Crèches familiales : l’Unaf rencontre France Urbaine et le collectif national des assistantes maternelles

Le 2 avril 2026, l’Unaf a rencontré Annick Bouquet, adjointe au maire de Versailles déléguée à la petite enfance, présidente de l’association d’élus petite enfance des Yvelines et présidente de la commission petite enfance de France Urbaine ainsi que Véronique Luypaert, co-fondatrice du Collectif national des assistantes maternelles en crèche familiale.

Le 2 avril 2026, le Président de l’Unaf, Bernard Tranchand, Guillemette Leneveu, Directrice Générale et Ana Larrègle, coordonnatrice Petite Enfance, ont rencontré Annick Bouquet, adjointe au maire de Versailles déléguée à la petite enfance, présidente de l’association d’élus petite enfance des Yvelines et présidente de la commission petite enfance de France Urbaine ainsi que Véronique Luypaert, co-fondatrice du Collectif national des assistantes maternelles en crèche familiale.

L’Unaf, qui soutient le service public de la Petite enfance (SPPE) souhaite développer ses relations avec les élus locaux. Par ailleurs, parmi l’offre d’accueil de la Petite enfance, l’Unaf soutient particulièrement le développement des crèches familiales. Un modèle hybride et souple entre les assistantes maternelles et les EAJE offre de nombreux bénéfices tant pour les enfants que pour les parents. Un mode d’accueil que l’Unaf souhaite promouvoir auprès des élus locaux. Dans ce cadre, elle a rencontré France Urbaine (association d’élus qui réunit les 22 métropoles de France).

Annick Bouquet et Véronique Luypaert se sont associées pour créer le groupe de travail « Sauvons les crèches familiales », qu’elles présentent comme un mode d’accueil très approprié aux enfants de moins de deux ans et pour certaines catégories et besoins des parents, alors que c’est un modèle souvent ignoré par les élus et les parents, et qui est en passe de disparaître. Le modèle d’origine consiste à engager des assistantes maternelles en tant que salariées d’associations ou agents de la fonction publique territoriale, pour exercer à domicile mais avec la possibilité d’accéder à une supervision et à un accompagnement comme dans le cadre d’une crèche collective. De plus, la crèche familiale permet à la famille de régler sa mensualité auprès de la municipalité ou association, comme dans le cas d’une crèche PSU, et non pas devenant parent-employeur.

Depuis, divers modèles innovants sont apparus dans de nombreux territoires, des évolutions sont apportées à la crèche familiale qui ne font pas encore partie de la réglementation. Quels modèles développer, réformer, financer ? Certains modèles hybrides sont davantage pertinents pour les territoires ruraux s’ils peuvent faire preuve de flexibilité afin de s’adapter aux conséquences locales de la dénatalité.

Le Groupe de travail « Sauvons la crèche familiale » a rencontré à plusieurs reprises les institutionnels, notamment la DGCS qui va produire prochainement une foire aux questions disponible sur le site du ministère. Parmi les projets en préparation par le groupe de travail : un guide, et une journée nationale (à confirmer) au mois de novembre, qui se tiendrait au ministère de la Santé, en partenariat avec l’Ufnafaam et les Pro de la Petite Enfance. L’Unaf a été invitée à se joindre au groupe de travail et devenir partenaire de la Journée nationale.

Un des problèmes actuels du métier d’assistante maternelle réside en la difficulté de renouvellement du vivier de candidates. Le métier est mal connu et les avantages d’exercer en crèche familiale aussi. Deux cibles sont à toucher : des personnes en reconversion professionnelle d’un côté, et des jeunes futurs professionnels de l’autre.

Bernard Tranchand, expliquant les missions de formation aux services à la personne, exercées par les Maisons Familiales Rurales, a proposé d’explorer cette piste au travers de témoignages d’anciens stagiaires ou apprentis.

Guillemette Leneveu a rappelé une étude qualitative, réalisée par l’Unaf, et relative aux souhaits des familles quant aux modes d’accueil, qui démontre que malgré leur méconnaissance initiale de la différence d’apports de chaque mode d’accueil, les familles ont été très satisfaites in fine de l’accueil individuel, alors que leur premier choix se portait sur les crèches. Il est donc important de mieux en informer les familles. Elle est également revenue sur les supports réalisés par l’Unaf visant à faciliter les relations entre les assistants maternels et les parents et qui ont vocation à être diffusés.

Véronique Luypaert a relevé aussi le manque de connaissance de l’accueil individuel par les bailleurs sociaux, ce qui rend difficile l’entrée dans le métier par manque de logement adapté.

Rendez-vous est pris pour la participation au groupe de travail et à l’organisation de la future journée nationale.

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