Soutenir les parents

Quels sont vos objectifs en matière de soutien à la parentalité ?

Réponses des candidats

Vous engagez-vous à maintenir, voire à renforcer, les financements consacrés aux dispositifs de soutien à la parentalité ?

Réponses des candidats

Vous engagez-vous à garantir la pérennité de ces dispositifs par l’adoption d’une loi ?

Réponses des candidats

Comment entendez-vous organiser la coordination locale de ces dispositifs ?

Réponses des candidats

Les actions de soutien à la parentalité visent à instaurer, par l’échange entre parents et parfois avec des professionnels, un bien-être dans la relation parentale. Ces actions sont effectuées pour les parents, avec les parents et le plus possible par les parents. Les pères et mères de famille, rencontrant diverses questions quant à leur statut et à leur rôle de parent, sont potentiellement concernés.

L’UNAF est fortement impliquée dans l’ensemble des dispositifs
de soutien et d’accompagnement des parents, tant au
niveau national que départemental, au travers des UDAF.
Le réseau des associations familiales s’est engagé depuis
longtemps dans ces politiques par le biais notamment
des Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des
parents (REAAP), de la médiation familiale, du parrainage
de proximité, ou des Points Info Famille (PIF). Ces actions
ont pour point commun de reposer sur la responsabilité des
parents et sur l’engagement associatif.

"Des actions pour l’ensemble des parents, avec les parents et le plus possible par les parents."

Les UDAF et les associations familiales jouent ainsi un rôle
prépondérant dans ce domaine, à la fois comme relais de
l’expression des besoins et des satisfactions des parents, et
comme opératrices. Une politique de soutien à la parentalité
doit être une politique concertée sur l’ensemble des niveaux
national, départemental, et local. Il est pour nous évident
que la parentalité implique l’idée de la proximité.

L’UNAF plaide pour une clarification du pilotage et de
l’animation des dispositifs de soutien à la parentalité et pour
une plus grande sécurisation des financements.


Les réponses des candidats

Question 5.5 : Quels sont vos objectifs en matière de soutien à la parentalité ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Contribuer à maintenir une démographie dynamique, atout immense pour notre pays.

François Bayrou : 

Assistant maternel, assistant social,ce sont des professions garantes d’un lien social véritablement vivant. Le recrutement, qui est à la charge des collectivités territoriales, doit être encouragé. Les professions représentent un formidable gisement d’emplois. L’accompagnement de la petite enfance est en tout cas une de mes intentions prioritaires

Jean-Luc Mélenchon : 

Nous réinstaurerons une médiation familiale publique (mais laissant une large part à l’engagement associatif) en recréant la fonction du Défenseur des droits des enfants et en mettant en place des dispositifs de soutien à la fonction parentale (lieux d’accueil, d’écoute, d’accompagnement et d’échanges sur le modèle des REAAP, parrainage de proximité, Points Info Famille), notamment liés à l’école.

François Hollande : 

La famille peut sembler être une évidence ; c’est aussi du travail. Tous les parents savent qu’élever un enfant ne va pas de soi, qu’il arrive parfois de douter. Je ne veux pas stigmatiser les parents, lorsqu’un enfant est en déroute, rajouter la culpabilité au désarroi. Les pouvoirs publics et les différents acteurs sont là pour accompagner et soutenir, pas pour désigner et punir.

Ce soutien est particulièrement utile quand l’enfant est adolescent. Les groupes d’échange d’expérience entre parents, le dialogue, notamment avec l’école, doivent être encouragés.

Marine Le Pen : 

Il est tout à fait impératif de remettre la protection familiale au centre des préoccupations gouvernementales. Il n’y a qu’une grande politique familiale volontariste qui pourra apporter un réel soutien aux familles.

Une étude alarmante effectuée par le psychiatre Boris Cyrulnik indique de façon très inquiétante que le suicide touche désormais de très jeunes enfants (26 suicides dénombrés en 2008 chez des enfants âgés de 5 à 14 ans). Rappelons que le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les adolescents. Cet état dépressif et cette grave détresse des jeunes et des enfants sont le résultat de la destruction de la cellule familiale, ayant perdu ses repères, sa valeur d’exemple, d’absences de limites clairement définies (autorité, respect mérite), de la situation économique précaire particulièrement des mères seules pour élever leurs enfants, de l’isolement moral et psychique créé par internet, Facebook et autres jeux vidéo sans surveillance.

Nous voulons également défendre l’enfant contre la violence : la loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse et l’action renouvelée et encouragée des associations familiales doivent permettre une meilleure protection des enfants contre toutes les formes de violence, y compris la violence pornographique et la violence morale via internet. Tout acte de maltraitance, de violence, a fortiori de pédophilie envers les enfants devront être très sévèrement punis.

Nicolas Sarkozy : 

L’accompagnement des parents est primordial mais je crois aussi dans leur responsabilisation. Durant le quinquennat nous avons pris des initiatives dans ce sens notamment par la loi de septembre 2010 sur l’absentéisme scolaire qui prévoit la suspension des allocations familiales après quatre demi-journées d’absences non excusées.
Par ailleurs, il faut faciliter le quotidien des femmes élevant seules leurs enfants en garantissant le versement des pensions alimentaires. C’est pourquoi, je propose de sécuriser le versement des pensions alimentaires qui leur sont dues. Je rappelle qu’il y a 3 millions d’enfants potentiellement concernés par les pensions alimentaires, dont 2,3 millions élevés dans des familles monoparentales. Dans le même temps, on compte 36 000 parents défaillants dans le versement de leur pension alimentaire, et il y a lieu de penser que ce chiffre est sous-estimé.

Je souhaite donc créer une agence de recouvrement des pensions alimentaires afin de simplifier les démarches et accélérer les procédures. Les femmes, dont le conjoint ne verse pas la pension alimentaire due, pourront saisir cette agence. Cette agence bénéficiera des informations fiscales et bancaires et pourra, sous l’autorité du juge, aller chercher beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui les pensions directement sur les comptes des pères défaillants.

Enfin, je veux également faire un geste en faveur des orphelins en augmentant de 88 à 110 euros, soit plus de 25%, l’allocation de soutien familial qui est versée aux quelques 200 000 orphelins.

Question 5.6 : Vous engagez-vous à maintenir, voire à renforcer, les financements consacrés aux dispositifs de soutien à la parentalité ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Oui

François Bayrou : 

Oui.

Jean-Luc Mélenchon : 

Nous nous engageons à maintenir le budget du soutien à la parentalité, dimension essentielle de la politique familiale.

Nathalie Arthaud : 

La diminution du budget de l’Aide Sociale à l’Enfance (Ase), la non-compensation par l’État des budgets dus aux collectivités locales, se répercute sur les près de 300 000 jeunes qui en bénéficient, dont près de la moitié sont des enfants et adolescents placés hors de leur milieu familial.

François Hollande : 

Malgré la dégradation de nos comptes publics, je me suis engagé à maintenir le budget de la politique familiale. Le soutien à la parentalité est une des dimensions importantes de cette politique, entre autres à travers les réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents.

Marine Le Pen : 

Oui

Nicolas Sarkozy : 

La politique familiale de notre pays est à la fois une réussite et une priorité et c’est pourquoi, je souhaite maintenir la part de l’Etat dans ces dispositifs de soutien à la parentalité.

Question 5.7 : Vous engagez-vous à garantir la pérennité de ces dispositifs par l’adoption d’une loi ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Non

François Bayrou : 

Une loi n’est pas nécessaire.

Jean-Luc Mélenchon : 

Ces dispositifs ne sont pas remis en cause.

François Hollande : 

Ces dispositifs ne sont pas remis en cause.

Marine Le Pen : 

Non ; il faut endiguer cette mode de faire des lois qui bien souvent ne sont pas appliquées mais plutôt s’employer à faire appliquer les existantes ; c’est la seule volonté politique qui compte et les orientations claires données par un gouvernement .Les nôtres iront clairement vers la Famille.

Nicolas Sarkozy : 

La famille est une institution centrale de notre société, mais elle est aussi fragile. L’action des pouvoirs publics – CNAF, Etat, collectivités locales –, qui s’appuient sur le réseau associatif investi au plus près des familles, prend tout son sens lorsqu’elle permet de consolider des familles fragilisées par la crise économique, par les épreuves personnelles ou par les circonstances.

C’est pourquoi, les actions de soutien à la parentalité que nous avons soutenues avec constance depuis 2007 doivent être poursuivies : les dispositifs que nous avons mis en place ou développés (lieux d’écoute et d’échanges, stages parentaux, …) poursuivent des objectifs différents, allant d’une facilitation du lien parents-enfants à des interventions plus spécifiques de conseil, d’accompagnement et de soutien. Je ne suis pas certain qu’il faille « rigidifier » ces dispositifs par une loi, qui briderait l’innovation et la souplesse qui ont pu se développer jusqu’à présent.

Je crois aussi, dans certains cas, à la nécessité de mettre en place des systèmes plus coercitifs, comme nous l’avons fait par exemple avec la loi qui permet de suspendre les allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire répété. Je n’envisage pas de revenir sur ce dispositif qui a fait ses preuves, puisque à la suite du second avertissement, près de 99% des enfants concernés sont retournés en classe.

Question 5.8 : Comment entendez-vous organiser la coordination locale de ces dispositifs ?

Nicolas Dupont-Aignan : 

Le ministre et les acteurs concernés détermineront au mieux l’organisation des dispositifs d’aide aux parents.

François Bayrou : 

La coordination locale relève des collectivites territoriales, des élus, avec les associations et les représentants des familles. Il s’agit de définir un agenda et une ligne de conduite précise qui correspondent aux attentes et aux besoins locaux.

Jean-Luc Mélenchon : 

La coordination locale de ces dispositifs constitue un des rôles naturels des conseils généraux.

François Hollande : 

Les conseils généraux sont en première ligne. Le nouvel acte de la décentralisation que j’ai annoncé permettra de conforter leur rôle en la matière.

Marine Le Pen : 

En responsabilisant et en établissant clairement une feuille de route à tous les acteurs concernés .Si nous choisissons l’échelon départemental ce sera au coordinateur nommé, de faire régulièrement un compte rendu sur l’état d’avancement des dispositifs.

Nicolas Sarkozy : 

Nous sommes convaincus que ces questions nécessitent une réponse adaptée et individualisée. Pour ces raisons, une action efficace ne peut être envisagée qu’en étroite collaboration avec tous les acteurs locaux du soutien à la parentalité, que cela soit au sein des maisons de parents, des entreprises, des établissements scolaires, etc.

C’est en associant tous les protagonistes concernés par ces enjeux, et ce à toutes les échelles, que nous apporterons des solutions concrètes à ces enjeux.