaires, pour qui le capital correspond à 12 mois de traitement.

Question 4.2 : Quelles sont vos propositions pour que les familles retrouvent du pouvoir d’achat ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Outre la modération tarifaire des frais incompressibles précités, auxquels j’ajoute aussi le logement et la garde des jeunes enfants, la première source d’augmentation du pouvoir d’achat des familles sera le regain d’activité économique et l’augmentation des revenus salariés.

François Bayrou : 

Il est indispensable d’encourager le développement des modes de garde dans les zones qui en manquent, afin que les mères et les pères qui le souhaitent, et le peuvent, soient en mesure de travailler. Je souhaite poursuivre et même accélérer ce mouvement, en jouant sur tous les leviers : places de crèches publiques et associatives, assistantes maternelles, crèches d’entreprise et crèches interentreprises, et bien sûr aussi crèches dans les administrations. L’allongement de la durée du congé de maternité et le partage de ce congé avec les pères vont dans le sens de l’intérêt de l’enfant.

Jean-Luc Mélenchon : 

La France est plus riche que jamais ; mais jamais cette richesse n’a été aussi peu partagée. En partageant les richesses et en garantissant le droit de chacun à une vie stable et digne, nous permettrons à tous de vivre mieux. C’est l’ensemble de notre programme, L’humain d’abord, qui est destiné à relever ce défi. Citons en particulier, parmi les nombreuses mesures que nous proposons, le SMIC à 1700 euros brut par mois pour 35 heures, et 1700 euros net pendant la législature, l’instauration d’un salaire maximum pour toutes les entreprises. L’augmentation immédiate des bourses d’études, élargissement des droits sociaux aux jeunes majeurs, le remboursement à 100 % des besoins de santé. La reconstruction et le développement des services publics (éducation, santé, protection sociale, transports, logement, Poste, sécurité justice), qui seront protégés comme notre patrimoine commun et préservés de toute soumission à des intérêts privés comme aux marchés financiers. Le refus de l’austérité, la relance de l’activité, la politique de la demande... C’est en réalité l’ensemble de notre programme, « L’humain d’abord", qui constitue une réponse détaillée à la question du pouvoir d’achat populaire.

François Hollande : 

Très concrètement, j’ai proposé l’instauration d’une « TIPP flottante » – qui pourra le cas échéant être couplée avec un blocage temporaire des prix des carburants. Concernant les dépenses énergétiques, je me suis prononcé en faveur d’un forfait de base pour les consommations vitales. Pour les consommations plus importantes, le tarif deviendra progressif. J’ai également annoncé que je procèderais au plafonnement des dépassements d’honoraires en matière de santé. Par ailleurs, comme je l’ai dit plus tôt, 3 millions de ménages bénéficieront d’une hausse de 25% de l’allocation de rentrée scolaire.

Plus globalement, la question du pouvoir d’achat est intimement liée à celle des prélèvements et des salaires. La réforme fiscale que je propose, en rendant les prélèvements plus équitables et progressifs, devrait permettre d’alléger les contributions des catégories modestes et moyennes. Quant à la progression des salaires, je souhaite qu’elle fasse l’objet d’une négociation à la rentrée 2012. Dans ce cadre, je propose que le calcul du SMIC intègre une dimension de croissance : si cette dernière atteint 1%, le salaire minimum devra être revalorisé d’un demi-point supplémentaire.

Marine Le Pen : 

  • Le redressement du pouvoir d’achat par le retour de la croissance
    La hausse du pouvoir d’achat des Français découlera d’abord de la réorientation de notre politique consistant à réarmer notre économie dans le cadre de la mondialisation. Il faut également retrouver notre souveraineté monétaire et mettre en place de protections intelligentes à nos frontières. L’État doit mener et coordonner une grande politique de ré industrialisation et de soutien aux PME/PMI afin de retrouver la croissance, la création d’emplois, et l’augmentation des salaires. De telles mesures pourront aussi garantir, dans la durée, notre système de protection sociale (dépenses de santé, financement des retraites, etc.
  • La fiscalité au service du pouvoir d’achat
    Le pouvoir d’achat pourra être soutenu par une politique fiscale profondément réformée. Nous proposons un impôt plus efficace, plus simple, et surtout plus juste, ce qui nécessite de réintroduire de la progressivité partout où elle a disparu. Chacun doit contribuer selon ses moyens et personne ne doit échapper à cette règle. Les classes moyennes et les PME sont les premières victimes de l’injustice fiscale. Ce sont elles qui devront prioritairement bénéficier de la réforme fiscale à mener. (voir fiscalité)
  • La lutte contre la hausse du coût de la vie
    Le panier moyen de consommation des Français sur la base duquel l’INSEE calcule le taux d’inflation sera revu afin de correspondre davantage à la réalité des dépenses des Français ; l’inflation « officielle » ne doit plus être en décalage avec l’inflation vécue concrètement par les Français. Les moyens de l’Autorité de la concurrence seront renforcés et les sanctions accrues. Les ententes illicites et les abus de position dominante feront l’objet de sanctions pénales. Un Etat fort doit pouvoir mettre fin aux pratiques abusives des grands groupes, comme par exemple dans le secteur des télécommunications.
    Les règles de transparence sur les frais de sortie et sur les tarifs des banques, des assurances, des opérateurs mobiles seront renforcées. L’essor du commerce en ligne sécurisé sera encouragé.
    Les consommateurs se verront reconnaître le droit de former des actions collectives dans des conditions juridiques maîtrisées afin de faire valoir leurs droits contre certains abus.
    Les liens d’exclusivité entre une centrale d’achat et une enseigne de grande distribution seront interdits pour favoriser une baisse sensible des marges et des prix.
    S’agissant des services publics commerciaux (transport, énergie notamment), l’Etat réglementera les tarifs de l’électricité et du gaz, il imposera des tarifs plafonds à tous les opérateurs des transports publics locaux.
    En cas d’envolée des prix des carburants, un plan sera adopté : abaissement de 20% de la TIPP compensé par une surtaxe des superprofits des grands groupes pétroliers et gaziers.
    Concernant le logement social, les Français y auront une priorité d’accès ; seules les personnes qui peuvent légitimement y prétendre pourront conserver un logement social. Les prix de certains produits alimentaires de première nécessité (lait, pain, sucre, beurre, farine, etc.) feront l’objet d’un encadrement légal afin d’en assurer l’accès à tous les revenus, y compris les plus modestes.
  • La revalorisation des revenus des salariés des sociétés privées
    L’impôt sur les sociétés sera modulé pour inciter les entreprises à adopter une politique salariale plus généreuse et distribuer davantage de leurs profits à leurs salariés.
    Une réserve légale de titres sera instaurée. Elle sera un moyen de reconnaître au personnel une part de propriété dans l’entreprise, sans droit de vote, mais permettant le versement de dividendes.

Rétablissement de l’échelle mobile des salaires : les salaires devront être indexés sur l’inflation, pour éviter des pertes de pouvoir d’achat annuelles parfois égales à 3%.

  • La revalorisation des revenus des salariés de la fonction publique
    Il s’agira de différencier les situations dans l’évolution du point d’indice : le point d’indice augmentera plus sensiblement pour les petits salaires de la fonction publique et dans une moindre mesure pour les plus hauts salaires (les hauts fonctionnaires, qui bénéficient de primes, pourront voir leur traitement gelé pendant les premières années du quinquennat).
  • La revalorisation des pensions
    Dans le secteur privé, le plafond à partir duquel est accordée la pension de réversion au conjoint de la personne décédée actuellement fixé à 18 720 euros par an sera rehaussé à 30 000 euros, afin de renforcer l’égalité avec la situation des fonctionnaires.
    Par ailleurs, le minimum vieillesse, rebaptisé « Allocation de solidarité aux personnes âgées », doit être réservé aux Français et faire l’objet d’une revalorisation annuelle au moins égale à celle de l’inflation.

Nicolas Sarkozy : 

Outre la politique en faveur du logement, il faut davantage valoriser le travail. Il est indispensable de travailler plus et de travailler mieux. C’est tout l’enjeu des négociations sur le temps de travail que je propose.
Fort de la réussite du régime d’exonération fiscale et de charges sociales sur les heures supplémentaires, qui a permis à plus de 9 millions de salariés de gagner en moyenne 450 euros de plus par an, je souhaite prolonger cette initiative.

Je propose aussi d’augmenter le salaire net des personnes rémunérées entre 1 et 1,4 smic en allégeant les cotisations salariales, en contrepartie d’une suppression de la Prime pour l’emploi. Cette mesure aura une conséquence concrète sur le pouvoir d’achat des ménages puisque ce gain de salaire d’environ 1000 euros net par an sera visible sur la feuille de paie de 7 millions de nos concitoyens.

Question 4.3 : Comment lutterez-vous contre l’érosion des prestations familiales ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

J’augmenterai le montant des allocations familiales dès lors que la situation économique et financière le permettra.

François Bayrou : 

L’état des finances publiques n’est pas tel que je me sentirais autorisé à prendre des engagements financiers qui pourraient s’avérer incompatibles avec l’effort d’assainissement nécessaire. Je me suis engagé à ne faire de promesses que réalistes et réalisables, car nous avons à redresser nos comptes publics, et à réaliser deux ans d’efforts collectifs pour ramener notre pays à l’équilibre des comptes publics. J’étudierai la possibilité de donner suite au point important que vous soulevez, dès lors que des marges de manoeuvre budgétaires seront retrouvées.

Jean-Luc Mélenchon : 

La pérennisation et la sanctuarisa tian des prestations familiales sera garantie par une fiscalité juste et redistributrice, une taxation des revenus et des actifs financiers au niveau des revenus du travail, la taxation des revenus du patrimoine ainsi que la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales et des niches fiscales qui aujourd’hui profitent aux hauts revenus et aux grandes entreprises. Surtout, le développement des services publics, le partage des richesses, l’abolition de la précarité, sont la première garantie contre l’érosion du pouvoir d’achat des familles populaires.

François Hollande : 

Les prestations familiales, qui représentent beaucoup pour de nombreuses familles, et tout particulièrement pour les familles nombreuses et les familles modestes, seront strictement indexées sur le coût de la vie. On ne peut, comme l’a fait l’actuel gouvernement, faire perdre du pouvoir d’achat à des prestations qui représentent pour certaines familles un complément de revenu indispensable pour vivre.

Marine Le Pen : 

Les allocations familiales, réservées aux familles dont un parent au moins est français, seront revalorisées et indexées sur le coût de la vie. Elles retrouveront pour objectif la couverture d’une partie conséquente du coût réel de l’enfant à charge.

Nicolas Sarkozy : 

Je ne crois pas qu’on puisse dire que les prestations familiales s’érodent ! Dans une France ébranlée par la crise, nous avons au contraire conforté la confiance des Français dans leur avenir, en maintenant avec constance les objectifs et le financement de notre politique familiale. Depuis 2008, les allocations familiales sont revalorisées en fonction de l’inflation, soit une hausse de 1,5 milliard d’euros sur cette période. En 2012, malgré la crise, elles progresseront de 1 %. Un complément d’allocations familiales de 60 euros est également versé aux familles pour leurs enfants de 14 ans et plus. L’allocation de rentrée scolaire a également été réformée pour tenir compte des différences de besoin en fonction de l’âge de l’élève. Enfin les droits de succession ont été supprimés sauf pour les 5% de Français les plus fortunés.

Faits et chiffres

1,4%

Depuis 1998, les allocations familiales ont perdu 1,4% de leur pouvoir d’achat

28%

C’est la proportion du revenu disponible brut des ménages consacrée aux dépenses contraintes préengagées : logement, à l’eau, au gaz, à l’électricité, aux assurances…